DÉPOSITION DE GOMIN EN
« Pendant sa maladie, le prince, que je voyais , causait sans effort; il a même parlé une heure avant de mourir.... J'ajouterai que plusieurs membres de la Convention sont venus visiter cet enfant, à l'époque où il était confié à ma garde, et que jamais il n'a fait de réponse aux questions qu'ils lui adressaient, ce qui a pu accréditer la version qu'il était muet. Il répondait volontiers aux sieurs Laurent et Lasne, ainsi qu'à moi. »
Qui croire de Gomin , affirmant que l'enfant du Temple causait sans effort, parlait volontiers à Lasne, ou de Lasne affirmant, en 1837, que l'enfant ne rompait jamais" le silence, et que ces mots : « Tu as donc juré que je boirai ce verre? Eh bien, donne, je vais le boire , » sont les seules paroles qu'il lui ait jamais entendu prononcer ?
Rien de plus frappant que l'empressement de Gomin à prévenir l'objection qu'on pourrait tirer de la visite du 31 juillet 1794, du rapport ultérieur de la Commune et de la nouvelle visite que ce rapport provoqua. Appelé par le gouvernement d'alors à opposer son témoignage à des prétentions dont la dynastie régnante n'est pas sans prendre souci, Gomin répète la leçon qui lui a été faite, et il a soin d'aller au-devant d'une objection trop facile à prévoir, en avouant, ce qu'il eût été téméraire de nier, que l'enfant, visité par plusieurs conventionnels, ne répondit jamais aux questions qu'ils lui adressaient. Mais avouer le fait n'est pas l'expliquer. Si, devant Gomin, Lasne et Laurent, l'enfant causait sans effort, volontiers, à' où vient qu'Harmand, après tant d'autres, ne put lui arracher une parole, même en l'interrogeant avec bonté, même en lui témoignant un vif intérêt, plus que cela : en lui adressant des questions qui touchaient de si près à son bien-être? Or, à cet égard, l'affirmation d'Harmand est formelle, sans compter qu'il prend à témoin de sa véracité ses deux collègues, Mathieu et Reverchon, qui vivaient encore : « Est-il possible, dit-il, qu'à l'âge de neuf ans, un enfant puisse former une telle détermination (celle de ne jamais parler) et y persévérer? C'est ce qui n'est pas vraisemblable sans doute; mais je réponds à ceux qui douteraient ou qui nieraient, par un fait et par des témoignages que j'indique et auxquels on peut recourir. »
Reprenons le fil delà narration.
On a vu qu'après le départ de Simon, l'enfant avait été relégué dans une pièce obscure : ce ne fut point dans celle-là qu'eut lieu la visite d'Harmand et de ses deux collègues. La pièce où ils trouvèrent l'enfant, était propre et bien éclairée. Elle renfermait, non loin d'un bois de lit sans coucher, un lit dont le coucher et le linge leur parurei t beaux, mais qui
MYSTÈRES DU TEMPLE
ne pouvait être celui du petit prisonnier, puisqu'il n'occupait plus alors la chambre où était ce lit. On apporta son dîner. Il consistait dans un potage noir couvert de quelques lentilles, un petit morceau de bouilli, noir aussi, un plat cle lentilles et six châtaignes, plutôt brûlées que rôties. Point de couteau. Point de vin.
