‹ Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois, 1716-1791Chapitre 61 sur 104 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Recherche et découverte de la houille à Saint-Sanlve. 1767-1791.

Concession

a la compagnie

d'Anzin.

ous avons vu que la compagnie d'Anzin , en se formant , avait ellemême demandé que Ton restreignît les limites de la permission royale accordée à la compagnie Désandrouin ; que notamment elle ?S abandonna les terrains situés entre l'Escaut et le Honneau, compris dans la concession de cette dernière (1).

La compagnie crut devoir revenir, en partie du moins , sur telle déler-

(I) Voir ci-dessus, p. 135.

mination. Et en effet, le roi , par arrêt du conseil du 27 janvier 1TG7, accorde au sieur Laurent, associé et régisseur des mines d'Anzin, par conséquent pour sa compagnie (1), la concession des mines de charbon qui se trouvent dans l'étendue de la banlieue de Valenciennes à la rive droite de l'Escaut, y compris St.-Saulve, la Briquette et Marly, pour 36 ans , à la charge de payer une rente annuelle de 300 liv. du jour de la concession et de 2,000 liv. du jour de l'extraction (2).

Demande En octobre 1769, le sieur Hypolite— Joseph Martho , ingénieur, pour lui et sa

de concession . . , . .. .. , ......

par la compagnie , se pourvoit par devant le conseil-d état pour obtenir 1 autorisation CXrihoie d'exploiter la rive droite de l'Escaut , « afin d'établir, dit-il , une concurrence 1769 nécessaire pour faire diminuer le prix du charbon dont la compagnie exclusive d'Anzin était la maîtresse depuis AO ans. » Il croyait être sur le point d'obtenir l'objet de sa demande, lorsque le sieur Laurent se présenta avec l'arrêt de 1767. — Cet arrêt paraît au sieur Martho « surpris à la religion du conseil , puisque le sieur Laurent, étant principal associé delà compagnie d'Anzin , se trouvait avoir obtenu par cet arrêt une exclusion de privilège si considérable, qu'elle était par là en état d'arrêter toute autre exploitation concurrente. » Il attaque cette concession donnée « secrètement et inutilement au sieur Laurent, puisque depuis trois années il n'en avait fait aucun usage et qu'elle aurait toujours été ignorée sans la demande du sieur Martho qui réveille les craintes de la compagnie d'Anzin » (3).

Désisiement Cependant M. Laurent, par lettre du 29 juin 1770 , se désista de ses droits dela . à la concession que demandait M. Martho (A). A la suite de ce désistement , le

compagnie ' v ' »

d'Anzin. <| G septembre de la même année , la compagnie Martho obtint , pour trente ans, la concession des mines qui pourraient se trouver « dans la partie de la banlieue

(1) Voir ci-dessus, p. 125 et l'art. 4 du contrat de société.

(2) Arrêt du 27 janvier 17G7 ( pièces justificatives ). — Nous avons dit et prouvé, t. 1. p. 265 et 270 que cet arrêt et un second du 31 janvier t7G7, qui accorde au sieur Laurent la concession d'enclavemens sur la rive gauche déjà concédée à sa compagnie, que ces arrêts, disons-nous , étaient des concessions seigneuriales pour des terres dont le roi était le seigneur et dont il disposait a ce titre en vertu des chartes de la province.

(") Arrêt du 20 avril 1771 ( pièces justificatives ).

(4) Lettre jointe à l'arrêt du 3 juin 1775 dont il sera parlé plus bas.

CONCUSSIONS accordées à La. (75 Martho par arrêts des 2 î) juin 1770. ô juin 1775 e\ 10 décembre 17 "8.

Carte N713.

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