IC
Première
concession accordée
Cependant les tra\aux avaient été commencés au village de Fresnes, le 1er juillet, en vertu d'une permission particulière (1), à l'endroit que J. Mathieu était venu marquer ('2). — Mais, dès les premières épreuves, on reconnut que l'entreprise serait aussi coûteuse que susceptible de grandes difficultés. On
reconnut également qu'il fallait une étendue de terrain surlisante, soit pour donner du développement aux ouvrages et suivre la direction des veines en cas de i 'ii>site , soit pour porter ailleurs les recherches en cas d'insuccès de celles commencées. Il y avait donc nécessité de transformer une simple permission de recherche en concession définitive, afin de donner à l'établissement des conditions de durée sans lesquelles il eut été plus qu'imprudent de courir de nouveau des chances si fatales aux compagnies précédentes (3). — On demanda au conseil d'état du roi la concession des terrains jugés nécessaires; elle fut accordée par arrêt du 8 mai 17,17, suivie de lettres-patentes du 4 août (4).
Cet arrêt accorde à Nicolas Désaubois , habitant de Condé, et à sa compagnie, le privilège exclusif de tirer du charbon de terre, pendant quinze ans, depuis Condé en remontant la rivière du FJainau (le Honneau) jusqu'à Roinbies , de Rombies à Valencienncs, et de la rivière de l'Escaut jusqu'à celle de Scarpc; à cet effet, permet « d'y faire des fosses dans tous les endroits qu'il jugera convenable, même de faire des rivages le long desdiles rivières , en indemnisant de gré à gré les propriétaires des héritages où il croira nécessaire de fouiller et de faire des rivages, et en payant aux seigneurs les mêmes droits qui se paient dans les dépendances du territoire de Mons (Hainaut Impérial). » Le même arrêt accorde au sieur Désaubois et à son principal commis, exemption de tous droits domaniaux, d'octroi , de brasserie , d'égards et de logement des gens de guerre, et à la compagnie la somme deG,250)., à la condition de rembourser ladite
l Mémoire pour Désandrouin contre de Cernai/ , p. G. — Mémoire par demandes et réponses , p. i.
I\iji>t-Dcscharmes, p. 50". — C'est sans doute par une faute d'impression que le commencement ro li' i :hea est reporté a I7I9 dans le Ihsumé des travaux statistiques de l'administration des mines, 1838, p. 15.
■1 Projet d une seconde entreprise , par Christophe .Mathieu.
5 Histoire de [entreprise, par L. Mathieu. — Mémoire par demandes et réponses, p. 5.
> Mémoire pur demandes et réponses, p. 6. — Mémoire pour Désandrouin contre de Cemay , p. G. — Pajot-Der-charmes, p. 307. — Dieudonné. t. 1, p. 157.
somme dans un an , en cas de réussite, et , en cas contraire, de justifier d'une dépense double (I).
Tel est le premier arrêt de concession obtenu par la compagnie Désandrouin. — Cet arrêt, à l'occasion de fosses ouvertes sur Auhry quelques années après, paraissant laisser quelques doutes sur l'étendue du privilège accordé (2) , fut interprété par un autre du 27 août 1 726. — Ce second arrêt déclara que l'intention du Roi avait été que Désaubois, ses hoirs et ayant-cause pussent tirer du charbon de terre , « non-seulement depuis Coudé en remontant la rivière du Honneau jusqu'à Rombies et de là à Valenciennes, et depuis la rivière de l'Escaut jusqu'à celle de Scaipe , mais encore dans tout le terrain qui est entre la rivière du Honneau et l'Escaut, et celui qui est entre l'Escaut et la Scarpe, dans retendue du Hainaut Français seulement » (3).
La première concession de la compagnie Désandrouin se trouvait donc bornée : au nord, par la Scarpe et les terres de St. -Arnaud et de Morlagne , alors de l'intendance de Flandre ; à l'est, par les terres de \ ieux-Condé et Coudé , alors aussi de l'intendance de Flandre , et par le Honneau ; au midi, par l'Escaut ; à l'ouest, parla chàtellenie de Rouchain , dépendant encore de l'intendance (4)
(1) Arrêt du 8 mai 1717 (pièces justificatives). — L exemption accordée à Désaubois fut continuée à son successeur, Désandrouin. P. Taffin voulut en jouir également , mais il fut débouté de sa prétention par l'intendant , ce qui était juste , l'exemption n'étant accordée qu'à un seul associé. (Ordonnance de l'intendant du Hainaut du 22 juin 174(>. . — Pièces justificatives).
(2) Mémoire pour Désandrouin contre de. Cernay, p. 8.
(5) Arrôt du 2" août 1726 (pièces justificatives). — Mémoire par demandes et réponses, p. 5t.
