CHAPITRE IX
Vico : La Science nouvelle.
Passons en Italie : ce sera notre dernier voyage. Jusqu’ici nous avons vu la question des anciens et des modernes se frayer un chemin ou elle rencontre et accoste l’id6e du progres, pour reprendre un instant apres son cours propre et independant. C’est un ruisseau destin6 a devenir l’affluent d’un grand fleuve; il cdtoie le fleuve un moment, puis s’en 61oigne et prolonge ses detours, jusqu’a l’heure ou il ira verser ses eaux dans un lit plus vaste que le sien. Nous avons suivi la question des anciens et des modernes dans toutes les sinuosit6s de son cours : nous allons voir maintenant comment elle vient se jeter dans la theorie du progres. C’est le denoument de notre 6tude ; il s’opere dans un 6crivain dont les oeuvres confuses, mais illuminees des eclairs du gdmie, nous offrent, comme dans un ensemble encyclopedique, la science d’un 6rudit, les visions d’un poGte, les calculs