‹ Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois, 1716-1791Chapitre 73 sur 104 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Recherches faites dans les terrains compris entre la Scarpe et la Dénie

et dans ceux situés snr les deux rives de la Scarpe ,

en Flandre et en Artois.

Entre

la Scarpâ (I la Deûle.

près avoir dit les tentatives faites à droite de l'Escaut , dans le Hainaut et le Cambrésïs, reportons-nous au-delà de la Scarpe, en Flandre ; entre la Scarpe et la Deûle , nous ne connaissons que trois recherches : — à Lesquin, — à Warlaing — et à Marchiennes. — Les deux premières sont de beaucoup les plus récentes ; mais l'a dernière se lie à d'autres recherches dont nous aurons à parler ensuite. Commençons donc par celles les plus nouvelles.

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A Lesquin. Le sieur Cli. -S. Godonesche fut autorisé provisoirement, le 15 novembre I18I. . .

1781, à rechercher les mines de charbon qui se trouveraient dans la châtellcnie

de Lille. « Après plusieurs forages , dit-il, qui ont été portés à 200 pieds de -profondeur jusqu'au rocher, il a ouvert et approfondi deux fosses dont la première, après nombre de difficultés pour vaincre les eaux, a été portée à 21 0 pieds de profondeur et enfoncée de 12 pieds dans le rocher qui annonce une réussite certaine ( c'est toujours lui qui parle) , d'après les sillons de charbon qu'il y a découvert. » Ces travaux , qui l'avaient constitué dans une dépense de près de 90,000 liv. » (1), étaient situés au moulin de Lesquin , près de Lille (2) , pas loin de Fâches, où nous avons vu que la compagnie Désandrouin avait fait une tentative (3).

En 1 783, par arrêt du 1 7 juin, le sieur Godonesche et sa compagnie obtinrent une concession définitive, ainsi délimitée : « Les terrains , situés entre la Scarpe et la Lys, bornés à l'est par la frontière de France jusqu'à et par la chaussée de Tournai à Orchies et celle d'Orchies à Marchiennes , au midi depuis Marchiennes suivant la rive gauche de la Scarpe et les limites de l'Artois jusqu'à Bauvin, à l'ouest depuis Bauvin suivant les mêmes limites de l'Artois , passant par Fumes jusqu'à Armentières et suivant la rive droite de la Lys jusqu'à Deulemont , et au nord depuis Deulemont passant par Tourcoing jusqu'à la frontière de France » (4).

En octobre 1785, les travaux du sieur Godonesche furent abandonnés sans résultat (5).

A Warlaing

1786. Le rr juillet 1786, le sieur Sehon Lamand avait obtenu une permission

provisoire pour « un terrain de la Flandre Wallonne situé entre Marchiennes, St.-Amand , la Scarpe et la frontière. » Il y lit 42 forages « jusqu'à 30 à 38

(1) Arrêt du 17 juin 1783 (pièces justificatives). — Pajot-Descharmes, p. 524.

(2) Arrêt du 27 novembre 1787 (pièces justificatives).

(3) Voir ci-dessus, p. 63.

(4) Arrêt du 17 juin 178?.

(3) Arrêt du 27 novembre 1787. — Pajot-Descharmes, p. 525, dit. qu'il est à croire que l'exploitation n'a pas réussi.

Compagnie

Willaume

Turner,

Havez

el Lpcellier.

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toiles , le dernier au hameau de Warlaing, près l'écluse de Berverot , ou ayant, dit-il, passé le lourlia jusqu'au rocher à 18G pieds de profondeur, les forets

s'étant cassés et restés enterrés il prit le parti d'y établir une

fosse dans laquelle on est parvenu à passer » le sable mouvant « jusqu'à 49 pieds » (1).

