‹ Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois, 1716-1791Chapitre 45 sur 104 · DL H W> AIT, TAPIT IMPERIAL QUE FRANÇAIS. 1U · texte numérisé non relu

DL H W> AIT, TAPIT IMPERIAL QUE FRANÇAIS. 1U

Des rivages de Mous, (suivant que- ce soit

de Bossu , St-Guilain, Quarignon ou Jcm- J l)u cent do waguès et

mapes), à Coude do "20 à 24 1. tournois, idesforges a l'avouant , 20

, , , „ . , ( muids de forées pour un

De Condé a I ouraay 18 1 I, J(. *8

De Condé à Gand 26 1 }

Dos rivages de Mons (eoinnie ci-dessus) '

,i Condé de 16 à 20 1. hainaut.

Dos rivages de Mons à Tournav de 22 à 22 1. 40 patars |

Dos id. à Gand de 31 à 31 1. 40 p. |

Des id. à Douai de 48 à 48 1. 40 p.

Des id. à Arras de 67 à 67 1. 40 p.

De Frcsnes à Douai en hiver . 7 patars 1/2.

De id. ■ en élé 6 patars 1 '2.

De Fresnes à Tournai 6 1. hainaut.

De id. àGand , 15 1

Même mesure.

La rasière.

Du cent de wagues.

Do Fresnes à

Tournai 12 1. hainaut \ Du cent de

wagues.

De Fresnes à Douai 60 1

De id. a Lille 65 1

De id. à Tournai 12 1

De id. à Gand 25 1. argent de Gand.

D'Anzin à Condé 9 1. hainaut . .

De Condé aux diverses destinations comme en 1733

D'Anzin pour Condé . . 10 1. hainaut .

Do Fresnes et Vieux-Condé par Tournai ... 14 1. h

pour Gand.- ... 24 1. h

pour Douai' 7 patais 1/2 .

id. pour Lille 8 patars. ...

De

id.

id.

Du cent de rasières.

60 rasière font 100 wagues

Du cent de wagues.

Du cent de wagues fesant 60 rasières.

Du cent de 60 rasières, mesure d'Anzin.

Du cent de 60 rasières, mesure de Tournai.

Du cent de 60 rasières, mesure de Gand.

A la rasière, mesure de Douai.

A la rasière, mesure de Lille.

Conséquences Le prix de la houille dWnzin étant de 85 c. en gros (1) au quintal métrique, il devait être, pour le marchand , non compris l'octroi , à Moriague , de 1 fr. 02 e. ; à Douai de 1 fr. 22 c. ; à Lille de 1 fr. 39 c. — Pour Dunkerque le fret portait le prix à plus du double du prix de vente (2).

La compagnie dWnzin dut subir ces entraves. Elle avait lutté avec succès contre les seigneurs du Hainaut , elle succomba contre les bateliers de Condé. — Elle ne put avoir des bateaux à elle (3). — Elle ne put rétablir la navigation de Valencieunes , malgré l'aide que lui prêtèrent les magistrats de toutes les villes de Hainaut , de Flandre et d'Artois qui avaient à souffrir des privilèges de la navigation de Condé (4). — Il est vrai que le prince de Croy, quoique régisseur

ces documents ferait un volume. La discussion toutefois ne porte pas sur le chiffre du fret , c'est un fait que l'on ne pouvait altérer ; mais sur le bénéfice plus ou moins grand fait par les bateliers. C'est une question qui nous a paru en quelque sorte insoluble aujourd'hui.

(1) Voir ci-dessus, p. 160.

(2) « Les rivières, dit L. Mathieu , les canaux , les ponts, les entrées des villes sont hérissées d une multitude de droits locaux de toute espèce , en voici la preuve :

» Deux mesures de charbon d a.nzin, qui coûtent à la mine environ 50 sols, reviennent à 5 I. 10 s. etG 1. à Dunkerque, et cependant elles ne paient aucun droit d'entrée ; voilà une augmentation de plus de 100 p. % sur une navigation la plus aisée et la plus facile » (Réponse et observations sur l'analyse, etc., p. 14).

ô' La compagnie avait fait construire des bateaux qu'elle appelait des magasins flottants. On lui interdit de s'en servir. ( Documents divers , trop nombreux pour être cités).

;4) Documents divers , trop nombreux pour être cités. — Lorsque, vers 1769, les bateliers de Valenciennes voulurent faire revivre leurs privilèges, usurpés par les bateliers de Condé, la compagnie d Anzin leur vint en aide. Nous avons trouvé , aux archives de la mairie de Valenciennes , la minute d'une lettre qui parait confidentielle et qui dit : « L'objet qui donne le plus de crainte à la navigation de Condé , et qui parait très -fondé , c'est qu'elle prévoit que la société Désandrouin composera la navigation de Valenciennes et en fera tout le commerce, 1 objet de ce compère étant de battre en ruine tous ceux qui n'abandonnent pas la partie qu'il entreprend. » — « Elle est môme persuadée que c'est lui qui fait agir les débris de cette navigation. » (Papiers de la navigation de Valenciennes. B du dOSSier 11 ).