Harmand, dans son livre, qu'il publia sous la Restauration, et qui porte la trace du changement qu'avaient subi ses opinions politiques, s'écrie : « Tel était le dîner du fils de Louis XVI, de l'héritier de soixante-six rois : tel était le traitement fait à l'innocence ! » Mais , à supposer qu'il eût pris l'enfant pour l'héritier de soixante-six rois, à l'époque où il le visita, malgré les circonstances racontées par luimême et qui auraient dû, tout au moins, éveiller ses doutes, il fallait que ses sentiments d'alors fussent bien différents de ceux qu'il manifesta depuis ; car, au lieu de dénoncer bien haut, comme la justice et l'humanité le lui commandaient, l'indigne « traitement fait à l'innocence, » il convint avec ses collègues de tenir secrets les résultats de leur visite au Temple, et de n'en rendre compte qu'au Comité, à huis clos, sous le prétexte, vraiment misérable, de sauvegarder l'honneur de la nation, qui, selon lui, ignorait ces choses; l'honneur de la Convention, qui, à ce qu'il prétend, les ignorait aussi, quoique son devoir fût d'en être instruite, et enfin l'honneur de la coupable municipalité, qui, ajoute-t-il, savait tout et causait tous ces maux !
Ce qui est certain, c'est que ce gouvernement thermidorien qui se vantait sans cesse d'avoir coupé court à la Terreur, ne donna aucune suite au rapport secret d'Harmand, Mathieu et Reverchon. Non-seulement la liberté ne fut point rendue à un enfant qui, quel qu'il fût, — héritier vrai ou supposé de soixante-six rois, — n'avait point mérité de la perdre, mais rien ne fut tenté de ce qui aurait pu adoucir ses souffrances ou prolonger sa vie. Pour ce qui est d'Harmand, il n'est pas inutile de faire observer qu'on se bâta de l'écarter de la scène : selon son propre récit, une intrigue, sur laquelle il ne s'explique pas, lui valut la faveur d'être envoyé commissaire aux Grandes-Indes, peu de jours après sa visite au Temple ! Craignait-on qu'il ne se laissât aller tôt ou tard à une indiscrétion?
Les jours s'écoulaient ; la santé de l'enfant déclinait de plus en plus : enfin, le 17 floréal (6 mai), un médecin lui fut donné. C'était le célèbre Desault. L'arrêté qui le nommait était signé Mathieu, Pémartin, Auguis, Sevestre, Kervelegan, Pierre Guyomard, Perrin, Calés, membres du Comité de sûreté générale, et il portait — précaution caractéristique — que Desault ne serait admis à visiter l'enfant qu'en présence des gardiens.
Une circonstance à noter, c'est que Hue sollicita la faveur de soigner celui qu'il croyait être le fils de son ancien maître, et vit sa demande rejetée, comme si l'on eût craint qu'il ne reconnût pas le Dauphin dans le malade qu'on lui eût donné à soigner!
Desault questionna l'enfant sans pouvoir obtenir de lui une réponse. Il lui prodigua les soins de son art, et — nouveau mystère en cette histoire pleine de mystères — on ne tarda pas à apprendre la mort.... non du malade, mais du médecin. En effet, dans la nuit du 10 au 11 prairial (29-30 mai), Desault fut saisi tout à coup d'une fièvre qui débuta par un délire violent. Le 13 prairial (1er juin), il n'était plus.
Profonde et sinistre fut l'impression que produisit dans Paris la nouvelle de cette mort si soudaine et si prématurée. Les uns, se rappelant le mot de Drivai et la théorie des cri-
mes utiles, crurent que Desault avait été empoisonné , pour avoir refusé de se prêter à des desseins criminels sur la vie du malade qu'il soignait : hypothèse absolument gratuite; les autres , avec beaucoup plus de fondement , pensèrent qu'on avait voulu se défaire de lui, parce qu'il n'avait pas reconnu le Dauphin dans l'enfant rachitique et muet de la tour du Temple.
Il convient d'observer, à ce sujet, que Desault ayant été autrefois appelé à soigner le Dauphin aîné, mort à Meudon en 1 790, il avait eu plusieurs fois occasion de voir le second fils de Louis XVI, dont nul conséquemment n'était mieux en état que lui de constater l'identité.
