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CHAPITRE X

Les missionnaires français aux prises avi ce de grandes diflicultés dans le pays des Iroquois. — Le P. Jean de Lamberville. — Le P. Milet. — Ils deviennent tous deux les instruments inconscients des fourberies de M. de Denonville. — Dangers de mort courus par le P. Milet. — Noblesse de sentiments chez les Onontagués. — Les Anglais exercent une influence néfaste sur les Iroquois. — La désertion de leur pays par les Iroquois chrétiens, autre obstacle à la conversion des intidèles de cette nation. — Les missions du Maine. — La domination anglaise. — Restitution de ce pays à la France. — Pentagoët. — Le baron de Saint-Castin épouse une Abénakise et devient le chef de cette nation. — Ses luttes contre les Anglais. — Son fils. - Les Abénakis s'établissent au Canada. — Le P. Bigot et l'abbé Thury. — Le sieur de Villiers, — Représailles contre les Anglais. — Contestation au sujet des frontières, — Fières déclarations des Abénakis.

Pendant que l'influence française gagnait rapidement du terrain dans l'Ouest américain sous la double poussée du patriotisme et de la religion. les missionnaires continuaient ailleurs leur œuvre civilisatrice avec une recrudescence de zèle. Dans le pays des Iroquois, les ouvriers de l'Évangile traversaient une époque tourmentée. Les ruptures et les traités se succédaient rapidement entre le Canada et les Cinq Nations, et chaque déclaration de guerre causait de graves embarras, sinon des dangers, aux missionnaires qui se trouvaient dans les villages ennemis. Ceux-ci restaient crânement à leurs postes au milieu de ces redoutables barbares, dont le nom semait l'épouvante dans toute l'Amérique du Nord.

En 1682, le P. Jean de Lamberville était en mission à Onontagué, et v employait son influence à prévenir une suerre loujours menaçante entre le Canada et les cantons iroquois que les Anglais, devenus les maitres des possessions hollandaises, ne cessaient d'exciter contre nous.

Ien était de même du P. Milet. en 1685. quand le gou- \erneur du Canada, M. de Denonville, lui contia, ainsi qu'au

P. de Lamberviile, l'insidieuse mission de lui envoyer au fort Cataracoui des chefs iroquois qu’il voulait ensuite déporter en France et faire condamner aux galères.

Les deux Pères, ignorant un pareil dessein, donnèrent dans le piège. Il n’en fallait pas davantage pour discréditer à jamais le ministère apostolique dans l'esprit, non seulement de la nation iroquoise, mais, encore, de toutes les autres du continent américain.

Cet acte de basse fourberie faillit coûter cher au P. Milet. qui en avait été l'instrument inconscient. « IL tomba, peu de temps après, entre les mains des Onneyouths, qui le destinèrent d'abord au feu, et lui firent souffrir tous les maux qui avaient coutume de servir de prélude à ce crucl supplice. Il en ‘ut néanmoins préservé, presque au moment de l'exécution par une malrone qui l’adopta, le retira dans sa cabane et ie traita bien (1). »

Le ciel récompensa la belle action de cette femme en lui accordant plus tard le bienfait de la foi. Quant au P. Lamberville, qui était resté chez les Onontagués, pendant que les chefs iroquois prenaient le chemin de l'exil. il dut son salut et sa liberté à l'estime et au sincère attachement que l'on avait pour lui dans le canton.

« A la première nouvelle qu'on y recut de ce qui s'était passé à Cataracoui, les anciens le firent appeler et, après lui avoir exposé le fait avec toute l'énergie dont on est capable dans le premier mouvement d’une indignation qu'on croit juste. lorsqu'il s'attendait à éprouver les plus funestes effets de la fureur qu'il voyait peinte sur tous les visages, un des anciens lui parla en ces termes, que nous avons appris de lui-mème :

€ On ne saurait disconvenir que toutes sortes de raisons nous aulorisent à te traiter en ennemi ; mais nous ne pouvons nous x résoudre. Nous te connaissons trop pour n'être pas persuadés que ton cœur n’a point eu de part à la trahison que tu nous as faite, et nous ne sommes pas assez injustes pour te punir d'un crime dont nous te croyons innocent, que tu détestes sans doute autant que nous, et dont nous sommes convaincus que tu es au désespoir d'avoir été l'instrument. Il

(1) Cnanzevoix.

DONNE NRA

n'est pourtant pas à propos que tu restes ici ; tout le monde ne t’y rendrait peut-être pas la justice que nous te rendons, et quand une fois notre jeunesse aura chanté la guerre, elle ne verra plus en toi qu'un pertide qui a livré nos chefs à un rude et indigne esclavage, et elle n’écoutera plus que sa fureur, à laquelle nous ne serions plus les maitres de te soustraire (1). »

Ces sentiments nobles, où nous retrouvons l'inspiration de Garakonthié, furent traduits en action. Les Onnontagués obligèrent le P. Lamberville à partie de suite et lui donnèrent des guides qui le conduisirent par des routes détournées, et ne le quittèrent point que quand il fut hors de danger.

