‹ Histoire de la querelle des anciens et des modernesChapitre 29 sur 166 · Dici . (le Moreri . art. Tasxnni · texte numérisé non relu

Dici . (le Moreri . art. Tasxnni

nc pensait pas au progrès, il ne.se souvenait pas de Bacon qu’il n’avait jamais lu, il ne prévoyait ni Descartes, ni Pascal; pour lui c'était une simple question de goût, quelquesuns même prétendent une question de vanité. Ce personnage était un abbé de cour de beaucoup d’esprit, d'assez mauvaises mœurs , favori de Richelieu qu’il amusait parce qu’il était de belle humeur et que, comme dit Voltaire :

Tous les gens gais ont le don précieux De mettre en train tous les gens sérieux.

11 était le bienvenu dans les ruelles parce qu’il causait agréablement, faisait bien les petits vers, maniait aisément l’épigrammc, déclamait à merveille, contrefaisait les gens de la façon la plus plaisante du monde (on l’avait surnommé l’abbé Mondory). 11 n’avait guère étudié les anciens que chez Ninon, d'où il ne sortait pas, et dont une robe, disait Mme Cornuel, lui servait de chasuble; ou au cabaret, avec ses amis Théophile, Saint-Amant, Farci et Sorcl qui l’a peint tout au vif dans son roman de Francion ; ou bien enfin dans ses prieurés où il menait joyeuse vie :

Je suis vers Chaumont arrêté Au prieuré de la Ferlé.

Boisroberl, l’un des cinq auteurs des tragédies de Richelieu, avuit composé pour son propre compte un grand nombre de pièces de théâtre qui n’avaient pas eu pour réussir la même raison d’Élat que Mirante , et ne lui avaient pas fait beaucoup d’honneur, sauf peut-être kt Belle Plaideuse ', où , avant Molière, il avait mis en scène l’aventure célèbre du président de Bercy et de son fils, se trouvant en tète-à-tôte, l’un comme usurier, l’autre comme emprunteur. Boisroberl avait été introduit avec son ami Dcsmarets , un autre des cinq auteurs,

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