Le document qui suit montrera quelle était, dans la famille de Desault lui-même, l'opinion qu'on avait de la nature et des causes de sa mort :
« Je soussignée, Agathe Calmet, veuve de Pierre-Alexis Thouvenin, demeurant à Paris, place de l'Estrapade, 34 ;
« Déclare que, du vivant de M. Thouvenin, mon mari, neveu de M. le docteur Desault , j'ai souvent entendu Mme Desault, ma tante, me raconter que, le 17 floréal an III de la République, le docteur Desault, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu, fut appelé pour visiter l'enfant « Gapet, » qui était à cette époque enfermé au Temple , — ■ ce sont les expressions dont se servent les membres du Comité de sûreté générale de la Convention dans l'ordre écrit qui fut transmis à M. Desault. — Lorsqu'il lit sa visite au malade qui était au Temple, on lui présenta un enfant quil ne reconnut pas pour être le Dauphin, qu'il avait vu quelquefois avant l'arrestation de la famille royale. Le jour où M. Desault déposa son rapport, après avoir fait quelques recherches pour tâcher de découvrir ce que pouvait être devenu le fils de Louis XVI, puisqu'on lui avait présenté un autre enfant à sa place, un dîner lui fut offert par les conventionnels. Au sortir de ce repas, en rentrant chez lui, le docteur Desault fut pris de violents vomissements, à la suite desquels il cessa de vivre, ce qui laissa croire qu'il avait été empoisonné.
« Paris, le 5 mai 1845.
« Signé : A. Thouvenin. »
A côté de cet important témoignage , se place celui de M. Abeille, élève de Desault, qui affirma toujours et invariablement, soit en France, soit aux Etats-Unis, où il avait, depuis, cherché refuge, que le docteur avait été empoisonné, à la suite d'un rapport où il attestait n'avoir pas reconnu lé" Dauphin dans l'enfant qu'il avait visité au Temple.
Une circonstance remarquable, c'est que le rapport de Desault sur l'état du malade confié à ses soins ne fut jamais produit. Le texte de sa déclaration est indiqué dans la table du Moniteur comme devant se trouver au numéro 263 du journal officiel, et, chose singulière, le numéro 263 ne contient rien de tel !
Autre fait non moins étrange : Sevestre, dans la séance du 21 prairial (9 juin), vint annoncer à la Convention, et cela au nom du Comité de sûreté générale dont il était membre, que Desault était mort le 16 prairial (4 juin). Or, cela était faux . la date vraie était celle-ci : 13 prairial (1er juin).
Il est difficile de comprendre que le Comité de sûreté générale, qui avait à sa disposition l'acte de décès de Desault, ait pu se tromper à ce point sur une date qu'il avait à préciser officiellement ; et si l'on suppose que l'erreur ait été volontaire, quelle autre cause lui assigner que le désir de détourner l'opinion publique de certains rapprochements estimés dangereux?
L'empressement de la feuille officielle à donner le change
au public sur les circonstances liées à la mort de Dcsault mérite d'être aussi signalé. Dans l'article nécrologique que le Moniteur consacra au célèbre médecin, on lisait . « Les derniers complices de nos tyrans ont cause sa mort : la journée du 1"' prairial a causé la crise désespérée qui Fa précipité, à l'âge de quarante-neuf ans,. au tombeau. »
Mme Desault, on l'a vu, non contente de croire à l'empoisonnement de son mari, s'en expliquait assez librement devant témoins : le décret qui, le lri" messidor (19 juin), lui accorda i.000 liv. de pension, eut-il pour objet de lui fermer la bouche, ou seulement de reconnaître les services rendus par le défunt à l'humanité ?
Six jours après la mort subite de Desault eut lieu la mort subite du pharmacien Ghoppart, qui fournissait les remède?, et qui avait commencé avec Desault, son ami, le traitement du jeune malade. Desault et Ghoppart étant liés d'amitié, indépendamment des rapports que nouaient entre eux les habitudes et les devoirs de leurs professions respectives, on supposa naturellement que le secret découvert par le premier avait été révélé au second, et que de ce dernier aussi on avait cru important de se défaire.