Ayant « la certitude de l'existence du charbon , » le sieur Lamand demanda et obtint, pour lui et sa compagnie , une concession définitive délimitée comme suit, par arrêt du 27 novembre 1787 : — « Dans un terrain de la Flandre Wallonne , borné à l'ouest par le chemin d'Orchies à Tournai et par celui d'Orchies à Marchiennes, au sud par la rivière de Scarpe , à l'est par le territoire de Saint-Amand et des villages en dépendant, et au nord par la frontière, exceptant néanmoins du dit arrondissement les villages de Beuvry et Brillon, enclavés dans l'étendue d'autres privilèges ( privilèges qui nous sont inconnus ) . Permet en outre. . . . d'exploiter. . . . dans les terrains dépendans du village de Vred, du marais de Six-villes et de l'abbaye de Flines, les dits terrains fesant partie du privilège accordé au sieur Godonesche » (2).

Nous ignorons ce que fit la compagnie après l'obtention de la concession. — Nous allons parler maintenant de travaux faits bien antérieurement à ceux cidessus :

Parmi les compagnies qui firent, dans nos pays, la recherche de la houille, il en est une qui mérite une mention particulière , tant pour sa persévérance que pour ses nombreux travaux. Nous voulons parler de la compagnie Willaume Turner, plus lard Havez et Lecellier.

Cette compagnie se forma , à Valenciennes , vers 1 746 , pour l'exploitation de la houille en Belgique ; elle s'établit successivement à Boussu , Qsiévrain , Warquignies, Riez-du-Cœur, Wasmes, etc. (3). Elle était originairement composée

(1) Arrêt du 27 novembre 1787.

(2) Idem.

(3) Un registre des délibérations de cette compagnie ayant pour titre : Les délibérations noires , contient de nombreux renseignements. — Il commence en 1746. On y voit que la compagnie avait

des sieurs : Willaume Turner, pour 4 sols.

Lagace 5

Havez 4

Dubois 4

Cerisier 4

Willemart 1

Total 22 sols (1).

Elle fut un instant portée à 26 sols, 4 sous ayant été accordés aux sieurs J .-J. et Christophe Mathieu, à qui ils furent repris par la compagnie en août 1 748 (2). Ces 4 sous étaient pour Pierre Mathieu, dit St. -Homme, et ses enfants (3).

La compagnie ne réussissant pas en Belgique au gré de ses désirs , résolut de tenter la fortune sur France (4). Elle demanda à cet effet le privilège exclusif de rechercher et exploiter la houille dans les terrains situés à la rive gauche de la Scarpe, depuis sa source jusqu'à son embouchure , dans l'Escaut et de là sur la Deùle et la Lys (5). — Ce terrain avait été accordé à la compagnie Désandrouin et Tafïîn en 1736, comme nous Pavons vu (6) ; celte compagnie le possédait encore à cette époque.

La demande des sieurs Willaume Turner et consorts fut communiquée à la compagnie Désandrouin, à qui il fut donné six mois , puis six autres mois , pour

pour titre, en 1757 : Entreprise des fosses à charbon de terre de Boussu, Warquignies , Wasmes et Ecrechin. (Contrat du sieur Richebé, inséré à la suite de la délibération du 31 mars 1757).

(1) Délibération du 9 janvier 1755. — Par les transferts inscrits on voit comme nouveaux actionnaires, arrivant successivement jusqu'en 1758, les sieurs Coquelet, Richebé, St. -Pont et Crépy. — On voit aussi que la veuve Turner vendit ses 4 sols 12,000 liv. ( Délibérations des 14 mai 1754 — 9 janvier 1755 — Richebé acheta un sou 6,500 liv. (9 janvier 1755— 10 février 1757 ).

(2) Délibération du 26 août 1748.

(3) Idem du 28 février 1760.

(4) Idem du 25 avril 1752.

(5) Arrêt du 7 mars 1752. ( pièces justificatives).

(6) Voir ci-dessus , p. 58.

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A Marehiennes. 1752.

Au - delà de la Deûle

et sur les

deux rives

de la Scarpe.

A Ecrechain.

découvrir le charbon dans ce périmètre, après quoi la concession fut accordée, par arrêt du 7 mars 1 752 , au sieur Willaume Turuer, négociant à Valenciennes, et ses associés (l).