(4) Lorsqu'une portion des provinces Belges passa sous la domination Française, elle fut immédiatement divisée en intendances, comme la Franc:- F était alors. Il n'y eut, ni comté de Flandre, ni comté de Hainaut, mais une intendance de Flandre, une intendance de Hainaut. Pour la circonscription de ces intendances, on ne tint aucun compte des délimitations des provinces conquises : ainsi , Valenciennes fut d'abord de l'intendance de Flandre. — A L'époque des arrêts de concession de 1717 et 1726 , Condé , Bouchain et leurs dépendances, bien que de l'ancien comté de Hainaut, étaient encore de l'intendance de Flambe voir t. 1, p. M et suiv.). — C'est sur ces données que nous avons dressé la carte ci-jointe. — Son exactitude est démontrée d'ailleurs par la mention de L'étendue de la concession faite par les concessionnaires eux-mêmes (note suivante). — Si la concession se fut étendue au comté ancien de Hainaut, elle eut clé jusqu'à Douai et eut eu 0 lieues de longueur et non pas 6.
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de Flandre ( voir la carte ci-jointe). — Cette concession avait environ G lieues île longueur de Test à l'ouest , et 3 lieues de largeur du nord au sud (I).
Secoode En 17 1 7, nous ne savons si ce fut avant ou depuis la concession obtenue , la
compagnie, • • • 1 • . #~ ,-w,,. « • / -,-> -,,-, ■ \ . ,.
,-,-. compagnie, qui avait dépense 47,000 florins (58,750 I.) pour épreuves , lui
dissoute et reformée ('2). — La deuxième compagnie se composait des frères Désandrouin, de Taffin, de Mathieu , deDésaubois , de Richard , et des nommés François et Dumonl (3). — Ces deux derniers étaient-ils de la première association ? c'est ce que nous n'avons pu découvrir.
Recherches Les travaux avaient été commencés avant l'arrêt de concession. Cet arrêt
.1 Fresnes.
encouragea la nouvelle compagnie à continuer des dépenses déjà considérables ('i). — Le premier juillet 1 716, deux fosses avaient été inutilement tentées à Fresnes, sur le bord du chemin qui conduit de Condé à Valenciennes (5), au lieu dit le Point du jour (G). — Quatre autres eurent le même sort. Elles furent ouvertes à 300 toises ou environ de l'Escaut, à peu près à pareille distance du chemin de Valenciennes à Condé , et furent successivement abandonnées dans le niveau des eaux à cause des sources qui les remplissaient malgré les machines dont on se servait pour les épuiser (7). Les deux premières étaient situées à G00 mètres environ au sud-ouest du Point du jour, et les deux autres au Ponchelet,
(1) Mémoire par demandes et réponses, p. 85.
(2) Note de J. Mathieu.
T> Ces deux derniers noms figurent, séparés par un point, dans une copie du contrat de dissolution J la compagnie, à la date du 15 juillet 1721 (pièces justificatives).
(■*) Mémoire pour Désandrouin contre de Cernay, p. 6. — Mémoire par demandes et réponses , p. 6.
-, Histoire d> l entreprise , par L Mathieu. — Blavier. Travail général sur les mines d'Anzin.
(G) Rapport de M. Clerc dans l'affaire Dumas contre la compagnie d'Anzin. — Tableau du nom de toutes les fosses.
7 Arrêt du 9 juillet 1720 ( pièces justificatives ). — L.Mathieu ( Histoire de l'entreprise ) ne fait pas mention de ces quatre fosses; il passe immédiatement aux deux suivantes , dont nous allons parler. 11 n'est cependant pas croyable que la compagnie; Désandrouin n'ait pas dit la venir cm mentionnant ces détails dans la requête qui précède l'arrêt de 1720; la vérification des faits avancés était trop facile. Il faut plutôt croire qu il y a omission dans le récit de L. Mathieu i cil d'ailleurs ires-succinct. — Même observation pour le Travail général sur les mines d'Anzin, par Blavier, qui omet également ces puit- .
sur Escauponl (I). — Les premières et les dernières de ces six fosses eurent le nom de l'endroit où elles furent ouvertes (2). Les deux autres s'appelèrent Moulin (3).
Ces fosses n'étaient probablement pas de la dimension de celles faites plus tard, car nous voyons que, vers la fin de 1718 , on ouvrit deux grandes fosses à une demi-lieue ou environ des six premières, sur la même ligne, tirant vers le couchant, à l'entrée du bois (4), à l'endroit appelé V Enclos de Colard (5), d'où le nom de Jeanne Colard (G).
Découverte Ce fut dans la première de ces deux fosses, après un travail qui dura dix-huit i72o"' ° ra0's> j°"r et nml> (l"e 'on découvrit la houille. On arriva , le 3 février 1 720, sur une veine que l'on creusa dans toute son épaisseur, d'environ quatre pieds, et dont on tira du charbon de la largeur de la fosse , qui avait environ huit pieds carrés, de manière qu'on en enleva environ deux charretées, « ce qui a été reconnu, dit l'arrêt auquel nous devons ces détails, d'une bonne partie de la ville de Condé qui se rendit sur les lieux, ainsi que plusieurs habitants de Valcnciennes , Douai et autres lieux , qui , pleins de joie de cette découverte , en prirent chacun un morceau pour l'emporter chez eux » (7).
