‹ Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois, 1716-1791Chapitre 29 sur 104 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Concessions obtenues par la compagnie d'Anzin. — Achat des droits seiçneurianx. — Lottes à l'occasion de ces droits. — 47o7- 1791.

Le principe

de la concurrence va

admis par la compagnie •jl 1».- uidrouin. fcH'5i

a compagnie Désandrouin , en luttant avec le marquis de Cerna),

ï * disait avec raison , qu'il serait odieux que tout Part des concurrents

■Ç- consistât à s'emparer des établissements tout formés , mais elle avouait

^ que « la simple concurrence pourrait devenir généralement utile » (I).

Elle disait :

(1) Observations sur le local, etc., p. 25.

» L'utilité publique veut une autre route ; elle exige que l'on fasse de nouvelles recherches, de nouvelles découvertes, dont l'extraction soit, s'il est possible, moins dispendieuse que les mines actuelles. Alors ces compagnies seront en état de baisser les prix. Les profils immenses que Ton suppose dans l'exploitation présente, se diviseront entre plusieurs ; celte concurrence ne pourra produire que de merveilleux effets pour les peuples ; et c'est afin d'accélérer ces heureux fruits que le vicomte Désandrouin et consorts viennent de faire un sacrifice.... » (1). Suit la mention de l'offre d'abandonner les terrains à droite et à gauche des exploitations existantes , offre dont nous avons déjà parlé (2).

i>ar ]a La compagnie de Cernay professait les mêmes principes. Après avoir dit que :

compagn» (( j marchands de Lille, Douai, Cambrai ne peuvent avoir du sieur Désandrouin

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la moitié des charbons qu'ils demandent ; que les voituriers qui viennent de Picardie, du Vermandois et du Cambrésis attendent le plus souvent deux ou trois jours à ses fosses avant d'être chargés » (3), elle ajoutait :

« L'unité du privilège cause la rareté du charbon

» La multiplicité de l'entreprise en procurera V abondance » (4).

Repoussé par Une fois la réunion opérée , le but à atteindre étant autre , la compagnie

la compagnie ...... . . . ,-,.. . . ,

d Anzin. d An/.iu suivit une autre voie et tint un autre langage. Mlle chercha a concentrer dans ses mains la concession de tous les terrains que l'on pouvait considérer comme utiles. Elle fit tous ses efforts pour repousser la concurrence. — Instruite

(1) Mémoire pour Désandrouin contre de Cernay, p. 63 et 61.

(8; Voir ci-dessus, p. 106.

r. Mémoire pour de Cernay contre Désandrouin ■., p, 18.

(4) Idem. p. 19. — Ce langage, la compagnie d'Anzin le tint de nouveau , en 1791, lorsque la propriété des mines était remise en question : « Il était bien a souhaiter, disait-elle, que la découverte de quelques •nouvelles mines de charbon se fasse dans le nord de la France. .. . » « L'entreprise d An/.in. . . . désirant seconder les vues bienfaisantes des administrateurs du département du Nord , pour la découverte d'une nouvelle mine dans le pays, elle s'empressera toujours d'aider de ses conseils el de l'expérience de ses mineurs les plus instruits , ceux qui désireront entreprendre un i il travail dans le département » (Réponse et observations sur l'anulyse, etc , 1~91, p. 21).

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