Les missions iroquoises eurent beaucoup à souffrir de l'état de guerre presque continuel qui régna entre les Cinq-Nations et la Nouvelle-France. L'influence des Anglais d’Albany et de New-York se faisait de plus sentir sur ces barbares qui recevaient de ces dernier. non seulement le prix ordinaire de leurs fourrures, c’est-à-dire les vivres et les marchandise: mais encore les armes et les munitions qui les rendaient si terribles à leurs ennemis.

D'ailleurs, les Anglais, peu serupuleux dans leur négoce avec les sauvages, leur livraient cette eau-de-vie qui devenait fréquemment la cause de terribles désordres.

Un autre obstacle au progrès de l'Évangile chez les Iroquois fut le caractère plus où moins antinational de l'apostolat chrétien dans leur pays. L'œuvre des missionnaires, en effet, ressemblait à une moisson ou :ni-ux à une razzia spirituelle faite au protit de la Nouvelle-France. Les nouveaux converlis laissaient généralement leurs villages pour aller grossir l'une ou l'autre des deux bourgades chrétiennes iroquoises, le Sault-Saint-Louis et la Montagne, toutes deux siuées, comme on le sait, dans le voisinage de Montréal. De là, à passer pour transfuges, il n'y avait pas loin. De fait, nous verrons plus tard ces chrétiens iroquois s'attacher à la France, combattre sous ses drapeaux et ne pas mème hésiter à porter les a:mes contre leurs compatriotes, Aussi, leur retour aux Cinq-Cantons fut-il plus d’une fois la condition stipulée, sur la suggestion des Anglais, par les délégués iroquois, dans leurs négocia-

QG) Cnarzevoix, vol, 1, p. 510,

tions avec la Nouvelle-France, pour le rétablissement de la paix. Toutefois, malgré ces obstacles assez sérieux, il faut bien l'avouer, la grâce continuait ses conquêtes au sein de ce peuple

capable d'héroïsme pour le bien comme il l'était malheureu- ; sement trop souvent pour le mal. à Tv }

Dans un chapitre précédent, nous avons vu que le P. Dreuil- j lète était allé plus d'une fois chez les Abénakis du Maine qui : avaient alors au milieu d'eux plusieurs religieux Capucins ou î Récollets, Ceci se passait vers 1646. | € En 1654, c'est-à-dire huit ans plus tard, les Anglais s'em- ! parèrent de la majeure partie de ce pays qu'ils conservèrent | penilant treize ans. Ce fut pendant que les Anglais jouissaient i

de celte conquête que les PP. Jésuites et !°s PP. Capucins | laissèrent l'Acadie. Le départ des Jésuites plongea les sau- : vages dans le deuil. Ils en attribuèrent la cause aux Anglais, et de graves mécontentements s'élevèrent parmi eux contre les nouveaux maitres de leurs pays. »

« En 1667, lors de la restauration des Stuarts, cette partie de l'Acadie, qui avait été enlevée par les Anglais, fut restituée aux Français par le traité de Bréda, et M. Hubert d'Andigny, chevalier de Grand-Fontaine, fr! nommé gouverneur de ce pays (1). »

En 167r, le nouveau gouverneur s'apercut, par un recensement qu'il fit faire, que sa colonie avait progressé. Cette région sauvage comptait alors {00 habitants francais. « Jusqu'à cette époque, ces colons n'étaient guère qu'un composé de pêcheurs, de soldats et d'aventuriers de toutes sortes. Comme il n’y avait que peu de femmes européennes parmi eux, la plupart se mariaient à des sauvagesses. On vit des unions d’Acadiens avec des Abénakises, même vers 1700. Ces colons allaient s'établir au milieu des sauvages, adoptaient leur manièr: de vivre, les accompagnaient dans leurs excursions de pêche, de chasse, et finissaient par trouver tant de charme à cette vie aventureuse qu'ils passaient le reste de leurs jours dans la forêt. Des colons, mème assez remarquables, contractèrent d'

QG) MauRAULT : /lisloire des Abénakis, pp. 165 et 156.

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semblables unions et menèrent cette vie aventureuse. Ils établirent des villages, y réunirent des sauvages autour d'eux. et y vécurent comme des souverains, jouissant de la plus srand influence sur leurs sauvages, les conduisant et les con:mandant dans les guerres contre les Anglais (1). » Le plus fameux est le baron de Saint-Castin, Béarnais, capitaine au régiment de Carignan.