Une dernière tentative parait avoir été faite en 1783. Un avis au public fut affiché pour inviter les bateliers de Valenciennes a se faire inscrire. « Des citoyens véritablement zélés pour le bien de la ville, y est-il dit, et qui ne veulent pas être connus, ont offert de prêter à chacun des six premiers bateliers qui seront admis dans son corps de navigation et qui auront leurs bateaux dans son port, une somme d'argent sans intérêt, pendant plusieurs aimées.... s ( Idem. Affiche imprimée, dossier 10';.

de la compagnie, soutenait de tout son pouvoir les bateliers de la ville de Coudé, dout il était le seigneur et le commandant militaire (1).

Toutefois, bien que la compagnie d'Anziu eût à souffrir des privilèges de la navigation de Condé, et bien que le canal de St. -Quentin, dont les travaux étaient poussés avec activité par un des régisseurs de la compaguie (2), n'offrît point alors à nos houillères le débouché du bassin de la Seine , la compagnie d'Anziû n'en était pas moins dans un état très-prospère. — Elle le devait, et à sa bonne administration , et à d'autres débouchés qu'elle a perdus depuis (la Belgique et même la Hollande), et à l'absence de concurrents en France, et peut-être à l'infériorité de l'industrie Belge.

Et , en effet , malgré les développements donnés aux établissements houillers du Hainaut Français, malgré l'introduction annuelle de 600,000 barils venant du Hainaut Impérial, les produits de la compagnie d'Anzin se trouvaient absorbés presqu'entièrement et par les besoins du Hainaut Français et de la Flandre Française et par ses exportations.

Commerce Au moment de la Révolution, le commerce de la houille , dans nos pays , peut

,1c la houille t '

dans le se résumer ainsi, en nombres ronds :

Hainaut.

Les privilèges des bateliers de Condé, provisoirement maintenus en 1790, ne furent abolis qu'en 1791. (Décret du 30 août 1790. — Loi du 12 juin 1791. Pièces justificatives).

(1) On voit, dans les registres aux délibérations du conseil municipal, de Valenciennes , que ce conseil attribue la cessation de notre navigation intérieure (voir t. 1, p. 47 et 62 ) à l'influence particulière de la maison des ducs de Croy qui , étant seigneurs de Condé , ont cherché a favoriser uniquement cette ville. ( Délibération du 21 messidor, an XI ).

Une lettre du 1er mai 178ti, écrite par le subdéléguô de Condé à l'intendant du Hainaut, fait mention de tentatives d'envahissement de la part du bailli de Condé. Au lieu de renvoyer au subdélégué un projet do règlement pour la navigation, il en avait rédigé un autre qu'il avait fait adopter par l'assemblée des bateliers, et leur avait déclaré « qu'il l' allait envoyer à M. le duc de Croy, et qu'à son retour il déciderait de toutes choses sur l'objet de l'administration de la finance et do la polico du corps de cette administration. » — « Il est impossible , dit la lettre, à aucun subdélégué de faire votre service dans ce district si vous ne daignez le soutenir, avec l'autorité qui vous est attribuée, contre les entreprises des officiers do M. le duc de Croy. » (Archives du département du Nord. Papiers de 1 intendance du Hainaut, Liasso 59

(2) Voir la notice sur Laurent à la lin de l'ouvrage.

La compagnie d'Anzin fournissait annuellement (1) 3,700,0001 ;' '

la compagnie (TAniche (2) 40,000 1 3»7A0'000

Il entrait, de Belgique, par Coudé (3) 1 ,500,000

Ensemble 5*240,000

sur quoi, la compagnie d'Anzin exportait en Belgique (4) 800,000]

au moins, — et des 1 ,500,000 q. m., venant de Bel- [ 1 ,400,000

gique, il en transitait (3) 600,000)

Restaient, pour être consommes en France (5) 3,840,000

Si Ton en croit le directeur Mathieu , le département du Nord aurait consommé à lui seul 4 millions de q. m. (G), chiffre évidemment exagéré et que Ton peut hardiment réduire d'un quart 3,000,000

Nous aurions conséquemmenl vendu à l'Artois et à la Picardie 840,000

1) Voir ci-dessus, p. 157.

(2) Voir plus bas lorsque nous parlerons de cette compagnie.

