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afin d'aviser à réclamer la conservation de ses droits (1), ce à quoi elle réussit.
Concession En effet, en 1 78G , par arrêt du 13 juin, la compagnie de Mortagne obtint
définitive ..... . .
accordée a la une concession délinilive, pour trente années; celte concession portait sur : ™^'e « les mines de charbon qui pourront se trouver dans le territoire de la seigneurie de Mortagne, situé entre l'Escaut et la Scarpe, au nord-est de la partie contentieuse de la subdélégation de St.-Amand , dans celui situé à la rive droite de l'Escaut et à la rive gauche de la Scarpe où Maulde est situé , et dans celui de la partie nou contentieuse de St.-Amand, sur la rive gauche de la Scarpe » (2).
Situation La compagnie songe alors à reprendre ses travaux. Nous avons sous les yeux
des travaux . . , . .. . , , «~n~, i
et suite à leur un rapport de son ingénieur Wartlio , du 28 mars 1 toi ; ce rapport expose la dî?87r situation de l'entreprise , que l'on peut résumer ainsi :
Fosse Capotte , sur Notre-Dame-aux-Bois. — « Par les travaux intérieurs de la fosse Capotte, il est prouvé que cet emplacement ne se trouve point être le passage des veines du Vieux-Condé , puisque dans cette fosse , la marche » des bancs et des filets de veine qu'on y a rencontrés suit une autre direction. — C'est d'ailleurs un terrain irrégulier. On y a suivi un filet de charbon et sa faille a 67 toises au midi.
Fosse Macho , sur Forest. — Rocher également brouillé. On y a reconnu deux petites veines.
Fosse de la Maison- Blanche, sur Bruille. — « On a reconnu une régularité constante dans la pente de tous les bancs de roc , dans l'espace de 12 toises d'approfondissement. » — Dans le roeber on a trouvé un filet de veine.
Il résulte des observations faites sur ces trois fosses , que le rocher qui passe à Vieux-Condé reprend « son cours à proportion qu'il s'éloigne vers le nord. »
(1) Délibération du 7 novembre 1785.
(2) Arrêt du 13 juin 1786 (pièces justificatives).
*>mm 246 mms*
Fosse du Bois-des-Haies , à Forest, à l'ouest de Capotfe — « On y a découvert un rocher étranger connu sous le nom de canestel (le caneslel est une pierre calcaire que les veines de charbon évitent), dont les eaux ont nonseulement submergé la fosse , mais même rejailli au jour (1). » — Ces eaux étaient, comme nous l'apprend Monnet, une source d'eau chaude sulfureuse semblable à celle de St.-Amand (2).
L'ingénieur de la compagnie conclut de ces faits: que le terrain brouillé reconnu aux trois premières fosses est un cran qui interrompt la marche des veines de Vieux-Condé ; que ces veines se détournent soit au sud soit au nord de Forest et de la Maison-Blanche. — Il propose d'établir une fosse sans s'éloigner de plus de 2 à 300 toises sur la ligne de la fosse de la Maison-Blanche , du nord au sud. On laisserait subsister cette dernière fosse pour servir, au besoin , à l'épuisement des nouveaux travaux. On prendrait provisoirement la machine qui s'y trouve pour servir à la nouvelle fosse. On comblerait les fosses Macho et Capotte, « qui ne seront jamais d'aucune utilité, » et on démonterait la machine de Capotte, « dont plus de moitié est fracturée et pourrie » (3).
Fit-on ce que proposait Martho ? Nous l'ignorons complètement. Mais nous voyons, en juillet 1787, deux réunions des intéressés, l'une pour entendre le compte général rendu par le directeur, le sieur Dubois, de Mortagne , depuis
(1) Mémoire de Mathieu sur les fosses de la compagnie de Mortagne.
(2) Monnet, qui visita nos localités en 1780, parle des nombreuses tentatives faites à Notre-Dameaux-Bois : « Là , dit-il , je vis des percements considérables qu'on avait fait à dessein de trouver du charbon de terre. ... A 36 toises de profondeur, on rencontra trois petites veines de charbon d'un pouce d'épaisseur, qui donnèrent les plus grandes espérances. En effet , se croyant sur la même ligne du Vieux-Condé et de Fresnes , on ne douta nullement qu'on ne fût près de rencontrer les grandes couches qui sont en exploitation en ces lieux ; mais ces espérances s'évanouirent à 45 toises, où l'on ne trouva qu'un banc très-considérable de pierre calcaire , que les ouvriers avaient prise , très-mal à propos, pour la roche curielle (le grès houiller) , qui d'ordinaire couvre, dans ce pays , le charbon. Au lieu de charbon , il sortit de ce banc une source d'eau chaude sulfureuse, toute pareille à celle de St.-Amand, qui monta avec tant de précipitation, que les ouvriers eurent à peine le temps de se sauver » [Atlas et description minéralogique de la France, p. 52. — Etat des mines et des forges du Hainaut. 1782). — Il est bien clair que Monnet confond Notre-Dame-aux-Bois avec les lieux cireonvoisins, la fosse où fut découverte la houille avec celle d'où partit la source dont il parle.