(1) Rapport de M. Clerc dans l'affaire Dumas contre la compagnie d'Anzin.
(2) Mémoire en défense pour la compagnie d'Anzin contre la compagnie Lacoste. 30 janvier 1830, p. 13.
(3) Tableau du nom de toutes les fosses.
4) L'arrêt du 0 juillet 1720 dit: Vers le couchant, à 1 entrée du bois de Condé. — L. Mathieu (Histoire de l'entreprise) et Blavier (Travail général sur les mines d'Anzin) disent : à l'ouest du village do Fresnes, près du ljo's- — 3.-V. Mathieu (Mémoire sur la découverte) dit : prés le bois do Frosnes.
:> Mémoire sur la découverte, par J. -P. Mathieu.
(, Rapport de M. Clerc dans l'affaire Dumas.
'7) Arrêt du 9 juillet 1720. — Il y a , sur la date de la découverte du charbon de Fresnes, les versions les piuB contradictoires : — Dieudonné (t. I,p. 157) et la compagnie d'Anzin (Mémoire pour 1/1/. Désnndrouin , Taffm , etc. contre MM. Lasalle et compagnie , an XIV, p. 2), la font précAdei l'obtention de la concession. — Le Mémoire pour Désandrouin contre de Cernay (p. 6), celui par demandai ei réponses ! p. 6 ), après eux Pajot-Descharmes (p. 30S), Morand (p. 145) et le Mémoire sur 1rs mutes ri niniirrrs ilr ta siibilelrgation de Valcnciennes , de 1705 , donnent à celte découverte la date de 1717 et la placent Immédiatement après l'arrêt de concession. — Mais Jacques Mathieu reporte cette découverte à 1720, d'accord avec l'urrôl du 9 juillet de celte année, avec Léonard Mathieu
Voici riiisloirc, racontée quelques années après, sur cette découverte : — Les entrepreneurs, dit-on, « s'adressèrent a un homme fort âgé, qui ne pouvait presque plus marcher, et le menèrent à une houillerie du côté de Charleroi, d'où il partit monté sur un petit cheval, avec sa baguette à la main el escorté d'autres hommes; celte baguette le conduisit, tout à travers champs, à la piste d'une veine de charbon qui le mena jusques vers Maubeuge, et puis le ramena, au travers les champs, passer sur le pont de Coudé. Cette baguette les conduisit au coin du bois de Fresnes, joignant le hameau du Trieu, où il leur dit de creuser el qu'infailliblement ils trouveraient du charbon. Et les entrepreneurs se mirent après , mais ils pensèrent abandonner leur travail par le grand épuisement d'eau et la profondeur de la raine, ce qui avait épuisé leur bourse ; comme ils étaient au dernier écu et tout-à-fait rebutés de cet ouvrage , le hasard voulut que deux jours après ils trouvèrent la mine qui est un banc de 5 pieds de hauteur à plus de 35 toises d'approfondissement de dessus la superficie de la terre. Et j'ai appris ces circonstances , ajoute l'auteur du mémoire auquel nous empruntons ces lignes, sur les lieux, parles ouvriers mêmes qui m'ont fait (I) l'établissement » (2).
A la nouvelle d'une découverte aussi importante, M. d'Argenson, intendant du Hainaut, se rendit sur les lieux avec l'ingénieur en chef de Valenciennes, à l'effet
/'Histoire de l'entreprise' et avec le prince de Croy (Histoire de Condé, p. 205). — Cependant Christophe Mathieu (Projet d'une seconde entreprise) donne la date de 1717 à la découverte et à l'inondation dont nous allons parler, arrivée la veille de Noël. — Nous adoptons la version de Jacques Mathieu : 1° parce qu'il était alors le directeur de l'entreprise ; 2" parce que les mémoires qui donnent la date de 1717, indiquent, comme accompagnant la découverte, des circonstances postérieures, ainsi : la vente du charbon tiré de la fosse, pour 2,000 1. ; la cessation des travaux par la rupture d'une planche, fait que nous verrons avoir eu lieu en 1720 ; 3° parce que le préambule de 1 arrêt de 1 720, qui rappelle tous les travaux exécutés depuis l'origine, ne dit pas un mot de la prétendue découverte do 1717 et entre, au contraire, dans des détails circonstanciés sur celle découverte qu'il fixe à 1720. — Quant à J. -P. Mathieu. le fiN, qui place la découverte en 1723, il commet une erreur trop manifeste pour avoir besoin d<" réfutation. — Reste le Mémoire sur la carte de la générale de Flandre (p. 52) qui donne la date de 1718. Mais comme ce mémoire indique la fosse du coin du bois de Fresnes, comme étant celle où Ton trouva la bouille, comme cela fut en effet , il est évident qu'il y a ici confusion entre la date de la découv erle et relie de l'ouverture de la fosse, qui eut lieu en 1718.
