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LANDRECIES^f
( iltïtiu - On il hv.ri.s
- Première Concession.
- Seconde Concession.
h+ Limites de la Beloicp.
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Concession a de Yalenciennes qui s'étend le long de la rive droite de l'Escaut y compris St.- Martho. Saulve, la Briquette et Marly, » et dans tous le terrains situe's entre l'Escaut et la rivière du Honneau, depuis Yalenciennes jusqu'à Crcspin ; » le tout accompagné des immunités ordinaires , et à la charge « de remplir envers le domaine de S. M. les engagements contractés par le sieur Laurent , » et « de payer suivant ses offres , annuellement, pendant la durée de la concession, la somme de 400 liv. pour l'entretien de l'école des mines » (1).
Prétention de En février 1 771 , quand déjà les travaux se poursuivaient depuis cinq mois, d'Anzin. quand on avait dépensé plus de 60,000 liv., la compagnie Martho apprit que le sieur Laurent, malgré son désistement formel, » avait obtenu des lettres de surrannalion sur les lettres-patentes de 17G7. ... » «< et qu'il s'était pourvu au parlement de Flandre pour en requérir l'enregistrement. » — La compagnie Martho forma opposition , mais il fut passé outre. — Alors elle s'adressa au conseil-d'état, et un arrêt du 20 avril ordonna la communication de sa demande au sieur Laurent (2). — Il est à croire que cette affaire n'eut point de suite ; la compagnie Martho continua à jouir paisiblement de sa concession.
Cette compagnie, craignant que la désignation insuffisante de la circonscription de son privilège pût avoir des inconvénients, demanda, en tant que de besoin, qu'interprétant son arrêt de concession, il lui fut accordé : les terrains contenus '. entre les rivières de l'Escaut et du Honneau ayant Condé au nord , la rive droite de l'Escaut au couchant jusqu'à Fontenelle, au-dessous de Valenciennes, au midi par une ligne droite tracée depuis Fontenelle jusqu'à Bavai, au levant depuis Bavai en remontant par la chaussée de Brunehaut le long des frontières du Hainaut Autrichien et de là la rivière du Honneau jusqu'à Condé » (3).
Fixation des Cette demande fut suivie d'une autre qui modifiait la délimitation réclamée. Cette nouvelle demande fut accueillie et les limites de la concession fixées par
la concession. '
1-73. arrêt du 3 juin 1773 : « au couchant , depuis la Briquette, le long de la rive
(1) Arrêt du 16 septembre 1770 (piêees justificatives).
(2) Arrêt du 20 avril 1771.
(3) Projet d'arrêt sans date joint à celui de 1773 (Archives de la République).
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Supplément
de concession.
droite de l'Escaut , jusqu'au village d'Escauponl; au nord , depuis le village du dit Escauponl , par une ligne droite tirée jusqu'à Crespin ; au levant , depuis Crespin, en remontant le Honneau et suivant les limites des terres Autrichiennes jusqu'au point qui se trouve vis-à-vis le village de Sebourg; et au midi par une ligne droite tirée de ce point passant par le village de Sebourg à la Briquette » (1).
Par arrêt de 1778, sur l'exposé des dépenses extraordinaires causées par les eaux , et des pertes résultant d'un incendie dont nous parlerons plus bas, il fut ajouté à la concession ci-dessus celle des terrains « situés entre l'Escaut, la Selle, le chemin de Cambrai et celui de Câteau-Cambrésis » (2).
Commencement des travaux.
Premier puits.
Quant aux personnes intéressées dans la compagnie de Saint-Saulve , les arrêts n'indiquent que Hypolile-Joseph Martho d'abord (3) , puis son frère François-Louis Martho, le remplaçant (4) ; enfin plus tard , Decroix , Pierrard et autres (5). — La compagnie avait été constituée par contrat du 26 octobre 1770 (6).
Les travaux commencèrent en septembre 1770, aussitôt la concession obtenue (7) ; ils étaient dirigés par Christophe Mathieu (8), parent des auteurs de la découverte de la houille dans le Hainaut, et grand-père du directeur actuel des mines de Douchy. — On fit d'abord la fosse Ste-Marie dans laquelle on Découverte trouva le charbon, pour la première fois (9), après avoir traversé 40 toises d'eau -1773. et dépensé 400,000 liv. (10). La première veine découverte le fut le 13 février 1773; cette veine était de 9 paumes ( 0 m. 99 ). La seconde, trouvée le 9 mars
(1) Arrêt du 3 juin 1773 ( pièces justificatives).