(5) Mémoire de Martho sur les fosses de la compagnie de Mortagne.
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l'origine de la nouvelle société (1773) , l'autre ayant pour objet la liquidation (I).
Nombre
de puiJde ^0US crovons pouvoir résumer ainsi les travaux de la compagnie de Mor-
i-i9 à 1787. tagne
En 1 749 , sur Flines 1 puits.
En 1750 , sur Notre-Dame-aux-Bois. 1
En 1 75 1 , sur Forest 1
En17G0, surBruille 2
En 1 762 , sur Odomez I
En 1 766 , sur Forest. 1
En 1 773 , idem 1
En 1 773 et 74, sur Bruille 2
En 1 774, idem 1
Total 11 (2).
(1) Délibérations des 24 et 51 juillet 1787. — Si des travaux postérieurs eurent lieu , ils furent évidemment insignifians. La preuve en est dans les résultats d'une enquête faite en 1829 par devant l'un de MM. les juges-de-paix deSt.-Amand. Cette enquête avait lien sur la demande de la compagnie Lacoste et Ewbanck, plus tard compagnie de Bruille. Dans la minute d'une lettre du sous-préfet de Valenciennes à l'ingénieur des mines, on lit : « L'enquête a eu lieu le 11 mai. 14 témoins, tous septuagénaires, sauf un seul âgé de 66 ans , plus le maire, déposant de la notoriété publique , mais fermier de M. Ewbanck , ont été entendus. Il résulte de leur déclaration que le comte de Montboisier, propriétaire du bois des Hâves, associé à divers particuliers, tels que MM. de Thieffries de Rœulx , Derasse, de Tournai, etc., ayant obtenu une concession, avaient ouvert plusieurs fosses dont les endroits sont clairement désignés ; que la plupart de ces fosses ont dû êlre abandonnées par suite des difficultés qu'offraient les eaux ; que cependant celles dites Capotte et Macho ont été poussées à la profondeur convenable. Quant au succès de ces dernières, plusieurs témoins se sont exprimé dubitativement, d'autres n'ont exprimé que des ouï-dire : cependant, il parait résulter de l'ensemble de leurs dépositions que la fosse Capotte n a point donné de charbon , et que celle Macho en a donné de bonne qualité. Six témoins affirment en avoir vu. Interrogés sur la cause de l'abandon des travaux , ils ont dit que le bruit public avait accusé la compagnie d'Anzin d'avoir secrètement gagné les ouvriers, » (Archives de la sous-préfecture de Valenciennes). — On voit celte accusation reproduite à peu près chaque fois qu'une compagnie est obligée d'abandonner. Voir notamment à la fin du chapitre suivant. — Quant à ce qui est des travaux de la compagnie de Mortagne, il est évident que si l'enquête a révélé les résultats de ceux des fosses Macho et Capotte, elle eût à plus forte raison révélé les résultats de travaux postérieurs s'ils en eussent donné.
(2) Voir le plan général à la fin du volume. .34
Nouvelle gn 4739 un sieur Adet, docteur-récent de la faculté de médecine de Paris,
demande 7 °
en concession, demandait la concession des terrains bornés par une ligne partant de la limite d'Odomez et de Fresnes pour aller sur le clocher de Yicoigne, par le pavé de Valcnciennes àSt.-Amand, la Scarpe et l'Escaut, c'est-à-dire une concession prise partie sur celle d'Anzin , partie sur celle de Mortagne. Celte demande n'eut point de suite (1).
Pillage II nous a été dit par des intéressés qu'à l'époque de l'invasion des Autrichiens,
du matériel. « ~/-»^ 1 -i • 1 • • e -ti »
i792 en 1 <92, les ustensiles, qui se trouvaient alors remises , lurent pilles.
(1) Mémoire sans date du sieur Adet. — Notes du ministère des travaux publics. Bureau de statistique ( carton Nord ) .