I Le copiste a apparemment oublié ici le mot roi)".
•2) Mémoire sur la carte de la générale de Flandre, p. 53 et 3ti
de constater Fétat des travaux. La nécessité d'achever la seconde fosse fut reconnue (1). — Mais déjà les dépenses avaient été telles que les associés pouvaient hésiter à les continuer. La première compagnie avait dépensé, en 171 G
et 1717, comme nous l'avons vu 47,000 florins,
la seconde avait dépensé en 1 7 1 7 et 1718 3,500
et en 1 7 1 9 et 1 720 61 ,250
Total : « avant de trouver le charbon il a coûté cent
onze mille sept cent-cinquante florins » (2) 111 ,750 florins,
ou 139,087 1. 10 s.
Première Ces considérations déterminèrent le conseil du roi à accorder à la compagnie,
prorogation êt j ^ juillet 1720, une gratification de 35,000 l. et une prorogation
de concession • * » B la
172°- de privilège de cinq ans (3).
Ces encouragements donnèrent à la société la vigueur et l'énergie dont il est tant besoin dans de telles entreprises; rien ne fut négligé pour arriver à la jonction des deux nouvelles fosses. « Le sieur Pierre Mathieu (lils aîné de Jacques) fit un effort et inventa dans cet instant le cuvelage carré avec le picotage dont personne jusqu'alors n'avait fait usage, parce que, tant à Liège qu'à Charleroi et Mons, on travaillait les veines de charbon où elles se montraient au jour » (4). Enfin, les deux fosses étant achevées jusque dans les rochers, on fit une galerie où Ton découvrit, le 14 novembre 1720, une belle veine de charbon (5).
(i) Arrêt du 9 juillet 1720.
(2) Note de J. Mathieu.
T.) Arrêt du 9 juillet 1720. -— Dans la requête qui le précède , Désaubois dit avoir dépensé plus de GO, 000 livres.
I Histoire de l'entreprise, par L. Mathieu. — Travail général sur les mines d'Anzin, par Blavier.
— D'autres mémoires attribuent celte invention à Désandrouin ; nous aurons l'occasion d'en reparler. .') Histoire de l'entreprise, par L. Mathieu. — Travail général sur les mines d'Anzin, par Blavier.
— Ces deux mémoires disent : Je 14 novembre 1721 ; mais il y a lu évidemment une erreur, en voici la preuve : — Les deux fosses sont commencées en 1718; le 3 février 1720 elles sont toutes doux l'evétues de bois à vive arrête (arrêt du 9 juillet 1720), et on a le charbon dans la première (voir ci-dessus). Nous allons voir l'entreprise abandonnée par délibération du 15 juillet 1721 , parce que les fosses sont inondées sans remède. La découverte dans la galerie ne peut donc pas avoir eu lieu on novembre 1721 . Ce doit être en novembre 17120 — Erreur d'un chiffre par L. Mathieu, suivie par Blavier.
— On on tira pour la valeur d'environ '2,000 1. (I), ou à pou près 300 chariots ('2).
„ , , La compagnie Désandrouin eut été heureuse , si elle n'eut eu à vaincre que
Prétention 1 ~ » j
•les obstacles physiques. Mais, comme si ce n'eut pas été assez de ceux qu'elle rencontrait dans le sein de la terre, on lui en suscita de toute nature; de telle sorte que nous la verrons, comme plus d'une industrie de nos jours, dépenser forcément, pour la conservation de son existence, le temps qu'elle aurait dû employer au perfectionnement et à l'agrandissement de ses travaux. — Quant à présent, c'est le lise qui vient entraver sa marche.
