‹ Histoire de la Raison d'EtatChapitre 35 sur 112 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

LES CONQUÉRANTS iii-i

Alexandre chef de la démocratie hellénique. — Sea funérailles résolvent sa révolution. — Les Romains propagent leur propre sagesse les armes i la main. — Ce sont les architectes du destin. — Conquêtes corrélatives des Partîtes, — de Chi-hnang-ti qui réunit tous les peuples de la Chine, — et du Prince des guerriers qui surgit au Jupon en dehors du Mikado.

• Au quatrième siècle avant notre ère, c’est le fait des conquêtes démocratiques qui marque une date nouvelle et contemporaine chez tous les peuples, et la guerre dirigée par la philosophie et la morale propage partout ces instituions que l’ère antérieure avait réservées comme le privilège de quelques centres exceptionnels. C'est ainsi qu’en Grèce, à la révolution de Périclès, nous voyons succéder les conquêtes d’Alexandre.

Qui n’a pas admiré cette apparition, la dernière et la plus splendide de ce peuple? Quel homme parcourut depuis ce sillon lumineux dans l’histoire? Les modernes ne sont-ils pas près d'imiter scs contemporains qui voulaient l’adorer? Cependant sa gloire sort de toutes les catégories habituelles des jugements et semble s’évanouir au creuset de la critique. Conquérant, il n’a pas fondé un empire; roi, il n’a régné nulle port; législateur, il n'a pas laissé de lois; capitaine, il trouve des émules à Babylone, en Tartaric, à Rome; d’autres poussent plus loin leurs armées, d’autres découvrent de plus vastes régions, d’autres encore laissent des traces plus durables.

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