ÉCOI.E RÉPUBLICAINE DE VENISE
Revirement complet; lo despotisme espagnol fait célébrer la liberté républicaine. — Apologistes <le la république île Venise : Contarini, Garimberto, Menimo, — Gianotli dernier défenseur de la liberté florentine, — ses admilablcs illusions mêlées de colères rétrospective». — Foglietta, représentant de la démocratie génoise. — Salomonio, tribun du bon sens contre les papes. — Vida oppose l'état de nature aux tyrannies de son temps.
Sous Charles-Quint, l'Italie changea de face : de libre qu’elle était et fédérale, elle tomba sous le joug d'une monarchie étouffante et presque universelle; son pape, son empereur, ses sectaires, ses seigneurs, tous ses chefs obéirent aux ordres de Madrid, cl leur asservissement fut d’autant plus complet, qu’il était plus nécessaire pour protéger toutes leurs traditions en présence de l’insurrection protestante. A partir de cette époque, le despotisme disparait de tous les livres distingués, personne ne rappelle cette servitude enthousiaste qui avait constamment été la forme de toutes les grandes pensées de la nation ; et c’est, au contraire, la liberté que l’on rêve et qui répand les attraits du fruit défendu sur les travaux les plus importants de la politique italienne.