‹ Histoire de la Raison d'EtatChapitre 34 sur 112 · SU · texte numérisé non relu

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Premier élan de U raison. — llabylonc surprise dans le délire de scs orgie», — l'bgyple dons l'iniquité de ses mystères, — Delphes dans les équivoques de son ignorance. — (iclon répète Périclès en Sicile. — Les Romains reproduisent la sagesse de Socrate dans le Forum. — Esdras Tait taire les prophètes. — Zoroastre imite Esdras. — Çakiamouni invcnle le bouddhisme. — Confucius fonde le culte des ancêtres, — et le Japon crée le pouvoir spirituel du Mikado.

A la fin du sixième siècle nous entrons dans une autre latitude; les objets changent de forme d'un bout à l’autre du monde; un éclair de bon sens illumine, non pas les masses, non pas les prêtres ou les guerriers, mais les individus, les solitaires qui deviennent les tribuns de la raison et qui frappent de la hache sur la forêt des innombrables préjugés qui encombraient l’humanité. Sans chercher à détruire les dieux qui s’offrent à leur regard comme l'étemelle hallucination des peuples, sans même soupçonner qu’on puisse songer à voir dans l'esclave plus qu’un instrument animé, ils concentrent leur attention sur leurs amis, sur les hommes des gouvernements, sur le peuple régnant, sorte d’oasis politique au milieu de la servitude universelle, et ils désarment les divinités qui demandaient des sacrifices humains, les oracles qui mettaient l’équivoque à la place de la raison, l'imagination exaltée et sanguinaire qui remplaçait partout la réalité par des chimères ; en un mot, l’odieuse folie des grandeurs baby-

Ioniennes, ou des prophéties judaïques, ou des pythonisses de Delphes, ou des chefs à la fois juges, prêtres et rois, mystérieusement cachés par le masque d'airain de la comédie pythagoricienne.

C’est donc ici 1ère des philosophes sans voiles, des hommes qui se hasardent enfin dans le monde de l’esprit avec l’unique arme de la raison, et, plus heureux que les Titans, ils escaladent le ciel et en chassent les dieux. Des penseurs surhumains enserrent l’univers dans l’étreinte de la métaphysique pour en faire jaillir les intentions de la nature, les éléments des choses, les principes de la justice exilée de la terre, et enfin des républiques idéales supérieures à toutes les républiques existantes. Des génies, auparavant inconnus, s’élancent aux derniers confins du possible. En quelques jours l’essence, l'atome, l'être, le non-être, la matière, le genre, l’idée, prennent la place vide de Jupiter, de Vénus, de Junon et des Muses; Socrate, Platon et Aristote détrônent à jamais Achille, Ulysse et tous les héros de l'Iliade, et leurs contemporains s’élèvent si haut dans la région métaphysique, que personne ne peut plus les y joindre. Avant eux la raison sommeillait, après eux tout est fait; on ne voit plus que commentaires, applications, résumés, extraits, imitations, c'est-à-dire des travaux scolastiques et subalternes.

Rien n’égale la précision des nouveaux synchronismes et l'exactitude avec laquelle ils portent, écrits sous leurs dates, les triomphes de la raison. C'est d'abord la révolution des Perses, la raison de Cyrus, le plus humain des conquérants, qui renverse le monstrueux empire de l’Assyrie et fait disparaître la fastueuse iniquité de Babylonc surprise dans le sommeil aviné d’une orgie religieuse. Plus

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tard, quand cette capitale s’insurge contre ses anciens sujets devenus ses maîtres, elle se montre encore dans le délire d’une orgie guerrière où elle égorge cinquante mille femmes et enfants pour supprimer les bouches inutiles, et si elle veille mieux sur son fleuve, et si le génie de la guerre, qui avait inspiré ses fondateurs, rend inutiles les efforts des Persans devant ses terribles murailles, sa raison ne veille pas et Zopyre l’aveugle par son éblouissant sacrifice. En lisant comment ce général se fit couper le nez, les oreilles et taillader tout le corps pour se donner aux assiégés comme un fugitif mutilé par le roi son maître; en le voyant ainsi victime volontaire de sa duplicité, traître par gloire, devenir capitaine des citoyens et les livrer en jurant de les défendre, on comprend que cet homme vivait dans un temps où la plus noire des perfidies était sacrée dès qu’il s’agissait d’anéantir un peuple dont les instincts sanguinaires et la hideuse lubricité avaient fatigué l’humanité.