Une personne de distinction et de haute considération fut alors admise dans la société pour 4 sols (en pur don). Cette personne garda l'anonyme et ne fut connue que des sieurs Havez et Turner (2).

La compagnie, sans toutefois abandonner ses travaux de Belgique, transporta en France une partie de son matériel (3). La première recherche eut lieu à Marchiennes ; elle fut bientôt abandonnée à cause des niveaux d'eau et des sables mouvans qu'on rencontra (4) 5 on avait été à 250 pieds (5), — On décida , en 1752, une seconde tentative à Ecrechin ( Esquerchin) , près de Douai , vers le moulin, tirant vers le pont à Sauls (6). Voici ce que nous avons pu recueillir sur cette tentative.

La fosse étant arrivée à une certaine profondeur, on fait un trou desonde. A 36 toises on est dans les dièves, en novembre 1 754 (7). Le forage ayant passé les bleus et les dièves, on est" arrivé sur un terrain qui ne permet presque pas de douter qu'on est sur le rocher. L'enfoncement de la fosse est décidé (8).

Eu mars 1 755 le cuvelage se rompant , on croit « qu'il pourrait bien y avoir de la malversation de la part des ouvriers , du monopole , et peut-être de la corruption de la part de certaines gens mal intentionnés ou jaloux de cette entreprise. » On fait venir des porions ou maîtres-ouvriers de Boussu et Warquignies pour visiter le cuvelage et le picotage (9).

(1) Arrêt du 7 mars 1752. — Voir ci-dessus, p. 121.

(2) Délibération du 17 juillet 1752.

(3) Idem du 23 avril 1732.

(i) Idem dul" juillet 1752.

(5) Mémoire de Lecellier et Havez à l'intendant de Flandre. 1774.

(6) Délibération du 1er juillet 1752.

(7) Idem du 5 novembre 1754.

(8) Procès-verbal du 13 novembre 1754.

(9) Idem 22 mars 1755.

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La compagnie se rend sur les lieux. On remet en mouvement une des deux machines qui avaient cessé de travailler, et la fosse est mise à sec ; elle avait eu 72 pieds d1eau (1). On descend les sondes pour vérifier le terrain qui avait été foré jusqu'à 42 toises, à partir du fond de la fosse. On avait été à six toises plus bas que les dièves , les quatre derniers pieds étaient dans un banc graveleux rempli de cristallins (2).

On ne peut , comme on le pense bien , reprendre le trou de sonde ; — on abandonne alors la fosse , jusqu'à nouvel ordre , après avoir pris les mesures nécessaires pour pouvoir recommencer les travaux (3). — Cet abandon a lieu malgré les présages favorables obtenus par la baguette divinatoire. Nous avons vu déjà plusieurs exemples de cette pratique. Ici elle est employée par un associé, en vertu d'une délibération , et il en est dressé procès- verbal transcrit sur le registre aux délibérations de la compagnie (4).

En novembre de la même année 1755, dans la crainte de perdre son privilège, la compagnie envoie à Ecrecbin son charpentier de Wasmes et quelques ouvriers pour mettre en état la meilleure des deux machines et se préparer à reprendre les travaux (5).

(1) Délibération du 24 mars 1755.

(2) Idem 25 mars 1755.

(3) Idem 26 mars 1755.

(4) Idem 25 mars 1755. — Voici le procès-verbal de l'opération : — « Le sieur Dubois soussigné, en exécution du premier article, a tourné la baguette depuis le village d'Eerechin jusqu'à la machine en travers banc , et en supposant que sa baguette ait tourné sur des veines , sans pouvoir l'assurer, n'étaut pas son métier, il n'est pas moins certain que la dite baguette lui a tourné deux fois depuis la dernière maison du village jusqu'à environ cent pas de l'endroit où l'on a fait le premier forage ; que depuis là jusqu'à 60 à 80 toises au-delà du dit endroit où l'on a foré , la baguette a été immobile; qu'ensuite elle a tourné plusieurs fois et très-fort jusqu'à environ 10 toises du puits de la machine , et enlr'autres vis-à-vis une grande borne de grès qui est, au bord du chemin ; qu'elle a recommencé à tourner à deux toises du puits près de la forge, sans désister, jusquà environ cent pas ; qu'elle a pareillement tourné en cinq ou six endroits, depuis environ soixante pas au-delà de la machine jusqu'à environ 200 toises de chemin tirant vers le village de Noyelle , qui est au nord. Et a signé le 25 mars 1755. Signé Dunois.