A peine le charbon était-il sorti de la fosse , que M. Lamorald , directeur des fermes, envoya ses commis pour percevoir, sur ce nouveau produit national, le droit de domaine qu'il percevait sur les charbons étrangers (3), c'est-à-dire un droit de 2 patars à la wague de gros, 8 patars au muid de gaillettes ot 2 patars au muid de menu, soit 17 centimes, 10 cent, et 2 cent, au quintal métrique (4). — Un procès s'en suivit entre Désandrouin Desnoelles, représentant la compagnie, et Charles Cordier, chargé de la régie des fermes générales. « Les entrepreneurs, qui étaient bien soutenus du gouvernement , personne ne jalousant leurs dépenses excessives " (ô), obtinrent un arrêt contradictoire qui, tout en reconnaissant le bien fondé des prétentions du fisc, ordonna « néanmoins, par grâce, et sans tirer à conséquence , » que le charbon extrait des terrains concédés serait exempt de tous droits domaniaux et autres pendant la durée du privilège (6). —
I Histoire de l entreprise, par L. Mathieu. — Dans le Mémoire par demandes et réponses, dans celui de Désandrouin contre de Cernay, dans Pajot-Deseharmes, on place ce fait, avec celui de la découverte, sans entrer dans aucune explication , en 1717. — Mais les circonstances et les dates dont L. Mathieu accompagne sa narration, et plus encore le préambule de l'arrêt du 23 mai 1721 , qui mentionne que 300 chariots de charbon furent alors extraits , tandis que rien, dans les pièces officielles , n'indique quoique ce soit de semblable en 1717, nous font croire que nous sommes dans le vrai en plaçant ici le fait en question. — ■ Voir au surplus la note 7, à la page 28. (2) Arrêt du 23 mai 1721 (pièces justificatives). 5 Histoire de l'entreprise, par L. Mathieu, i Voir I. 1, p. 131 et suivantes.
■i Histoire de (entreprise, par L. Mathieu. '6) Arrêt du 28 décembre 1723 pièces justificatives). — Voir t. I, p. 303 et suiv.
« M. d'Argenson , ajoute L. Mathieu, voulant réprimer l'avidité pécuniaire des suppôts de la ferme générale, ordonna que M. Lamorald restituerait à MM. les entrepreneurs la somme de 300 1., que les commis avaient extorquée aux voituriers chargés de charbon de Fresnes » (1).
Ruine Malgré ces tracasseries, le résultat obtenu n'en donna pas moins lieu à de
es travau: grandes réjouissances (2). Il fesait concevoir les espérances les plus belles, lorsque survint, la veille de Noël 1720 (3), un accident déplorable. Une plauche, qui malheureusement était de bois de hêtre au lieu de chêne, ne put résister à la poussée des eaux (4), qui, par une irruption subite , submergèrent tous les travaux (5).
Cet accident seul fesait perdre aux entrepreneurs plus de 20,000 1. Ils n'avaient pu profiter de la gratification de 35,000 1. précédemment accordée, parce qu'elle leur avait été pavée en billets de banque, alors que ces billets étaient de nulle valeur. Dans ces circonstances, ils s'adressèrent de nouveau au gouvernement qui, par arrêt du 23 mai 1721, leur donna 200 chênes de la forêt de Mormal(G).
On tenta de porter remède au mal ; de grandes dépenses furent faites pour réparer ce malheureux accident ■ mais on ne put y réussir. Le 15 juillet 1721, les associés, réunis à Condé , vu « les difficultés, pour ne pas dire les impossibilités, de continuer l'entreprise , à cause des eaux qu'on
n'a pu surmonter, nonobstant les efforts et les dépenses » qu'ils
ne sont « plus en état de soutenir, » résolurent d'abandonner (7). —
(1) Histoire de l'entreprise, par L. Mathieu.
(2) Mémoire sur la découverte, parJ.-P. Mathieu.
(3) L. Mathieu et Blavier disent 1721. — Mêmes observations qu'à la note 5, p. 30. — L'accident ne peut être postérieur à l'abandon des travaux.
(4) Arrêt du 23 mai 1721.
(5) Mémoire par demandes et réponses, p. C. — Mémoire de Désandrouin contre de Cernai/, p. 6. — I'ajot-Descharmes, p. 308. — L. Mathieu, Histoire de l'entreprise.
(6) Arrêt du 23 mai 1721 ( pièces justificatives ).
(7) Arrêt du 22 février 1722 (pièces justificatives). — Délibération prise à Condé le 15 juillet 1721 ( pièces justifleatives).
rroiaieme compaguie
Le6 fosses furent comblées (4); les machines, les pompes, les chevaux, tout fut vendu (2).
.1. Désandronin cependant était doué d'un courage qui semblait croître avec les obstacles. II lui suffisait de savoir que le territoire renfermât de la houille, pour qu'il ne désespérât pas de pouvoir l'extraire , quelle que fût la profondeur à laquelle il fallait l'aller chercher, la difficulté des travaux pour y parvenir et des moyens de les garantir de l'impétuosité des eaux (3). — Il trouva dans P. Taffin les mêmes I7SI. dispositions ; leur confiance se communiqua à quelques capitalistes qu'ils s'adjoignirent, et une nouvelle société fut constituée ('i), le 1er septembre 1721. — «.( Pour implorer la bénédiction du Seigneur sur ladite entreprise , dit le contrat, il sera distribué aux pauvres la somme de 20 tlorins, et il sera fait célébrer, pour pareille somme de 20 florins, des messes en l'honneur de Dieu » (5).
