‹ Histoire de la race française aux États-Unis [microforme]Chapitre 69 sur 73 · MOCHE MEN · texte numérisé non relu

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artistique et contribuent largement à rendre intéressantes les contrées qui en possèdent ;: mais le touriste qui les contemple, un camera à la main, préfère encore de beaucoup la force el la jeunesse qui circulent dans ses veines.

A ceux qui, parfois.nous donnent des conseils d'anéantisse-

pretres parmi les naturels du pays? L'instruction donne Les raisons suivantes : 4) parce que lEcriture Sainte et Fhistoire de FÉglise montre que cela se faisait partout par les Apôtres de la primitive Eglise: b) parce que les prètres indigjenes ont plus facilement la contiance du pu uple ; e) parce qu'ils connaissent mieux la langue, Les coutumes et les dispositions de leurs compatriotes,

2) En 1659, le pape Mexandre VIH, par Forgane de la S, Cong. de la Pro pagande, fuit avertir les Vicaires apostoliques du Tonkin, de la Chine, de la Cochinechine, que la raison premiere de leur mission est d'instruire la jeunesse et de préparer pour le sacerdoee Les enfants du pays, qui travail leront a leur our à propager la foi du Christ et méme a prendre leur place : « P'otissimanm rationeim episcopos in las regiones mittendi fâisse nt ominibus mois atque rationibus eurarent juventutem lan sie instituere nt sacerdotii capaces redderentur et ab eis consecrarentur ac suis locis pervastas las regiones collocarentur rem ii christianam Summma diligentia iis dirigentibus curaturi, « itaque hune finem sem ob occulos habere eos jussit: mul ad sacras ordines quamplurimos et quam optissimos addueerent, imstiluerentel sue Ltempore promeverent. »

5 Le méme pontite donne les mémes témoignages dans les lettres Sacrosancté apostolatus others Au is janvier HS, et Super cathedranr, du 9 sep tembre 1659,

HD Clément X, dans les lettres apostohiques du +5 décembre 16532 Dercet liomanunr Pontificem,ditees paroles:eEo potissimum fine in sinas, Tunqui num, Cochinehinam, Siamum etalia vicina regna missos ubique constitulos esse episcopos vicarios apostolices, ut ex Christianis indigenis seu incolis ilarum partim instituerentur elerici el sacerdotes, ac erescente tie tideéliumque numero, discipline ecelesiastieæ usus paulatin introdueeretur, »

») Innocent XF, dans ses lettres Onerosa pastorali, du 1 avril 1680, ordonne d'augmenter le nombre de Vicaires apostoliques et que chacun d'eux Selforce à former des prétres nationaux et indigènes.

5) Clément XF, Dudum felicis, 3 décembre 15033 Clément XEE 16 avril 1%: Benoit XIV et Pie VE, dans une lettre eneselique du 16 mai 1759, parlent dans le mème sens.

7) Dans les temps plus rapprochés de nous, la voix de l'Eglise se fait entendre aussi forte que dans les siècles precedents pour ordonner aux eveques el aux vicaires apostoliques de Selever au-dessus des miscrables intérêts des nationalités, d'ériger des séminaires et de former des prêtres nationaux qui iront vers leurs compatriotes pour les gagner à la foi ou les maintenir dans la foi.

Ecoutons la voix du pieux Grégoire XVE dans ses lettres Veminem pro feeto, 2 novembre 1855: Porro autem Romanes Pontitices pro supremi sui officit sanctitate in id æque omni ope atqne opera ineubuisse nt qui in diversas terr& partes abibant earumque ecelesiis proticiebantur episcopi, id indigenæ clert institutionem vehementissüme urgerent, res est, ut cuique perspecta est, ita multiplici documentorum genere contirmata. »

«Ilud insuper æ&que studiosissime curent (Episcopi), quod etiam præcipui illorum muneris est, nt ex ehri nis indigenis sen ineolis earnim partinm probati elerici instituantu: ac sacerdotes initientur ; quo scilicet crescente fide fideliumque numero disciplinæ ecclesiasticæ usus paulatim ‘ivalescat, ac religionis catholicæ stabilitati prospiciatur. Hujus rei causa maxime pro

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ment, en nous représentant l'impossibilité de la résistance, parce que nous sommes, disent-ils, dans un pass anglais et qu'il faut bien... ete,, nous demanderons si. franchement, la

devil, huo necessarinm ecrit. si tiharia condere in quibus adolescentes qui ù Dec al suc pdotinns vocati fuerint, bone diviqu cducentur suc risque

Lrinis hubuatur

N) Le gratuit Leon NE écrivant aux areheséques et évéques des Etats Unis (lettres On cromneosa, 10 décembr ENS) au sujet des Htaliens qui vent s'établie dans Le grand republique

di

« Nous avons décide d'envover Vers Vous plusieurs pretres italiens QUE Soient à méme de soulager teurs

nationaux en parlant leur langue, de Les instruire de la doctrine de lu toi tdes préceples iinores ou negligés de a vie chretienne, d' xercer Fadiimistralion salutaire des sacrements, d'élever Ja la religion et les sentiments d'humilite.

seil et Fassistanes et de tour dotal, »

dun veux de Leon NUE. Pour sauver ces tnilliees d'Htaliens il faut des prétres italicus ut conterraneos stos nolo solentur all Q LLELTER des pretres qui parlent x des compatriotes dans La langue de ta patrie absente

