CHAPITRE VIII
LA GUERRE AUX RQiS
ifyur^o ussitÔt après son avènement au ministère, ' ' 7/VY '/V Dumouriez reçut des dames patriotes de Nan- ^J/l^r/V'Tï- tes la lettre suivante, qui peint l'époque :
«isL;s*»*ru* - « rpu te souviens que nous t'offrîmes une couronne civique le jour où tu vins nous donner des preuves de ton patriotisme dans la Société des amis de la Constitution de Nantes. Tu la reçus, en disant que tu ne l'avais pas encore méritée, mais que tu ferais tout pour t'en rendre digne. Voici l'instant de la preuve : ou nous t'arracherons cette couronne que nous t'avons donnée, ou nous t'en donnerons une autre.
« Les citoyennes patriotes de Nantes. »
A cet hommage menaçant , Dumouriez répondit avec une grande affectation de sensibilité, qu'accompagnait l'assurance
LA GUERRE AUX ROIS
d'un dévouement éternel à la cause du peuple. Il en coûte si peu aux sceptiques de promettre! Selon ["aveu que Dumouriez lui-même en fait dans ses Mémoires, « pourvu que
la monarchie fût appuyée d'une constitution solide , peu lui importait laquelle ! »
Ge n'est pas qu'il ne se sentît alors disposé à se faire