Après le licenciement de son régiment, il vint, vers 1670. s'établir au milieu des rochers de Pentagoët. Il réunit autour de lai un grand nombre d’Abénakis et épousa la fille du grand chef de ses sauvages.

Brave, courageux, d’une force remarquable, adroit à tous les exercices du corps, il mit son esprit d'entreprise et de ressource au service de la nation abénakise, dont il devint l'idole. Sous son commandement, les Abénakis tinrent les Anglais à distance et paralysèrent, pendant trente ans, la colonisalion anglaise du Maine, empèchant ainsi les empiètements des Puritains sur leur terrain,

Saint-Castin demeura à Pentagoët jusqu'en 1708, puis il repassa en France, laissant son fort et ses entreprises à son lils ainé qu'il avait eu de sa femme abénakise. Le jeune Saint-Castin continua l’œuvre de son père et lutta courageusement contre les Anglais. Cantonné, tantôt sur la rivisre Pentagoët, tantôt sur le Kennebec, il rassemblait les indigènes, les conduisait dans les sentiers de la guerre et causait de graves dommages aux établissements de la Nouvelle- Angleterre. Fait prisonnier en 1722, après la prise de Port- Royal, il fut jeté dans les cachots de Boston et envoyé en Angleterre, d'où il s'évada. ! alla recueillir en France la succession de son père et re: : milieu dle ses sauvages, où il mourut en 1731.

Après la restitution de ceite portion de l'Acadie (le nord du Maine) à la France, en 1667, les missionnaires dur. at revenir, du moins à certaines époques, au milieu des Abénakis, alors presque tous chrétiens et, sans contredit, les meilleurs «liés des Français. Toutefois, les guerres presque continuelles dé ces sauvages contre les Iroquois et les Anglais avaient empêché où fait abandonner les missions permanentes dans

(1) MAURAULT, p. 166.

leur pays depuis 1660. Afin d'obvier aux conséquences de cet espèce d'abandon religieux dans lequel ils se trouvaient, on fit pour eux ce que l'on avait déjà fait pour les Iroquois chrétiens : des villages ou lieux de refuge leur furent accordés au Canada. C'est ainsi que, vers 1683, les Abénakis vinrent s'établir à Sillery, la chute de la rivière Chaudière, sur les bords de la rivière Saint-François ct, plus tard, à Bécancourt.

Ces postes chréties,s offraient aux sauvages du Maine un double avantage, le libre exercice de leur religion qui leur tenait plus au cœur que tous les intérèts de cette vie, et le moyen d'échapper à la guerre d'extermination dont ils étaient

\ menacés par les Anglais de la Nouvelle-Angleterre,

Peu à peu, les missionnaires retournèrent chez les Abénakis. En 1684, le P. Bigot, établi à la Chaudière, s'occupait des missions abénakises. Il fit plusieurs voyages dans le Maine, et se rendit même à Pentagoët (r).

Nous voyons également dans Charlevoix que, en 1694, un ecclésiastique du nom de Thury était fixé à ce dernier poste en qualité de missionnaire (2).

Oecupé vraisemblablement à la #sserte des blancs assez nombreux et des peuplades sauvages environnantes, il ent assez d'influence sur les Abénäkis pour les empécher de conclure une alliance avec les Anglais du fort Pemkuit, et à les décider, de concert avec le P. Bigot, à se mettre sous la direction du Sieur de Villien.

Ce dernier, « qui s'était fort distingué au siège de Québec par l'amiral Phipps ». conduisit ses guerriers indiens au nombre desquels, outre les Abénakis, se trouvaient des Micmacs et des Malécites, à douze lieues de Boston, au milieu des habitations anglaises. Deux forts furent emportés d'assaut, 30 Anglais périrent, 50 ou 6o maisons furent brülées, et un si grand succès ne coûta pas un seul homme aux vainqueurs, Ce remarquable fait d'armes servit de représailles au massacre de

QG) « Le P. Bigot est allé vers Pentagoët pour assembler un nouvean village sur les terres du Roy et empécher que le chevalier Andros ne le, attire. » Extrait d'une lettre de M. Denonville, 1688.

(2) I y était également en 1689. Parlant des Canibas, Charlevoix dit : «lis étaient d'un village près de Pentagoët où un ecclésiastique, M. Thurs,. bon ouvrier et homme de tête, gouvernait une assez nombreuse mission. »

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AUX ÉTATS-UNIS 8r

Lachine, commis par les lroquois, en 1689, sur l'instigation des Anglais, qui ne cessaient de les evciter contre la Nouvelle-France.