(3) Le montant des droits à l'entrée et au transit du charbon Belge à Condé était annuellement de 300,0001. (Réponse et observations sur l analyse , p. 6. — Mémoire sur l'importation du charbon de Mons, p. 13). — D'un autre coté, l'importation était de 600,000 barils, soit 900,000 quintaux métriques (Mémoire sur l imporiation du charbon de Mons, p. 9 et 13) . — D'où il résulte : — perception totale 300,000 francs.

pour 900,000 quintaux métriques, à 25 c 225,000

Reste 75,000 pour le transit, ce

qui, au droit de 12 c. 1/2, représente 600,000 quintaux métriques. — C'est du reste à peu près le chiffre du transit de 1751 et 1752. ( Réclamation sur l'impôt du vingtième, 22 novembre 1752 ). — Les Résumés des travaux statistiques de l'administration des mines ne comptent à l'entrée que 500,000 quintaux métriques au lieu de 900,000.

4) Nous disons : au moins 800,000 quintaux métriques, parce que c'est le chiffre do la production en charbon maigre , et que presque tout ce charbon allait en Belgique , et aussi du charbon gras. — Voir ci-dessus, p. 168.

5 Les Rtsumés des travaux statistiques de l'administration des mines donnent le chiffre de 4.500,000 quintaux métriques pour la consommation de toute la France. — Il est très-probable que les documents qui ont servi de base, tant pour la consommation que pour la production , ne comprenaient pas nos provinces ou l'administration des mines n'avait painl d'ingénieur en litre. ^Voir ci-dessus, p 158 et t. 1. p. 285).

tj) La consommation du Nord aurait été de 3,000 bateaux de la contenance de 1.350 quiuUiux métriques I on {Réjnnse et observations sur l analyse, etc.).

<H£§§§$ 178 Hi*3*o

Bcnelifi b

de la

compagnie

d'Auzin,

Ces faciles débouchés pouvaient comprenser bien des entraves. Aussi ne s'étonnera-t-on point , après tout ce que nous avons dit du développement des établissements de la compagnie d'Anzin , qu'elle ait pu réaliser les bénéfices que nous allons dire.

Nous avons vu, par l'aveu même de la compagnie Désandrouin , qu'avant la réunion, son état était très-prospère (1). — Immédiatement après cette réunion (1757), une mise de fonds fut ordonnée, de 2,000 florins par sol (2), soit 48,000 florins (60,000 1.). En janvier 1759, ces 48,000 florins étaient retournés aux mains des actionnaires, avec des bénéfices en plus (3), bénéfices dont le chiffre nous est inconnu.

Vers 1771 , le sol rapportait (4) plus de 12,000 florins (15,000 1.), ce qui donnait, pour les 24 sols, 288,000 fl.ou

De 1764 à 1784, la moyenne des bénéfices a été de

Mais d'une époque à l'autre , ces bénéfices ont été augmentés dans la proportion de 3 à 6 1/2 (5).

360,000 livres.

En 1779, les bénéfices répartis étaient de (6). 700,075

(1) Voir ci-dessus, p. 149. — Les sociétés réunies de Thivencelles , etc. , dans leur mémoire du 23 décembre 1843 [p.T), disent.- « Nous pourrions établir, à l'aide de documents trouvés dans la succession de M. Désandrouin, qu'à une époque très-rapprochéo do l'annéa 1737, les mines exploitées sur le territoire de t'resnes lui rappportaient annuellement plus de 37,000 florins. »

(2) Mémoire pour Dupio contre Cordier, p. 29.

(3) Idem, p. 30.

(4) Idem, p. 3t.

(5) Avis du directoire du district de Valenciennes du 18 germinal an III, d'après un petit registre écrit de la mai» du marquis de Cernay [Pièces concernant la demande en indemnité , etc., 182.ï, p. 43 — « Rien n'est épargné dans cette exploitation , disait en 1765 la subdélégation de Valenciennes, elle est dispendieuse, mais les entrepreneurs en sont largement dédommagés par son produit » (Mémoire sur 1rs mines et minières de la subdélégation de Valenciennes) .

6) Journal de Léonard Mathieu. — Monnet écrivait , en 1780: </ Les actionnaires de ces mines

Tableau n» 8. TABLEAU

DES RECETTES ET DEPENSES DE L'EXPLOITATION DES MINES D'ANZIN etc., EN 1780.

D'APRES DILIDONNÉ , T. 2. P. 21 A 23.

25,000,000 de myriàgrammes de charbon marchand 3,125,OOOf.

3,000,000 de myriàgrammes de charbons sale et menu employés dans rétablissement ' 270,000

Nota 8 J'ai trouvé juste de porter en recette Les quantités de charbon qui tont consommés à l'usage des pompes à feu de l'exploitation , puisqu'elles sont en effet un produit de l'exploitation , et que le prix en est porté en dépense , mais je n'ai évalué le charbon employé à cet usage qu'aux 3/4 du prix du charbon marchand , c'est-àdire à 9 c. le myiïagTamme tandis que l'autre est porté à 12 c. 1/2. »

Total 3,395,000 f.

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