‹ Histoire de la querelle des anciens et des modernes, par m. Hippolyte RigaultChapitre 118 sur 180 · Monk , Life of Bentley, p · texte numérisé non relu

Monk , Life of Bentley, p

2. Bentley against Boyle. Son vrai titre est : A dissertation upon the Epistles of Phalaris , with an answer to the objections of the hon. Ch. Boyle. Elle porte cette epigraphe :

Mordear opprobriis falsis, mutemve colores?

Falsus honor juvat, etmendax infamia terret

Quern, nisi mendacem etmendosum?

.YSO

dais a mon tour que l’examen de cette dissertation n’est pas de M. Boyle! si je prouvais, en comparant les styles, qu’ils ne se ressemblent pas! si je relevais les contradictions innorabrables du livre, et le contraste du ton qu’on yaffecte avec le nom d 'honorable que prend M. Boyle! Mais ce ne serait la qu’une frivole reponse! » D’un souvenir d’Horace, il chatie rinspirateur de Y Index, le docteur King :

Proscripti Regis Rupili pus atque venenum.

« The filth and venom of Rupilius King. »

« On m’a reprdsente brulant dans le taureau de Phalaris, ditil par allusion au dessin de Cambridge. Soit , je suis le patient ; et de meme que le taureau du tyran etait fabrique de telle sorte, que les cris des victimes se changeaient en musiqueqiour les oreilles de Phalaris, mes plain tes, a ce qu’il parait, forment un concert qui charme l’ouie de M. Boyle. Mais que Phalaris junior prenne garde, et qu’il se souvienne que Phalaris aine a bride a son tour. » Quelquefois il se laisse entrainer a des jeux de mots que le gout anglais ne dedaigne pas, mais qui blessent le notre. D’Israeli cite avec admiration la replique de Bentley a l’epigraphe du livre de Boyle : « On me compare a Milon de Crotone ! Ce Milon etait un athlete qui, apres plusieurs victoires aux jeux Olympiques, fut vaincu par un tronc d’arbre. Apres m’etre acquis une certaine reputation dans les lettres, il parait que je vais me faire battre par des adversaires de bois. » J’aime mieux l’usage que Bentley fait de ses souvenirs. Il se rappelle, avec un a-propos charmant, un passage de Ciceron oil l’orateur, parlant du caractere tyrannique de Cesar le definit, un phalarisme 1. « Il y a, dit-il, un certain temperament moral que Ciceron nomine le phalarisrne. On imaginerait volontiers que cet esprit de Phalaris est descendu dans Fame de ses traducteurs. Le gentilliomme qui 1’a edite m’a prevenu plus d’une

Page 1