En 1696, le héros canadien, l'immortel d'Iberville, revenant d'une de ses courses légendaires, arriva devant Pentagoët, remorquant un vaisseau anglais de 24 canons, le « Newport ». qu'il venait de capturer. Quelques jours plus tard, il mouillait devant le fort Pemkuit qui fut pris d'un coup de main et ruiné,

Vers la fin du \vn° siècle, la guerre étant à peu près terminée, entre la Nouvelle-France et la Nouvelle-Angleterre, il fut question de tixer les limites contestés, à cette époque, étaient le pays des Troquois et celui des Abénakis : l'État de New-York et le Maine, du moins dans une notable partie de leurs territoires actuels, Les rai- Sons alléguées en faveur de la France par M. de Callières, relativement au pays des Cinq-Nations, étaient demeurées sans réponse satisfaisante. Au ministre Dellius qui réclamait les cantons iroquois et même le pays des Outaouais, parce que, disait-il, les Anglais avaient hérité des droits des Hollandais, celui-ci avait répondu : — « Il nous sera aisé de mettre dans la dernière évidence que nous avons découvert et possédé le pays des Outaouais et celui mème des Iroquois, avant qu'aucun Hollandais y eût mis le pied et que le droit de possession, établi par plusieurs titres en divers endroits, n'a clé interrompu que par la kuerte, que nous avons été obligés de faire à cette nation à cause de leurs révoltes et de leurs insultes (1). »

des deux colonies, Les points

Les Iroquois faisant observer avec beaucoup de raison que leur pays était à eux, on n'alla pas plus loin, et la queslion relative à leur territoire resta indécise,

Du côté de l’Acadie, les Anglais réussirent un peu mieux. «M. de Tallard et d'Herbault, commissaires nommés par le roi de France, furent forcés d'abandonner la ligne du Kénébec et d'établir la frontière à la rivière Saint-Georges, située

() CuaRrLevoix, vol. I, F: 2%.

8a HISTOIRE DE LA RACE FRANÇAISE

presque à égale distance entre la première et Penobscot (r). »

Néanmoins, le choix de leur allégeance à l'une ou à l'autre des deux puissances rivales ayant été laissé au jugement des Abénakis, ces derniers, sur l'avis du P. Bigot, tirent signifier au gouverneur de la Nouvelle-Angleterre les articles suivants :

1° « Qu'il commencçat par: faire retirer pour toujours les Anglais de leur pays ;

2" Qu'ils ne voyaient pas sur quel fondement il prétendait être leur maître ; que ni lui, ni aucun de ses prédécesseurs ne l'avaient jamais été : qu'ils s'étaient donnés, de leur plein gré et sans y être contraints, au roi de France; et qu'ils ne recevraient jamais d'ordre d'aucun autre que de lui et de ses généraux ;

3" Qu'ils ne permettraient jamais aux Anglais d'avoir des habitations sur leurs terres, et qu'ils avaient accordé cette permission aux seuls Français :

4" Qu'ils étaient fort surpris d'entendre dire qu'il songeait à leur donner d'autres missionnaires que les leurs; qu'ils étaient bien aise qu'il sût qu'ils ne voulaient pas changer de religion, et que jamais ils n'en auraient d'autre que celle qu'on leur avait enseignée, et pour laquelle ils avaient combattu et combattraient jusqu'à la mort. »

e manifeste, peu diplomatique dans sa forme mais admirable de clarté et de concision, dut faire comprendre au gouverneur anglais qu'il était impossible de gagner à sa cause les peuplades qui occupaient alors la plus grande partie du Maine. Il attribua cet échec aux Jésuites et aux missionnaires catholiques. Cet homme, qui avait osé écrire l'année précédente à M. de Frontenac qu'il était décidé d'appliquer contre eux, dans le pays des Iroquois. les lois de l'Angleterre, tit signifier aux cantons qu'il leur enverrait des ministres, et que, si les Jésuites paraissaient dans leurs villages, il les ferait pendre.

Cette menace de M. de Bellemont. tel était le nom de ce doux gouverneur, et la présence d'un ministre nommé Dellius n'eurent pas tout l'effet voulu. Le P. Bryas continua son apostolat au milieu des Iroquois, comme si de rien n'était

G) FEnLaND : /listoire du Canada, vol. 1, p. 318.

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L'échafaud valait infiniment mieux à ses yeux que le poteau des tortures. Les puritains d'alors, il faut le reconnaitre, avaient les mœurs plus douces que les Mohawk«. Quant aux sauvages, disons-le à leur louange, ils n'attachèrent qu'une médiocre importance au prosélytisme du prédicant, qui n'apprit jamais leur langue et trouvait plus simple de manger ses 1.200 livres de rente à l'abri des canons du fort d'Orange où, pour être en règle avez les devoirs de sa charge, il con. sentait volontiers à baptiser les enfants qu'on voulait bien lui apporter.

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