Désaubois ne put être retenu ; d'autres intéressés se retirèrent également (G). Mais Désandrouin Desnoelles s'était rendu acquéreur du matériel. La vente publique, annoncée pour le 21 juillet, n'avait point eu de résultat ; Desnoelles offrit 2,000 florins de ce matériel, évalué 2,263 florins 5 patars; il lui fut laissé, le 25 , pour 2,100 florins (3,150 livres) (7). — Il obtint alors un arrêt du conseil du 22 février 1722 qui le subrogea aux droits des premiers concessionnaires et fit défense à Désaubois et autres de le troubler (8).
1 Mémoire par demandes et réponses, p. 6. — Mémoire pour Désandrouin contre de Cerna]/, p. 6. — Pajot-Descharmes, p. 508.
(2 Arrêt du 22 février 1722. — Mémoire par demandes et réponses, p. 6 — Mémoire pour Désandrouin contre de Cernay, p. C.
7, Mémoire pour Désandrouin contre de Cernay, p. 6 — Pajot-Descharmes. p. 508.
(4) Dieudonné, t. 1, p. 158.
(5) Aclc de société du 10 septembre 1721 (pièces justificatives).
6 L. Mathieu, Histoire de l entreprise. — Mémoire pour Désandrouin contre de Cernay, p. 7. — Pajot-Descharmes, p. 509.
' Etat des outils des fosses pour leur valeur (pièces justificatives). — Dans l'arrêt du 22 février 1722, cité ci-après , Désandrouin Desnoelles dit qu il se rendit acquéreur pour 2,000 florins. Mais on voit, à la suite de i'Elat des outils : qu il offre 2,000 florins, que Désaubois et Taffin lui proposent de partager a le différent par moitié, » et que Desnoelles écrit au bas : « Bon pour 2,100 florins. »
8 Arrêt du 22 février 1722.
Dans cette troisième association se trouvèrent encore Jacques Richard , receveur des fermes à Coudé, et Mathieu , directeur de rétablissement (I). — Ils furent les seuls des anciens associés qui se réunirent à MM. Désandrouin et Taflin (2). — Trois intéressés seulement paraissent au contrat. Le fonds social y est divisé en 20 parts ou sols : 1 1 à Désandrouin Desnoellcs , — 8 à Taflin , — 1 à Richard (3).
La société réorganisée, on fit de nouveaux fonds et les préparatifs les plus vigoureux (4). Les travaux recommencèrent, toujours sous la direction de J. Mathieu (5). — Deux nouvelles fosses (6), qui prirent le nom de Peaudeloup, lurent ouvertes près de la pâture Colard, au midi des deux fosses submergées, au nord-ouest du trieu de Fresnes (7). — Elles furent conduites si heureusement <« q^en août 1723 on fil la découverte d^ne belle veine de charbon, propre à la cuisson des briques et de la chaux ; » Tannée 1 724 fut employée à prendre
(1) Mémoire far demandes etréponses, p. 7. — Acte de société du 10 septembre 1721.
(2) L. Mathieu, Histoire de l'entreprise.
(3) Acte de société du 10 septembre 1721.
(4) L. Mathieu, Histoire de l'entreprise.
(5) Dicudonné, t. 7, p. 158. — Travail général sur les mines d'Anzin, par Blavier.
(6; A cotte époque, comme long-temps encore après, on fesait deux fosses, l'une pour l'extraction, l'autre pour l'aérage. Aussi allons-nous voir les puits, soit tentés , soit exploités, presque toujours deux à deux.
(7) M. Clerc, dans son Rapport (affaire Dumas) et la compagnie d'Anzin [Mémoire en défense contre la compagnie Lacoste, 30 janvier 1830 , p. 23) appellent Jeanne Colard la fosse où la houille a été exploitée pour la première fois; Peaudeloup est indiquée comme une tentative inutile, abandonnée la môme année. — Mais, nous avons vu, par le Mémoire sur la découverte de J.-P. Mathieu, que la fosse ou l'on découvrit la houille en 1720 était dans \'enclos de Colard. Cette fosse fut submergée , et l'exploitation qui suivit la seconde découverte eut lieu par un puits placé : suivant L. Mathieu (Histoire de l'entreprise) au midi de ce premier puits ; suivant 1'. Mathieu ( Mémoire sur l'établissement de l'entreprise) sur une pièce de terre occupée par Florent Quincampoix. — Il résulte de la (pie le puits où l'on trouva la houille en 1720 était dans l' enclos de Colard, que celui où on exploita la houille en 172 i était ou midi de ce puits, sur la terre de Quincampoix. — Peaudeloup est è'\ idemment ce dernier puits, placé près <'<• In pâture Colard, suivant M. Clerc lui-même, et ouvert en 1723, suivant cet ingénieur et le Tableaude toutes les fosses — L'erreur do M. Clerc et de la compagnie d'Anzin provient de la proximité des deux puits qui oui pu facilement être confondus (le Tableau de toute:; les fosses indique 3 pâture Jeanne < olard et I Peaudeloup). —Celte erreur provient aussi, sans doute, de ce qu'ils ne distinguent pas la décou. verte de la première exploitation qui n'eut pas lieu , comme ils le disent, par les mémos fosses.
nonce ment do
les précautions nécessaires pour la perfection et la sûreté «les travaux (\). —
inouï uo r * '
exploitation Cest à partir de cette époque seulement que les mines de Fresnes furent soumises à une exploitation active ('2) ; car, si en 1 7*20 on trouva de la houille, si l'on en vendit pour 2,000 1., toute exploitation cessa aussitôt après jusqu'en \1'2\; mais dés lors elle l'ut continuée.
