‹ Histoire de la querelle des anciens et des modernesChapitre 109 sur 166 · Monk . Life of Bentley, p · texte numérisé non relu

Monk . Life of Bentley, p

2. Bentley against Boyle. Son vrai titre est : A dissertation upon II te Epislies of Phalaris, trith an ansicer to the objections of the hon. Ch. Boyle. Elle porte cette épigraphe :

Mordear opprobriis falsis, mutemve colores?

FaUus honor jurât, et raendax infamia lerret Quem, nisi mendacem et mendosum?

dais à mon tour que l’examen de cetle dissertation n’est pas de M. Boyle ! si je prouvais, en comparant les styles, qu’ils ne se ressemblent pas! si je relevais les contradictions innombrables du livre, et le contraste du ton qu’on y affecte avec le nom d 'honorable que prend M. Boyle! Mais ce ne serait là qu'une frivole réponse ! » D’un souvenir d’Horace , il châtie l’inspirateur de l'Inxlex, le docteur King :

Proscripti Regis Rupili pus atque venenum.

t The filth and venom of Rupilius King. »

« On m’a représenté brûlant dans le taureau de Phalaris, ditil par allusion au dessin de Cambridge. Soit , je suis le patient ; et de même que le taureau du tyran était fabriqué de telle sorte, que les cris des victimes se changeaient en musique pour les oreilles de Phalaris, mes plaintes, à ce qu’il parait, forment un concert qui charme l’ouïe de M. Boyle. Mais que Phalaris junior prenne garde, et qu’il se souvienne que Phalaris aîné a brûlé à son tour. » Quelquefois il se laisse entraîner à des jeux de mots que le goût anglais ne dédaigne pas, mais qui blessent le nôtre. D’Israeli cite avec admiration la réplique de Bentley à l’épigraphe du livre de Boyle : « On me compare à Milon de Crotone ! Ce Milon était un athlète qui, après plusieurs victoires aux jeux Olympiques, fut vaincu par un tronc d’arbre. Après m’ôtre acquis une certaine réputation dans les lettres, il paraît que je vais me faire battre par des adversaires de bois. » J'aime mieux l’usage que Bentley fait de ses souvenirs. Il se rappelle, avec un à-propos charmant, un passage de Cicéron où l’orateur, parlant du caractère tyrannique de César le définit, un phalarisnie « Il y a, dit-il, un certain tempérament moral que Cicéron nomme le phalarisme. On imaginerait volontiers que cet esprit de Phalaris est descendu dans l'àme de ses traducteurs. Le gentilhomme qui l’a édité m'a prévenu plus d’une

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