(2) Arrêt du 19 décembre 1777 (Idem).
(3) Arrêts des 10 septembre 1770 et 20 avril 1771.
(4) Arrêt du 3 juin 1773.
(5) Arrêt du 19 décembre 1778.
(6) Contrat de société du 4 juin 1791 (pièces justificatives).
(7) Arrêt du 20 avril 1771.
(8) Rapport de M. Clerc (affaire Dumas).
(9) Idem.
(10) Projet d'arrêt joint à celui de 1773.
1774, avait 1 1 paumes ( 1 m. 21 ). L'exploitation dura un an (1), suivant Pajot- Ex loiiation Descharmes. Cette exploitation cependant ne dut être que préparatoire, caries intéressés exposent, dans une requête au roi que « ils ont poussé leurs travaux avec la plus grande vigueur et touchaient au moment à" extraire du charbon, lorsqu'ils ont vu toutes leurs dépenses perdues, et leurs travaux endommagés par l'incendie du 18 avril 1774, qui réduisit en cendres tout leur établissement » (2). — Si l'on en croit ces mêmes intéressés, la houille découverte aurait été supérieure à celle de la province et ne le cédait en rien « aux charbons de Newcaslel les plus parfaits » (3).
Après l'incendie dont nous venons de parler, les travaux furent repris. Dans la nuit du 28 au 29 décembre 1775, une veine de 4 paumes (Om. 44) fut reconnue dans une galerie que l'on poussait au Nord. Elle était recouverte d'un roc non composé et brouillé. Cette veine paraissant plus onéreuse que profitable , on continua la galerie que l'on décida devoir pousser encore de 6 à 7 toises, le 4 novembre 177G. — Le 2 juin 1777, on dut laisser la fosse en se contentant de tirer les eaux pour ne point submerger la fosse Ste.-Augusiine dont nous allons parler. — On avait chassé environ 100 toises vers l'occident. Il y avait, delà veine à l'accrochage, 80 toises environ, et 50 de l'accrochage au sol. On ne pouvait aller plus loin à cause de faérage et des éboulements qui se fesaient (4).
Deuxième La fosse Ste. -Marie avait été ouverte sur l'emplacement où est située la supuits. iT70. crerie de MM. Moreau, à St.-Saulve. Une seconde , Ste.-Augusiine, appelée aussi du Roleur, avait été placée à environ 250 m. de Ste.-Marie, dans la direction du sud (5). — Comme Ste.-Marie, elle fut ouverte en 1770. On y découvrit du charbon de mauvaise qualité , provenant de veines irrégulières et pauvres. Après avoir cherché de meilleures veines, on résolut de suspendre les travaux le 9 décembre 1 777, sauf à y revenir après avoir reçu une machine à feu
(1) Pajot-Descharmes, p. 29.
(2) Arrêt du 19 décembre 1778.
[Z) Projet d'arrêt joint à celui de 1773.
(4) Rapport de M. Clerc dans l'a fiai ru Dumas.
(5) Voir pour toutes ces fosses le plan général à la fin du volume. — Celles de St.-Saulve sont en général indiquées d'après un plan manuscrit de la bibliothèque de Valenciennes.
qu'on attendait. — Cependant, le 9 mars, on résolut de faire une bure de reconnaissance au fond de la fosse (1).
Abandon des Les choses en étaient là lorsque le directeur Christophe Mathieu, le G juillet deux puits 1 778, conseiHa l'abandon des deux fosses pour se reporter sur St.-Roch, ce qui
d extraction. ' .
1778. eut lieu le 10. Les puits avaient 93 m. de profondeur ; ils furent les seuls où la compagnie trouva la houille (2).