Quoi qu'il en soit, le 17 prairial (5 juin), le Comité de sûreté générale nomma, pour remplacer Desault auprès de l'enfant malade, le docteur Pelletan, chirurgien en chef du grand hospice de l'Humanité. C'était remplacer par un médecin qui ne connaissait pas le Dauphin, un autre médecin qu'on soupçonnait d'être mort empoisonné, pour l'avoir trop bien connu! Choix fort étrange assurément, puisque le meilleur moyen de combattre et de faire tomber les soupçons si généralement répandus si on les savait mal fondés, eût été d'envoyer au malade un médecin qui, l'ayant vu autrefois, eût qualité pour constater son identité et la constatât.
Le délai de cinq jours mis entre ce qu'on pourrait appelezla disparition du docteur Desault et la nomination du docteur Pelletan, était une autre particularité bien propre à fournir aliment aux conjectures.
Le docteur Pelletan s'adjoignit d'abord le docteur Dumangin, lequel, pas plus que lui ne connaissait le Dauphin, puis MM. Lassus et Jeanroy,sur l'observation de Dumangin, que les rapports de M. Lassus avec Mesdames de France, et ceux de M. Jeanroy avec la maison de Lorraine, donneraient plus de poids aux signatures de ces deux derniers. Mais ce qui eût véritablement donné du poids à leurs signatures, c'est qu'ils eussent été choisis par le Comité de sûreté générale lui-même comme ayant connu personnellement le Dauphin , et qu'ils eussent reçu du gouvernement mission expresse de constater l'identité.
Suivant M. J. Suvigny, les nouveaux médecins auraient questionné l'enfant, mais sans succès : avertis par les gardiens et les municipaux qu'il ne disait mot, ils auraient cessé de l'interroger plus longtemps.
Suivant M. de Deauchesne, au contraire, le docteur Pelletan n'aurait pas plutôt paru et ouvert la bouche, que l'enfant, sans qu'on se fût adressé à lui, et de son propre mouvement, aurait dit : « Parlez plus bas, je vous en prie; j'ai peur qu'elles vous entendent, et je serais bien fâché qu'elles apprissent que je suis malade, car cela leur ferait beaucoup de peine. »
Il est dommage que ni M. de Beauchesne, ni Eckard,qui, avant lui, avait enregistré cette anecdote , avec quelques légères variantes et sans indication de source, n'aient pris la peine, ni d'établir qu'elle était vraie, ni même d'examiner si elle était vraisemblable.
L'appartement que Marie-Antoinette et Madame Elisabeth
avaient occupé et que la fille de Louis XVI occupait encore ne communiquait pis avec celui de l'enfant; il en était éloigné, trop éloigné pour qu'il fût matériellement possible d'entendre dans L'un ce qui se disait à haute voix dans l'autre; et cela, l'enfant ne pouvait l'ignorer, si c'était le fils de Louis XVI : comment donc se serait-il préoccupé d'une crainte qu'il savait tout à fait chimérique ? D'autre part, ce n'était pas la première fois qu'on s'entretenait à haute voix devant lui de sa maladie : d'où vient qu'il avait attendu si tard pour exprimer la crainte dont il est ici question'/ Enfin, circonstance non moins singulière, — il aurait parlé spontanément, sans être interrogé, à un homme qu'il n'avait jamais vu, qu'il ne connaissait pas, lui à qui les sollicitations amies, et cent fois répétées, d'Harmand, n'avaient pu arracher une seule parole ! Ce qu'on do:me comme un fait est donc une invention pure, et une invention absurde.
Pour ce qui est de beaucoup d'a*utres paroles que, sur la foi de Gomin et de Lasne, M. de Beauchesne prête au prisonnier, il suffira de les citer pour montrer que ce sont des paroles imaginées à plaisir et arrangées.
