Édit du i2 février
remet ses intérêts et ses pouvoirs. La conférence s'ouvre le 1*' juin 411 . Harcellinus, assisté de vingt assesseurs laïques choisis parmi les officiers de la province d*Âfrique, préside à ces débats, prononce enfin la condamnation des Donatistes, et l'empereur la ratifie par un édit du 30 janvier 412 *. Ainsi la puissance impériale était encore juge des discussions théologiques et prononçait en dernier ressort comme arbitre suprême de la discipline et de la foi, sans contestation d'aucun membre de l'Église.
Les nombreuses lettres d'Innocent P' n'en contiennent aucune, et jamais pape n'en a tant écrit. Il semble qu'il veuille lutter dQ fécondité avec Synésius, saint Augustin et saint Jérôme. II se montre fort jaloux, dans ces lettres, des acquisitions de son siège, il saisit toutes les occasions de les faire valoir, de les transformer en prérogatives, sans prendre toutefois le ton de hauteur qu'avaient affecté les Jules et les Damase. Peut-être croit-il tenir tout ce qu'on leur contestait, et cependant il ne fait rien de plus que ce qu'on a fait avant lui. Il redonne même le nom de frère à tous les évêques ; et s'il prend le ton d'un supérieur à l'égard des Occidentaux qui le consultent, s'il trace des règles de discipline à Yictri- . cius de Rouen, à saint Ëxupère de Toulouse, à Décentius d'Ëugube, s'il ordonne que ses décrétâtes soient transmises aux autres évêques pour qu'ils aient à s'y conformer, il ne fait qu'imiter tous les métropolitains. Ce n'était pas un droit spécial et rigoureux, car saint Augustin le faisait dans le même temps; et si les décisions de Tévéque