Difficulté des Les travaux pour ces fosses furent excessivement difficiles , surtout à cause des travaux. eaux ^ njveaux# A la seconde fosse, « on se vit obligé d'employer 16 pompes dont 14 de 14 pouces de diamètre et 2 de 8 pouces, par le moyen desquelles on ne parvint à vaincre qu'en maintenant leur mouvement à la course des chevaux qui, quoiqu'au nombre de 120, étaient si peu suffisants, qu'il était de temps à autre nécessaire d'interrompre les travaux pour réparer leur fatigue » (3). Aussi, pour vaincre de telles difficultés, la société fit-elle, à l'instar de ce qui avait eu lieu à Anzin pour la fosse du pavé (4), à la naissance du niveau d'eau, un aqueduc souterrain qui existe encore, partant du Roleur, passant par Ste. -Marie et allant se rendre au Vieil-Escaut. Cet aqueduc était creusé à environ 14 m. du sol (5).
Tentatives Outre les fosses dont nous venons de parler, la société fit les tentatives suii770Uà"i778 vantes> q11' ne produisirent pas même la découverte de la houille.
Le 25 octobre 1770, on lit une avaleresse , dite Goriau , àSt.-Saulve, à 300 m. de l'Escaut. On dut l'abandonner à cause des eaux (6).
Vers 1775, près le moulin, on fit deux puits Stiévenard, abandonnés parce qu'on ne put établir un cuvelage assez fort pour résister à la poussée des eaux.
(1) Rapport do M. Clerc dans l'affaire Dumas.
(2) Idem.
(5) Pajot-Descharmes, p. 29.
(4) Voir ci-dessus, p. 195.
(5) Renseignements particuliers.
(6) Ce qui précède et ce qui suit ect tiré du rapport de M. Clerc dans l'affaire Dumas.
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En 1775, un forage fut poussé à 30 m. dans les marnes, on ignore le motif de l'abandon.
La même année, un autre forage fut poussé, entre l'escaut et la porte de Mons, jusqu'aux bleus. Les verges se rompirent.
En 1777, à 250 m. environ au nord de la grande route de Mous, on ouvrit une avaleresse (St.-Marc), qui ne fut creusée que jusqu'à 13 ou 14 mètres.
En 1778, près de la maison He'go, route de Mons, on fit une avaleresse dite V Homme ou Ste -Barbe; les eaux la firent abandonner à 57 mètres de profondeur.
La même année, forage à Quiévrechain , abandonné à G2 mètres, on ignore pourquoi.
La même année, on sonda jusqu'à 28 mètres dans les bleus, près le cimetière St.-Roch. Une fosse y fut commencée ; on l'abandonna par ordre du génie militaire, parce qu'elle était trop près des fortifications.
La même année, à la Briquette, sur le bord de l'Escaut, près le pont du Postillon, on fit une fosse après sondage préalable. La fosse fut poussée à 74 mètres. Une galerie de 80 mètres fut établie vers le nord ; on y rencontra du calcaire bleu.
Causes de Ces recherches infructueuses ont dû coûter des sommes énormes. L'exactitude des détails que nous venons de rapporter ne peut être mise en doute, extraits qu'ils sont des registres aux procès-verbaux de la compagnie qui a fait faire les recherches (1). Tout cela ne permet point d'attribuer la cessation des travaux sur St.-Saulve à d'autres causes qu'au découragement bien naturel des entrepreneurs (2). Et cependant , « à cette époque , et même long-temps après, en 1 784, le bruit courant , dit Pajot-Descharmes , dont j'ai eu les oreilles fatiguées,
(t) Rapport de M. Clerc dans l'affaire Dumas. (2) Dieudonné, t. 1, p. 171.
la cessation des travaux.
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et auquel un homme de bien refuse loule croyance , attribuait la perte de ces fosses à la jalousie qui avait intéressé l'infidélité de quelques ouvriers de l'entreprise » (1).
Il paraîtrait toutefois que la compagnie ne fut pas complètement découragée, ni entièrement dissoute, après ces résultats négatifs, comme cela semble résulter 1778 TTwi. d'un document souvent cité (2). En celte même année 1778, on se reporta sur Villerspol et Sepmeries, où des puits furent creusés, dans lesquels on trouva, au-dessous du tourtia , des terrains rouges et des eaux en abondance qui forcèrent d'abandonner. Ces travaux existaient encore en 1784 (3).
Recherches à Villerspol
et à Sepmeries,
Demande de nouveaux terrains.
Dernière
tentative
a St.-Saulve.
