I. Léon, Jspisi. XX
contre le patriarche de Constantinople. L'empereur, ' circonvenu, pressé par leurs sollicitations, n'attendit pas' l'intervention de Rome qu'il avait provoquée lui-même. Ce Nestorien couronné était devenu Ëutychéen pour complaire à son favori ; et faisant droit k la requête de Dioscore, il ordonna qu'un nouveau concile fût^ assemblé à Éphèse. L'évêque de Rome n'en fut pas plus satisfait que celui de Constantinople. Flavien craignait^ que sa sentence ne fût cassée. Léon voyait avec peine que cette affaire liii échappait pour être portée devant l'Église d'Orient. Ils réunirent leurs efforts pour empêcher la réunion de ce concile. Repoussé sur ce point, Léon essaya de faire changer le lieu de l'assemblée et de l'attirer en Italie* Mais Théodose ou celui qui le menait ne pouvait consen* tir à une translation qui aurait érigé Tévêque de Rome en arbitre suprême d'une querelle élevée en Orient. Il persista dans sa résolution ; et Léon, forcé de céder, fil partir quatre légats pour Éphèse avec ordre de passer .par Constantinople à l'effet de s'entendre avec le patriarche Flavien. Un examen plus approfondi de la question lui avait fait abandonner le parti d'Eutychès dont la requête l'avait d'abord attendri; il expliquait longuement à Flavien dans sa nouvelle lettre* le mystère que le concile d'Éphèse était chargé de définir ; et il déclarait en terminant, « qu'il n'y avait pas moins d'im- > piété à dire que le Fils de Dieu était de deux natures » avant l'incarnation que de n'en reconnaître qu'une » seule après. »