(5) Délibération du 19 novembre 1755.

En mai 175G on décide la reprise des travaux (1). En septembre on atteint une coupe d1eau qui parait être le torrent (2).

En janvier 17.") 7, la compagnie, «informée des découvertes avantageuses qui assurent le succès de la recherche des veines de charbon, » est résolue de pousser les ouvrages (3). — On ne dit pas quelles furent ces découvertes.

Le 20 novembre, la manivelle de la machine à pompe étant brisée, les ouvriers sont renvoyés et les chevaux , au nombre de soixante , conduits à Valenciennes (4).

En avril 1758, la compagnie entend le rapport des travaux opérés au midi de la fosse, travaux qui n'avaient pas « produit la satisfaction qu'on en attendait. » Elle décide que les mêmes tentatives seront faites au nord. Ces tentatives consistaient à « continuer le bouvieau en tringue (espèce de galerie) jusqu'à concurrence de 4 toises de longueur à prendre de tel endroit que se trouvera celui qui est fait d'environ 1 1 toises, de manière que la partie de niveau et celle en tringue demeurera fixée à 15 toises au bout desquelles , et pour dernière opération , il sera foré 11 à 15 toises de nouveau terrain à travers bancs, en suivant le même pendage en tringue (inclinaison ) et s'il ne se trouve point de veines dans le dit bouviau et le dit forage , autorisons , dit la compagnie , d'abandonner les ouvrages » (5).

Le 9 mai suivant, les travaux furent arrêtés (6), et, eu égard , est-il dit, à l'impossibilité de reprendre à jamais les ouvrages d'Ecrechin à l'endroit de la fosse , poussée jusqu'à 85 toises de profondeur, « à cause du renfoncement des veines, le bouleversement des terrains qui dénotent une faille en cet endroit, »

(1) Délibération du 28 mai 175G.

25 septembre 1756. — Voir ci-dessus p. 153, 3 janvier 1757. 20 novembre 1757.

1" avril 1758.

20 juillet 1758.

Idem

Idem

Idem

Idem

Idem

et la quantité d'eau insurmontable , les machines , les bâtiments , etc., furent vendus en octobre 1759 (1).

Tel fut le résultat de tant de travaux ; il est évident , par ces détails , extraits des procès-verbaux de la compagnie, que Ton ne trouva point de houille, quoiqu'aientpu dire plus tard les sieurs Havez et Lecellier. Ils estiment la perte de leur société à 253,704 liv. — 400 chevaux auraient été usés au mouvement des machines (2) .

A la suite de l'abandon des travaux, en mai 1 758, on avait appris que certaines personnes avaient présenté requête pour avoir la concession , ce qui fut confirmé par M. de Cote, inspecteur général des mines, à son passage à Valenciennes , le 8 juillet. On décida, pour empêcher l'obtention d'un nouveau privilège, de forer dans plusieurs endroits à différentes distances de la fosse jusqu'à 40 toises et audelà, s'il était possible. Déjà on avait commencé en juillet (3). — C'est ainsi à Piouvain!' q^00 sonda , en cette année 1758, à Brebières et à Plouvain, où on ne trouva que de la craie marneuse (4).

A Rœux.

En juillet 1759, la compagnie reporta ses travaux au village de Rœux, en

(1) Délibération du 4 octobre 1759.