La compagnie voulait également porter ailleurs ses recherches. Monnet nous apprend, en 1780, que « désespérée de ne pouvoir pas partager les prolits de la compagnie d'Anzin, » elle « sollicitait la permission de passer l'Escaut et d'exploiter sur le terrain qui fait une suite de celui accordé à cette compagnie. Je m'opposais, ajoute Monnet, tant que je pus à ce que celte liberté leur fût accordée, en représentant qu'il naîtrait par là non-seulement des contestations interminables, mais encore par la suite la diminution , sinon la destruction , de ces deux exploitations » (4).
Nous avons vu qu'en 1785, Christophe Mathieu, Pierrard et autres dont les noms figurent parmi les intéressés originaires de rétablissement de Saint-Saulve, demandaient à exploiter la seigneurie de St.-Amand et environs , tandis que Louis-Joseph Martho était depuis 1 773 intéressé dans la société des mines de Mortagne (5). — En 1789, de nouveaux intéressés qui avaient acheté les parts des anciens, firent une dernière tentative à St.-Saulve. Deux puits furent creusés
(1) Pajol-Descharmes, p. 29.
(2) Rapport de M. Clerc (afl'aire Dumas).
(3) Papiers de la compagnie d'Anzin. — On voit dans la carte minéralogiqne de l'ouvrage de Pajot- Descharmes , 1784, planche 25, une fosse en tentative à Villerspol. — On voit également, par une délibération de la compagnie d'Aniche ( 19 avril 1784 ) que la compagnie de Villerspol lui demande à acheter des jeux de pompes.
(4) Mémoire sur l état actuel des mines de la Flandre. 1780.
(5) Voir ci-dessus, p. 242 et 244.
près de l'Escaut, à 500 mètres environ de distance vers le nord de l'église. L'émigration les fît abandonner (1). — Les principaux intéressés étaient alors M. de Thieiïries de Beauvois, que nous avons vu dans la compagnie de Mortagne et M. Duquesne (2).
Résumé En résumé, de l'origine à la Révolution, il fut fait par la compagnie de Saint-
des travaux. Saulve :
( puits utiles 2
à St. -Saulve et environs. . I avaleresses » . . . . 8
( forages « . . . . » 4
à Villerspo! et Sepmeries, avaleresses. ...... » . . . . 2
Ensemble 2 10 4
12 puits. ... 4 forages.
Réorganisa- La compagnie se réorganisa inutilement en 1791. Elle était alors composée de MM. Thieiïries de Beauvois, Jacques Dislair, Louis- François Ganneau , ,791- Charles-Alexandre Duquesne, de Douai , François Falligan et Jean-François Duquesne, de Lille (3).
Opinion En 1780, Monnet émettait, sur l'établissement de St. -Saulve, l'opinion sui-
deL Mathieu' vanle : 0° )' ava'1 rencontré « trois veines à 75 toises de profondeur, mais les veines n'ont fourni jusqu'ici que de mauvais charbons en comparaison de celui d'Anzin. Ces veines ont, comme celles d'Anzin dont elles font peut-être une suite, 4 à 5 pieds d'épaisseur. — En général, nous pouvons dire que ce dernier charbon est mat et pesant ; mais il se peut qu'en poursuivant ces veines beaucoup au-delà, on trouve de meilleur charbon, ce qui n'est pas sans exemple » (4).
(1) Renseignements particuliers. — Papiers de la compagnie d'Anzin.
(2) On trouve aux archives du département une lettre par laquelle ces messieurs demandent , en 1"90, l'exemption du droit sur la houille Belge dont ils ont besoin pour leur machine.
(5) Contrat de société du 4 juin 1791 (pièces justificatives). (4) Mémoire sur l'état actuel des mines de la Flandre, etc.
Léonard Mathieu écrivait vers la même époque : « La rivière du Honneau qui sépare le Hainaut Impérial d'avec le Hainaut Français, passe au milieu de Rombies, et, en descendant vers Morchipont, Quiévrechain, Quiévrain, Crespin, va se jeter dans la rivière de la Haisne , au-dessus de la ville de Condé, semble fixer la limite que les veines de charbon respectent, de sorte qu'à la gauche de cette rivière on ne peut espérer trouver rien de bon. Cela est très-vrai, puisque, durant plusieurs siècles , tous ceux qui ont voulu tenter de trouver du charbon au-delà de la rivière susdite, se sont tous ruinés, comme ceux de St.-Saulve le feront s'ils continuent » (1).
(1 ) Histoire de l'entreprise.