La ruine de Babylone n’était pas encore consommée que l’empire des Perses, doublé de celui des Assyriens, se précipitait avec une force irrésistible sur l’Égypte. Jamais on n’égala l’impiété de Cambyse; jamais, ni avant ni depuis, on ne vit une plus horrible profanation ; tout ce qu’il y avait de vénéré dans les sanctuaires ou dans les tombeaux de cette mystérieuse nation fut livré aux outrages de l’armée : mais c’était encore la raison bravant de vaines idoles qui commettait ce crime nécessaire ; et, si les Egyptiens relevèrent leurs autels, ils renoncèrent à l'inhumanité antérieure et ouvrirent leurs ports à toutes les nations.

Nous avons déjà donné à cette époque le nom qu elle

mérite dans la Grèce ; mais à quel jour paraissent les philosophes de Milet, d'Élée ou d’Abdère? Quelle cause réveillait leur génie? C’était encore la chute de Babylone, d’où résultait l’élévation des Perses, qui remplaçaient l’antique Troie par un empire encore plus menaçant; et, puisque Xerxés jouait de nouveau le rôle de Priam, une nouvelle fédération lui opposait vingt-sept peuples, trois cent soixante-dix-huit vaisseaux et les immortelles victoires de Salaminc, Marathon et Platée. Bientôt la pression exercée par Xerxés fait jaillir du sol les mille forces poétiques des fédérés. L’architecture, la peinture, les arts, tout se renouvelle par l’enchantement insaisissable des muses; la trahison de Zopyre, la profanation de Cambyse se reproduisent, se multiplient sous mille formes gracieuses et enivrantes; une incrédulité voilée trahit les roides divinités des vieux temples, une science nouvelle force Delphes et Dodone à répéter ses oracles; une démocratie nouvelle imprime la trace de ses rêves aériens à des pierres, à des marbres, à des édifices, à des créations qu’on ne peut plus oublier, et la révolution se propage, grâce à Périclès qui s’empare d’Athènes et grôce à Athènes qui s’empare de la Grèce, où quinze millions d’hommes reçoivent ses ordres. Pas une ville insurgée contre son aristocratie, pas une émeute contre l’antique légalité qui ne pût compter sur le secours de Périclès, d’Alcibiade ou de Thrasybule. Les trirèmes athéniennes semaient le feu dans tout l’Archipel, et, au dénoûment de la crise, la fédération hellénique, deux fois plus vaste et entièrement rajeunie, dédaignait les villes jadis célèbres aux temps de la guerre de Troie, tandis que des villes auparavant inconnues faisaient la gloire de la Grèce. Sparte et Athènes»

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toujours ennemies, s'accordaient néanmoins pour diriger un soulèvement général contre l’avare oracle de Delphes, qui veillait au maintien des terres incultes, vouées jadis aux dieux de l'ignorance, et la Macédoine, naguère sans influence, ajoutait sa force à celle des combattant» de Salamine. La Perse elle-même, sans cesse sollicitée en deux sens opposés, tantôt par l’aristocratie de Sparte, tantôt par la démocratie athénienne, finissait par entrer presque dans le système général de la Grèce, je veux dire dans celte combinaison d’attentes assurées, d’interventions réciproques, d’alliances mêlées au jeu des partis qui constituent les fédérations naturelles, si supérieures aux pactes signés de propos délibéré.

L’Italie nous offre d’autres synchronismes; aux jours où commence le mouvement athénien, en 480, les démocrates de Syracuse s’insurgent contre les propriétaires pour ne s’effacer que deux ans plus tard devant Gelon, le Périclès de la Sicile, qui force les Carthaginois à abolir les sacrifices sanglants. Agrigcnte oublie à son tour l’épouvantable Phalaris et ses bronzes ardents, et nous la voyons sous Théon, frère de Gélon, et, en 470, en république, puisque sa rivale éternelle préfère la monarchie. Môme mouvement à Rhegium, à Thurium, à Lûmes, à Locri, surtout à Crotone qui s’élance sur l’asiatique Sybaris et extermine son opulente oligarchie, en prenant elle-même vers 494 la forme d’une plus large démocratie, où les pythagoriciens disparaissent dans un massacre.

Plus loin, ce feu de file atteint Rome qui, l’an môme de la chute de Sybaris, chasse les Tarquins et prend la forme républicaine généralisée par les Grecs. Ce n’est pas une simple forme politique, un changement de scène ou de

