‹ Histoire de la râevolution franðcaise (volume 3)Chapitre 41 sur 106 · S GÉNÉRAL .MARQUIS DE BOUILLE · texte numérisé non relu

S GÉNÉRAL .MARQUIS DE BOUILLE

qu'excité par sa maîtresse à venger son honneur attaqué , le duc d'Orléans envoya à Frondevillle , par le prince d'Aremberg, un cartel qu'il laissa ensuite tomber lâchement. Mais ce fait, si peu vraisemblable en soi, l'auteur l'avance sans le prouver, sans indiquer ses sources; et qui ne sait combien aisément la haine adopte ce qui lui permet le mépris? car le mépris, c'est la haine au repos.

Maintenant, qu'on récapitule les événements dont le tableau vient d'être tracé :

Depuis le 14 juillet, cette fête de la concorde, un mois â

peine s'était écoulé , et déjà l'inapaisable contre-révolution avait tout rempli de ses fureurs;

Elle avait trouvé moyen d'arracher de sa prison un agi ni des complots de l'étranger ;

Elle avait pris position le long de nos frontières et se préparait à accabler la France libre;

Elle nourrissait hautement l'espoir de pousser droit à Paris, en passant sur le corps aux Brabançons;

Elle s'était emportée contre la presse, sans succès, mais av>c une sombre violence;

Elle avait déchaîné Le Châtelet, et, évoquant les fantômes d'octobre , remué les passions d'où naissent les guerres civiles ;

Elle allait soufflant aux siens la rage systématique des duels et une colère farouche ;

Elle avait été à la veille de faire de la salle de l'Assemblée un champ de bataille !

Ah! si désormais il arrive à la Révolution de s'irriter et de bondir, qu'on le déplore , qu'on en gémisse ; mais qu'on se souvienne qu'il y eut parti pris de la mettre hors d'ellemême, en lui enfonçant mille aiguillons dans le flanc.

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