(2) Dans le mémoire présenté à l'intendant de Flandre par Havez et Lecellier, le 30 août 1774, il est dit que la fosse du Moulin fut poussée à 660 pieds : « Comme on y avait atteint la tête d'une mine do charbon, on fit cuveler cette fosse pour contenir les eaux dans leur niveau, mais un tremblement de terre qui se fit l'hiver de 1758 à 1759 en ouvrit le sein, désunit le cuvelage et occasionna la rentrée des eaux dans la fosse, avec tant d'activité et d'abondance qu'on ne put jamais les vaincre quelques efforts que l'on ait fait pour y parvenir. » — On no saurait trop se tenir en garde contre ces assertions de découverte de charbon si souvent répétées. Ici au moins il est évident qu'elle est inexacte ; les procèsverbaux prouvent non-seulement que tous les travaux furent inutiles, mais encore qu'ils cessèrent en 1758 et qu'ils ne furent plus repris. — Quant au chiffre des pertes, nous avons bien vu dans les procèsverbaux des appels de fonds considérables, mais rien n'indiquait quelles sommes étaient employées en France, quelles en Belgique.

(5) Délibération du 20 juillet 1758.

(4) De Bonnard. Journal des mines, t. 26, p. 427. — Le sondage de Brebières n'aurait été poussé qu'à 85 mètres, et celui de Plouvain à 75, suivant M. de Bonnard. — On verra le contraire plus bas, dans l'état des travaux en 1761.

Artois (I). Elle avait décidé de poursuivre les démarches commencées pour étendre son privilège sur une partie de la rive droite de la Scarpe , par échange avec une autre partie qui serait abandonnée sur la rive gauche , à prendre depuis Mai-chiennes jusqu'à Mortagne (2). Elle avait effectivement demandé « les terrains de la rive droite , comme elle a de la rive gauche sur la moitié de la concession qu'elle a, à prendre depuis la source de l'Escarpe vers l'Orient, jusqu'environ les abbayes d'Anchin et Marchiennes ; par ce moyen, la séparation, dit-elle, serait du midi au nord et non de l'orient à l'occident » (3).

Entre temps, en février 1760, la société fut dissoute , et l'affaire de France séparée de celle de Belgique. Tous les associés renoncèrent à la première , qu'ils abandonnèrent aux sieurs Havez et Lecellier (4).

Ceux-ci continuèrent les démarches en modification de concession. Dans sa correspondance avec l'intendant, Havez nous apprend que « le conseil était prêt à lui accorder ces terrains , lorsque le sieur Mathieu , de Gondé , vint solliciter le terrain qui est entre le pavé de Bouchain à Marchiennes et celui de Bouchain à Douai jusqu'à la rive droite de la Scarpe. » La compagnie , qui avait d'abord repoussé la prétention de Mathieu , consentit , pour hâter la décision , à lui abandonner ce terrain , et l'intendant fut autorisé à donner une permission provisoire (5). — Mais le sieur Mathieu retira apparemment sa demande, car la permission , en date du 6 mai 1 760 , comprend la rive droite de la Scarpe jusqu'au chemin de Marchiennes (6). Cette permission d'un an fut renouvelée le 4 juin 1761 (7).

Les sieurs Havez et Lecellier poursuivaient leurs recherches avec ardeur.

(1) Délibération du 10 juillet 1759.

(2) Idem.

(3) Mémoire de la compagnie Willaume Turner (Archives du département du Nord). — Voir ci-dessus la carte n° 7, p. 135.

(4) Délibération du 28 février 1760. — Là s'arrête le registre aux délibérations noires.

(5) Correspondance de la compagnie Havez avec l'intendant de Flandre. — Voir ci-dessus, p. 239 et 240.

(6) Minute de cette permission.

(7) Idem.

<H#§i§g oie mmz« On peut en juger par l'état de leurs travaux en 1761 (1).

Etat des

travaux de la

compagnie

sur les

deux rives de

la Scarpe.

Etat des travaux sur les deux rives de la scarpe en 1761 .

Forages .

rive gauche.

rive droite.

NOMBRE

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