« Vous êtes seul, aurait dit un jour Gomin au prisonnier, et c'est bien triste; mais vous n'avez pas ici, comme on a ailleurs, le spectacle de tant de méchants hommes et l'exemple de tant de mauvaises actions, » à quoi l'enfant aurait répondu : « Oh, j'en vois assez, mais je vois aussi de braves gens, et ils m'empêchent d'en vouloir à ceux qui ne le sont pas. » Gomin lui aurait dit alors : « N..., que vous avez vu souvent ici comme commissaire, a été arrêté et il est maintenant en prison. » Le prince : « J'en suis fâché. Est ce ici? — Non, ailleurs, à la Force, dans le faubourg Saint-Antoine. » — L'enfant , après une longue pause : « J'en suis fâché, car, voyez-vous, il est plus malheureux que moi ; il mérite son malheur. »
Socrate n'aurait pas dit mieux. Cela rappelle Lasne mentionnant en 1834 les discours surprenants que l'enfant lui tenait tous les jours sur des objets graves, et finissant par déclarer, en 1837, qu'il ne rompait jamais le silence!
Et ce langage si profond, si élevé, si philosophique, à qui s'avise-t-on de le prêter? A un enfant de dix ans dont une captivité dure et barbare avait dû anéantir les facultés, qui se mourait; à un enfant que la fille de Louis XVI peint de la manière qui suit : « Il est vrai que mon frère se négligeait; il aurait pu avoir un peu plus de soin de sa personne, et se laver au moins, puisqu'on lui mettait une cruche d'eau; mais ce malheureux enfant mourait de peur; il ne demandait jamais rien, tant Simon et les autres gardiens le faisaient trembler. Il passait la journée à ne rien faire; on ne lui donnait pas de lumière ; cet état faisait beaucoup de mal à son moral et à son physique. Il n'est pas étonnant qu'il soit tombé dans un marasme effrayant Il avait eu beaucoup d'esprit; mais la prison et les horreurs dont il a été la viclime l'avaient bien changé; et même, s'il eût vécu, il est à craindre que son moral n'en eût été affecté. »
Inutile d'insister, et de donner place dans un livre sérieux aux détails fantastiques dont Gomin et Lasne ont composé leur roman de la mort du prisonnier du Temple. Il n'était certes pas besoin de ces efforts d'imagination pour intéresser les cœurs amis de la justice et de l'humanité au sort d'un pauvre enfant, livré de si bonne heure aux tourments d'une captivité non moins imméritée que cruelle; et nous trouvons, pour notre compte, une bien plus grande puissance d'émotion dans le récit simple et sobre de la fille de Louis XVI que dans les élégies en prose que certains écrivains royalistes ont essayé de substituer, et à ce récit, et à l'histoire.
MYSTÈRES DU TEMPLE
L'enfant du Temple mourut le 20 praûial (8 juin).
Les circonstances étaient telles, que le gouvernement aurait dû, ce semble, prendre les précautions les plus minutieuses pour que l'identité fût bien constatée: au lieu décela, le soin de constater, non l'identité, mais simplement la mort de l'enfant, fut abandonné aux « officiers et sous-officiers de la garde montante et descendante, » e'est-à dire à ceux qui se trouvaient là !
La chambre dans laquelle ils furent admis à voir le corps était si obscure, que lorsque les docteurs Pelletan, Dumangin, Lassus et Jeanroy furent appelés à faire l'autopsie, le demi-jour de cette chambre fut jugé incompatible avec l'ac-
complie e a ut de leur mission M. J >:, nroy en fit la rem irquc, et les commissaires durent dresser dans la première chambre, près de la fenêtre , une table sur laquelle le cadavre fut apporté ; de sorte qu'on eut, pour tout moyen de constater l'identité, l'inspection du corps dans le demi-jour par les officiers et sons-offici-n de la garde montante et descendante !
Les quatre médecins craignirent à ce point de se compromettre en affirmant l'identité, qu'ils rédigèrent le procèsverbal de l'ouverture du corps dans les termes caractéristiques que voici :
« Arrivés tous les quatre, à onze heures du matin, à la