Exploitation. Les puits Peaudeloup servirent jusqu'en 1732, époque à laquelle l'apparition 17*4 ■ r-.v d'une source força de les combler (3).
En l?'2G on lit deux avaleresses (4). Pierre Mathieu eut la jambe cassée en démontrant la machine (5).
En 1728 on fit deux puits.
(1) Projet d'une seconde entreprise, par Christophe Mathieu. — Histoire de l'entreprise, par L. Mathieu.
— Travail gênerai, par Blavier. — Mémoire par demandes et réponses, p. 7. — Mémoire pour
Désandrouin contre de Cernay , p. 7. — Mémoire sur les mines et minières de la subdélégation de
Yalenciennes. — Pajot-Descharrnes, p. 309. — Mémoire en défense pour la compagnie d'Anzin contre
la compagnie Lacoste, 30 janvier 1850, p. 23.
•2 Mémoire sur l établissement de l entreprise, par P. Mathieu. — Observations surle local, etc., p. 1. — La compagnie d'Anzin fait remonter l'exploitation des mines de Fresnes à 1717, dans sa Réplique à la compagnie Laeost', 10 janvier 1831, p. 3. Elle avait dit le contraire dans son Mémoire du 30 janvier 1830, p. 23. — Le Mémoire sur les mines et minières de la subdèlegation de Yalenciennes dit : a que la mine fut si bien perfectionnée pendant l'année 1724, qu'elle n'éprouva plus d'accident. »
(3) Rapport de M. Clerc (affaire Dumas). — Mémoire de la compagnie d'Anzin contre la compagnie Lacoste. 30 janvier 1830, p. 23. — Tableau du nom de toutes les fosses.
(4) On appelle avaleresse une fosse en tentative.
(3) Mémoire sur l'établissement de l'entreprise, par P. Mathieu. — Pierre Mathieu n'indique de date pour aucun puits. Il n'indique presqu'aucun nom. C'est par l'ordre dans lequel il les range qu'on les reconnaît. Nous avons suivi sa nomenclature, non seulement parce qu'il écrivait au moment où ces puitexistaient , mais encore parce que le nombre des puits indiqués par lui est conforme aux chiffres donnés en 173C. par la compagnie, comme nous le verrons par la suite. — Nous trouvons la date de l'ouverture de ces puits dans le Rapport, déjà cité , de M. Clerc, et dans le Tableau de toutes les fosses. C'est dans ces deux documents qui; nous avoua trouvé les indications de l'emplacement des puits ci-dessous. La date do I abandon dea puits nous est fournie par le Mémoire de la compagnie d Anzin contre la compagnie Lacoste, 50 janvier 1830, p. 23, et le Tableau de toutes les fosses. — La profondeur à laquelle on a les travaux se trouve dans le Rapport de M. Clerc. — Tous ces documents ne sont pas toujours d'accord. Nous les avons contrôlés les uns par les autres, et par les renscigriemons recueillis sur les lieux. On trouvera les détails au tableau n" 1 , à la fin du chapitre suivant.
En 1 729 ou 30, une avaleresse.
En 1730, quatre puils.
En 1732, deux puits.
En 1 732 ou 33, une avaleresse.
C'est sur les deux premiers puits ouverts en 1730, appelés les petites fosses, qui si* trouvaient près de l'ancienne maison de régie habitée par M. Renard (I), que Ton plaça la première machine à vapeur connue en France (2). — Commencée en 1731, elle fut achevée en 1732, et coûta GO, 000 florins (75,000 livr.) (3).
En tout , de 1724 à 1735 , il y eut à Fresnes 1 1 puits utiles : 7 servirent à l'extraction de la houille et 4 à tirer de Peau et à donner de l'air, dont un avec machine à vapeur.
Dans les commencements de l'exploitation, un peu après 1724, il y avait, dit-on, d'employés aux travaux, plus de 100 hommes et 300 chevaux (4).
