‹ Histoire de la râevolution franðcaise (volume 2)Chapitre 84 sur 146 · LOIZEROLLES CONDUIT AU TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE · texte numérisé non relu

LOIZEROLLES CONDUIT AU TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE

femme épouvantée; et, deux jours après, on le voyait, avec une amoureuse insolence, donner le bras à celle dont il venait d'envoyer le mari à la mort.

La prison des Carmes ne tarda pas, elle aussi, à fournir son contingent à l'échafaud. Le 2 thermidor (20 juillet), un arrêté au bas duquel on lit les noms de Saint-Just, de Carnot, de Prieur, de Billaud-Yarenne, et auquel manquent les signatures de Robespierre et de Couthon, traduisit devant le Tribun il révolutionnaire quarante-neuf détenus des Carmes, et, de ce nombre, le prince de Montbazon, le comte de Champagnet, le prince de Salm, le marquis de Grainmont, Alexandre Beauharnais, et d'Autichamp, frère du chef vendéen. Envi-

ron deux semaines auparavant, un rapport avait été adressé au Comité de salut publie par l'administrateur de police Faro, rapport où il était dit : qu'un projet d'évasion avait été conçu dans la prison des Carmes; que des tentatives d'évasion y avaient été faites; que le comte de Champagnet était monté à l escalier du dôme, et qu'on avait trouvé une corde cachée sous son lit; qu'on avait découvert des emblèmes de la royauté dessinés sur un poêle, et que le chirurgien Yirolle, accusé d'avoir tenu des propos séditieux, s'était tué, à la suite de son interrogatoire, en se jetant par la fenêtre. Nous voici au plus fort de la Terreur. Essayons de rassembler tous les traits qui en composent l'effrayant tableau

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