gouvernement, comme on en voit à chaque instant chez tous les peuples. C’est une révolution, je dirais presque cosmique, tant elle pénètre à fond dans le sol et au loin chez les nations. En effet, qu'étaient-cc que les fils de Romulus? Ils formaient un noyau monarchique et unitaire, exclusivement préoccupé de multiplier ses habitants, d'attirer des exilés, de voler des femmes, de foudroyer ses voisins, de faire le vide autour d’eux, de s’élever sur les ruines des vaincus, de s’enrichir de dépouilles opimes, où la religion consacrait pas à pas une conquête croissante dans le dessein de la rendre éternelle. Or, en expulsant les Tarquins, ils changent tout à coup dénaturé; leurs rois meurent en exil, la république devient leur gouvernement régulier. Serait-ce pour renoncer aux guerres, aux conquêtes, à l’unité que les rois propageaient les armes à la main? Non, c’est pour renaître sous l’impulsion de Salamine, de Platée, de Marathon contre les religions de l’Asie; de Syracuse contre les sacrifices de Carthage ; de Crotone contre le faste de Sybaris ; de Cambyse contre les mystères de l'Égypte ; de Cvrus contre l’iniquité de Babvlonc. S’ils font la guerre avec une forme hostile aux conquêtes, ils y gagnent de maîtriser leur propre destinée, qui les appelle à la domination du monde et de régner, comme autant de philosophes, sur la fatalité de leurs intérêts. En effet, qui voyons-nous à leur tète? Des hommes aussi incomparables dans la philosophie pratique que les écoles , d’Élée, de Mégare ou d’Athènes dans les théories métaphysiques. S'ils n’inventent ni le genre, ni l’idée, ni l’atome, ni l'essence, ils créent l'un après l'autre avec une force surhumaine les droits du citoyen, tels que nous les concevons encore aujourd’hui. Qui nous a révélé les notions de la plèbe, des plébiscites,

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des tribuns, de la loi agraire, de l’égalité civile, de l’égalité politique? D'où nous viennent toutes ces idées qui forment une partie intégrante de notre vitalité civile, si ce n’est du mort Sacré, du forum, des douze tables, des deux premiers siècles de la République romaine, dont les travaux dureront encore plus longtemps que les pyramides de l’Égypte et les chants de la Bible? — Mais, en expulsant les rois, Rome déclan; la guerre aux Étrusques, qui épousent la cause desTarquins; son mouvement unitaire menace les villes italiennes, toutes forcées de la suivre ou de la combattre; il faut donc que son histoire soit celle de Prcncsle qu elle protège, des Latins qu’elle naturalise, de Lapone dont elle accepte la soumission volontaire, des autres villes, en un mot, dont les édifices ne sont pas rasés ni les citoyens massacrés ou vendus. Qu'on célèbre donc la générosité de Porsenna, il représente chez lui Gclon ou Périclès; qu’on admire les délices de Capoue, ce sont les délices de la vie athénienne; qu’on partage l’étonnement des plébéienç à la vue de Veïes semblable h Troie ou de Volsinia peuplée de statues, ces villes paraissent au moment d’égaler Corinthe et Milet. Que si nous regardons les autres peuples qui résistent à des distances inconnues, pouvonsnous leur refuser les forces équivalentes que leur suppose le fait même du combat?

Ainsi, en 558, Babylone tombe; seize ans plus tard, l’Égypte des Sésostrides est violée; en 510, Sybaris succombe, les Romains chassent les Tarquins, l’Italie s’émeut, se renouvelle, et la Grèce enfante ses philosophes. Or, puisque les philosophes paraissent, ne faut-il pas que les prophètes se taisent? De retour à Jérusalem, les Juifs n’entendent plus leur voix fatidique, leurs prêtres n’ont

plus à redouter l'idolâtrie deBaal, et, v ers 40, Esdras réforme la religion judaïque en l'arrachant aux incertitudes de la tradition et au délire des croyants. Exactement sous la môme date, nous trouvons Zoroastre qui éclaire la Perse avec la lumière du Zendavesla ; et si nous poussons nos recherches plus loin, l’Inde, toujours digne d’ôtre la sœur aînée de la Grèce, donne le jour à la grande hérésie du bouddhisme, qui devient corrélative à l'indépendance des philosophes. Si dans la nuit nuageuse des superstitions et des légendes indiennes il est impossible de fixer une date et de mettre, pour ainsi dire, pied à terre ; si les lois, les philosophies et les poèmes s'y entassent pêle-mêle, livrés à des altérations continuelles, il est néanmoins certain que, vers 5Ô0, les doctrines de Çakiamouni acquièrent le sens nouveau d'une rébellion contre les castes et que, pour la première fois, leurs adeptes quittent l’Inde pour fuir l'indignation des brahmanes et pour chercher des prosélytes dans toute la terre. Semblables aux philosophes de la Grèce qui attaquaient la patrie, ils cherchent des amis partout, sans distinction de famille, de race ou de nation ; loin de s’arrêter, comme leur maître, à une théorie philosophique imitée de Kapila et contemporaine de Pythagorc, ils déchirent tous les voiles qui les séparaient des profanes, et, bannissant l’imposture des temps antérieurs, ils prêchent enfin que la distinction des castes est une illusion des sens, la transmigration des âmes un préjugé du sanctuaire, la richesse du inonde une vanité qui trompe la raison. Seul, le néant renferme, suivant eux, le bonheur suprême, et la foi seule au néant rachète l’homme de toutes ses misères, en le rendant égal à Dieu. De là, ils quittent leurs familles, leurs femmes, leurs biens, se vouent aux initiations d’une

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pénitence méditative cl fondent une église dont les couvents se répandent dans toute l’Asie et où l’ascétisme, au lieu de s’évaporer dans les sacrifices insensés des brahmanes, se tourne en œuvres utiles, en aumônes fraternelles, en actes de bienfaisance au profit de l’humanité.