Débouchés. « Le charbon que l'on tira de ces mines, dit J. Désandrouin , fut reçu dans le commerce avec celte démonstration de joie dont le peuple est susceptible quand on flatte ses intérêts. En le donnant à meilleur compte que l'étranger, on en trouva le débit. Mais, comme il ne convenait qu'à la cuisson des briques et de la chaux , cette découverte aurait pu devenir avantageuse à la compagnie sans être d'aucune utilité à l'état et au peuple , parce que , si d'un côté les entrepreneurs de Mous vendaient moins, ils s'en vengeaient par l'augmentation du charbon qu'on était indispensablement obligé de prendre chez eux ; en sorte que , malgré la consommation du charbon de Fresnes, l'étranger, sans livrer la même quantité
(1) Mémoire sur la découverte. parJ.-P. Mathieu.
[2] Nous traiterons à partîtes machines à vapeur, et nous démontrerons que las ingénieurs du gouvernement se sont trompés en donnant la machine de Litry comme la première qui ait fonctionné en France.
(5) Note de J. Mathieu.
i Mémoire sur la carte de la générale de Flandre. \>. 52.
de marchandises, pouvait toujours nous assujettira lui porter les mêmes sommes qu'il retirait avant nos succès ainsi limités « (1).
Le débit du charbon de Fresnes fut plus difficile à établir que ne le dit .1. Désandrouin, si Ton en croit J.-P. et L. Mathieu : « Le charbon qu'ils avaient trouvé, dit Jean-Pierre , étant sec et sulfureux, inconnu dans le pays, oe convenant que pour la cuisson des briques et de la chaux , ils avaient peine à s'en défaire » (2). — Léonard, après avoir dit que Tannée 172/1 fut employée à perfectionner les travaux de la fosse où Ton venait de découvrir la houille, ajoute : « et tâcher de faire connaître le charbon aux consommateurs qui n'en voulaient pas faire usage ; on fut obligé d'acheter à Douai des briques qui n'étaient pas cuites, y faire conduire un bateau de charbon pour faire l'épreuve de leur cuisson qui réussit parfaitement et encouragea les briqueteurs à s'en servir. » — « La même opération fut faite pour engager les propriétaires des fours à chaux de Tournai à s'en servir. La compagnie fit conduire 192 mannes dudit charbon pour la première épreuve qui réussit à souhait , moyennant quelques louis et écus répandus à propos entre les principaux ouvriers » (3).
Voici comme un mémoire contemporain, déjà cité, s'exprime sur l'importance de l'exploitation de Fresnes et les débouchés qu'elle avait et qu'elle pouvait obtenir : Celte exploitation, dit le mémoire , « est un grand bien pour la France, parce que l'on ne serait pas obligé d'aller chercher la houille ou charbon de terre sur les terres de l'empereur, ce qui fait sortir beaucoup d'argent du royaume , car ou tire actuellement beaucoup de ce charbon qui vient du côté de Mons, que l'on imiie par charrois dans la Picardie et l'Artois , sans compter une prodigieuse quantité qui descend sur la rivière de Haine , dans des grands bateaux , à Condé ci ensuite, par l'Escaut, jusqu'à Mortagne , et remonte l'Escarpe jusqu'à Douai, Ai ras, Lille et autres villes de la Flandre Française, sans ce qui descend dans d,.'s bateaux jusqu'à Tournai, et ensuite, par l'Escaut, jusqu'à Garni et Anvers, ce
I Mémoire pour Détandromn contre de Cernay, p. '. ■1 Mémoire sur la découverte . par J.-P. Mathieu.
"• Histoirede l'entreprise, par L. Mathieu. — Blavier (Travail général sur les mines d Ans in racond • mêmes fait»
qui se distribue par toute la Flandre Impériale. Celte houille ou charbon de terre sert à cuire la chaux, les briques, et pour les forges de toutes espèces, outre qu'il s'en brûle beaucoup l'hiver dans les maisons de distinction pour chauffer les domestiques, et on en brûle aussi dans plusieurs maisons bourgeoises et surtout chez le menu peuple, ce qui épargne beaucoup de bois el en fait diminuer le prix ; et celle de Fresnes est fort propre pour ce dernier usage (1) aussi bien que pour les fours à chaux et à briques, mais elle n'est pas si bonne que celle de Mous pour les forgerons, parce qu'elle brûle trop vite et gâte le fer. La cendre qui en provient est d'un grand débit pour fumer les terres et surtout une espèce de sainfoin ou de trèfle, qu'on appelle dans ce pays-ci tranelles, qui est d'un grand secours pour la nourriture des chevaux du pays à cause de la petite quantité de foin que l'on y recueille. Ces charbonnières de Fresnes réussissent bien ... On a perfectionné les machines, tant pour épuiser les eaux que pour élever le charbon , que l'on a déjà chargé en quantité sur l'Escaut , dans des grands bateaux , proche la censé ( ferme ) du Creteau » (2) ( le Sariiau ).
(1) On a vu <|uo Désandrouin et Mathieu disent le contraire; on a dû s'apercevoir aussi déjà que l'auteur que nous citons est étranger à la localité où il a recueilli des renseignements un peu a la légère.
(2) Mémoire sur la carte de la générale de Flandre, p. 55 et 54.