0) Écoutons encore Leon NH dans li nevelique extremas, 4 juin ss sur les meilleurs movens d'établir 11 ghise

teneration croissante duns detre cntin utiles à tous par Le con Vetiren date par les soins du ministore sucer

solidement dans Les Indes oricn-

lales : « Eu toi catholique dans les Indes n'aura pas un avenir certain, sa

OPTION He sera pis asstirée aussi long | l

“np qu'il nexistera pas de clerge forme dindigencs pr pates à remplir les fonctions saverdotales et qui Soient capables, non sentement d'ai ler les missionnaires, mais de remplir cnxamenes les charges pastorales, La tradition rapporte que suint Fran cois-Navior avait cette imèm l

nsee et Qu'il avait coutume de dir que la religion ne poureait s'établir forniement dans les Pndes sans l'activité üpos

tolique de pu tres pieux et intrénides nés dans Le pers. est facile de jugei

combien grande etait, partieubhiererment sur à point, ba perspieacite de lapotre .Enetfet, Le zele dés hommes apostoliques vers d'Europ rencontre benne stuelis ont les plus grands sont l'ignorance dela langue du pays, bici ideile à apprermds li nonveante des manrs + des coutum

auxquels on ne se fait pas toujours, méme aprés des années: aussi k

clergé européen restetal dans pars completement étranger. Aussi cause de a moins gt

atde contiance des indigenes envers Les ctrangers

stail évident que les prtres di pays produiront des fruits di salut beau coup plus aboudants, MS ont les goûts. ti caractere, les ina urs de la nation ils savent quand il faut parler et quandilest préférable de se taire, »

10) Venton savoir, d'apres Leon NH, quelle a été de tons te mps lattituil de PFEglise sur ces questions de races et de nationalité” Ecoutons encor: ces remarquables paroles : « Les \pôtres, dans l'accomplissement de leur charge, cornmencerent répandre les enseignements chrétiens parmi les peuples: ensuite. ils ehois “ent quelques fidèles pour les initier aux saints mystères el les élever à Fépscopat, Tel fut l'usage établi et suivi par Les Apotres. »

«Les Pontites romains ne manquerent pas de suivre leur exemple, et is ordonnerent oux hommes apostoliques de faire tous leurs ettorts dans les l'eux on Fassembhlée des fidèles était ASSe: nombreuse pour choisir le clerg parmtitles indigenes, »

11) L'Eglise respecte tellement les nationalités diverses que, pour gagner les peuples à la loi du Christ on les maintenir dans l'unité catholique, el n'hésile pas à renoncer à sa liturgie et à sa langue latine : que de Benoit XIV, Aflatio sahis IX

6 janvier tu, La lettre de Léon NUL Orientaliun dignitas, eo novembre IN).

voyez lFeneveli-

tiiet 1-29, F4

stttttre

Ceci prouve à l'évidence que l'Eglise est catholique,

RÉ EÉÉÉRRÉÉÉRÉÉÉÉÉÉÉÉ

Dh loue UN UT

AUX ÉTATS-UNIS Dr

main sur la conscience, ils voudraient se voir, par une métempsycose rétrospective, incorporés à quelquesunes des peuplades disparues de l'Fturie” Les vases étrusques ont néanmoins une haute valeur artistique.

Un poëte francais à dit

« Chacun a deux pass, le sien et puis la France,»

Ceci est vrai surtout pour les Canadiens. Fisarons-nous le Liste sort de nos arriérenes eux si aprés avoir Vu leurs pères dilapider l'héritage national, ils en étaient réduits à ne plus se rappeler Ecterre des aieux!

La petite chaumière qui nous a vus naitre,où L'on a grandi. séeu, savouré le bonheur, vaut infiniment mieux, diton, que le palais somptueux de l'étranger. Pourquoi? Tout simplement parce que Fhomme à un cœur qui prend facilement racine quelque part. Le sans-patrie doit commencer pal s'amputer ce précieux viscére : n'en est-il pas de même de l'étre hybride, assimilé, qui n'est plus de la race de ses ancèltres "?

Je me suis posé parfois li question suivante : pourquoi la confusion des langues lors de la fameuse tour de Babelst, pour édifier un gratte-ciel américain quelconque, il nous faut renoncer à ba douce hapitude de ne rien comprendre tee qui se dit autour de nous”?

Quels que soient les desseins de la Providence sur les Canadiens des État-Unis, nous avons eru remplir un devon patriotique ou socjal en leur montrant, dans cet ouvrage, ce qu'ont été leurs prédécesseurs. ce qu'ils sont el peuvent ètre.

Avant de troquer sa marchandise, n'estil pas convenable de savoir ce qu'elle vaut”?

Le present est pour eux d'une souveraine importance: car. de leur attitude dépend la destinée d'un peuple. On ne rchrousse p's certains courants, surtout quand on est enlrainé au misieu de corps flottants allant à la dérive.

Les hommes passent comme ces vagues fugitives soulevées par le vent. Les uns après les autres, ils viennent se briser sur les rives éternelles. Une chose demeure de toutes ces génétations humaines qui déferlent sur locéan de ce

monde, C'est l'idée bonne où mauvaise quelles se sont trans- | mise par la voix de la tradition.

Fasse le ciel que l'hymne chrétienne entonnée par nos missionnaires, nos martyrs, nos pionniers et nos ancètres dans cette terre d'Amérique, il y a trois siècles, contine le s'élever, mais avec une vigueur toujours croissante, du ein de la nation canadienne-francaise!

AGENT PEN MANEAERRIT

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