Au moment même où le bouddhisme donnait au Gange un progrès équivalent à la métaphysique des Grecs et à la politique des Romains, la Chine, aussi positive que l’Inde est nébuleuse, accomplit sa révolution avec la philosophie de Confucius, sorte de Socrate sous la forme d’un conseiller d'État. Plus d’inertie, plus d’inaction: le sage n’est plus borgne, solitaire et muet par calcul, comme le voulait Lao-tsé; la philosophie ne. veut plus de la liberté négative et antisociale qui fractionnait la Chine et la conduisait à former un empire quasi lartare et nous dirions presque germanique. Poli, persuasif, inébranlable, le nouveau maître s’adresse à la foule qui recueille avidement ses paroles sympathiques; rien ne le rebute; il aborde les plus vulgaires individus, il s’ouvre par tous les pores aux impressions qui lui viennent du dehors, et ce sont elles qui réveillent en lui la réminiscence de l'ancienne sagesse, de môme que l'interrogation réveillait les idées de Socrate cl la dialectique celles de Platon. >'c nous étonnons donc pas s’il apprend la musique, la gymnastique, s'il étudie le cérémonial religieux et civil, l’arithmétique, la calligraphie et jusqu’à l'art de conduire un char traîné par des bœufs; rien aussi de plus naturel que sa maison se transforme en un lycée ouvert à tout venant; qu’il voyage sans cesse suivi de la foule; qu'il s’enquière de la sagesse, des usages, du sort des peuples les plus lointains; ce sont autant de voies qui le ramènent au souvenir de l’antique unité,

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du temps primitif, des premiers rois qui découvrirent pour la première fois l’art d'obtenir l’obéissance, source première de toute vertu. Dans sa pensée, les premiers chefs de l’empire ont été les inventeurs du ciel, de la terre et de l’univers entier, et, de même que Platon voit partout un reflet de Dieu, il voit partout une trace du grand fds du Tien, un indice précieux sur le grand art de lui faire des révérences. Jlais, en croyant ressusciter une sagesse imaginaire, il en crée une nouvelle dans le culte des ancêtres, dans la religion des cimetières et dans sa hiérarchie naturelle qui soumet l'enfant au père, la femme au mari, les vivants aux morts et tous les êtres à l’empereur, obéissant lui même au plus ancien de scs ancêtres. La Chine se transforme ainsi et accomplit en même temps le progrès théorique des Grecs et pratique des Domains. Vaincus, désarmés, méprisés, les anciens disciples de Lao perdent jusqu'au sens de leur doctrine; désormais incapables d’expliquer la toute-puissance de leur sage, humble, inerte et aveugle, ils en font un nécroman, se livrent à la magic et tombent, au milieu de la plus vile multitude, à l’état de devins. Leur chute répond ainsi à celle des pythagoriciens massacrés à Crolonc, des Tarquins qui ne revoient plus leurs palais, des prophètes juifs réduits à un mutisme étemel, des sacrificateurs deCarthage, qui cessent d égorger des victimes humaines, et de ceux de Moloch interdits devant l'humanité de Cyrus. Quand on se souvient d’ailleurs qu'à cette époque le Céleste Empire était fractionné comme la Grèce, quand on pense que les guerres et les séditions rendaient les peuples et les rois aussi attentifs à la parole de Confucius et de ses adeptes que les républiques et les tyrans l’étaient aux doctrines des écoles athéniennes on

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milésiennes ; quand on considère enfin que depuis celte époque personne en Chine ne surpasse le fondateur du culte des ancêtres, pas plus qu’en Occident personne ne s'élève plus haut que Socrate ou Platon, on ne saurait méconnaître cette longue série de synchronismes arrivant à la Chine sous le choc des Tartarcs, et secouant enfin le Japon qui surgit pour la première fois indépendant sous le Mikado. Quoique nous soyons sans renseignements sur la première apparition de ce chef de l’extrême Orient, aujourd’hui encore il est un pouvoir spirituel, et on conçoit qu'il soit né aux jours de la philosophie grecque, du bouddhisme indien et de la morale chinoise.

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