‹ Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois, 1716-1791Chapitre 77 sur 104 · I1NES DU BOULONNAIS · texte numérisé non relu

I1NES DU BOULONNAIS

s) ien que le Boulonnais soit en dehors des provinces dont nous venons récrire Fliistoire charbonnière , nous croyons devoir en dire ici

p un mot, en terminant ; les mines qui furent découvertes dans celte •<#$*4jr+ province fesant partie de la même formation houillère que les nôtres (1).

Les auteurs ne sont pas d'accord sur la date de la découverte de ces mines. Les vensions varient entre les années 1092 et 1 739 (2).

(1) Voir ci-dessus, p. 7.

2 Voir t 1 p. 170.

Le Boulonnais, nous dit Morand , en 1774, fournissait autrefois de la houille « à PArlois, à la Flandre, par le canal de Calais et par la rivière d'Aa, qui sépare la Flandre d'avec la Picardie . . . mais les mines en sont peu considérables . . »• Les charbons « du Hainaut Français, bien supérieurs en qualité, devenus en même temps plus communs et plus abondants, ont jeté le discrédit sur le charbon Boulonnais » (1). — Il faut ajouter qu'il y avait cinq quarts de lieue de chemin impraticable ponr embarquer ce charbon au canal de Guines (2).

Les mines du Boulonnais comptaient cinq couches de houille de 6, 8 et 12 paumes (0 m. 66, 0.88 et 1 .32) (3) , distantes Tune de l'autre de 14 toises, inclinant du midi au nord, et d'une étendue de 200 toises de Test à l'ouest , et de 300 du midi au nord. « Il n'y a pas là, dit Monnet, qui nous donne ces détails, une grande espérance pour la postérité ; car cette étendue de charbon peut être fouillée et ruinée en 50 à 60 ans, sur 3 ou 400 mineurs qui y sont employés actuellement "(antérieurement à 1780) (4).

« Les seuls terrains , dit plus tard Duhamel (1786), où l'on ait, jusqu'ici, reconnu et exploité avec succès de la houille, se trouvent dans les trois communes de Hardinghen, de Rety et de Fiennes, dans une étendue d'environ 900 toises, du sud au nord , sur 600 , de l'est à l'ouest , au nord-ouest du bas Boulonnais et près des hauteurs crayeuses qui l'environnent.

a II se trouve dans cet espace des veines de charbon avec des pentes contraires; celles qui sont dans la partie du nord de ce terrain, inclinent du sud au nord ; celles, au contraire, qui sont dans la partie du midi, inclinent du nord au sud (5).

<( Ces mines ont été , en général , mal exploitées. Dès qu'elles ont été entamées, on y a fait une quantité de fosses ou puits , qui , sans avoir été creusés à

(1) Morand, p. 494.

(2) Mémorial de Michel Dumont.

(ô) Idem. — Monnel dit quatre veines, mais il écrivait antérieurement.

(4) Atlas et description minérqlogique de la France, p. 41 et 42.

(.'>) Mémoire sur la minéralogie du Boulonnais (Journal des mines , 1. 1, p. 56).

une profondeur suffisante, ont été abandonnés après avoir extrait très-irrégulièrement la houille qu'on a pu arracher des veines supérieures. L'irrégularité de ces premières fouilles a forcé ceux qui sont venus après de travailler à peu près de même, afin d'éviter de percer dans ces anciennes cavités. ... » (1).

L'exploitation de ces mines était en dernier lieu (*2) divisée en deux entreprises : — celle de M. Fontagnieu , sur Fiennes, et celle du duc d'Aumont, sur Hardinghen (3). — M. d'Aumont avait vendu , en 1731 , à M. Désandrouin do Lambois (4), auquel succéda Pierre Désandroin Desnoelles. La famille Désandrouin est encore aujourd'hui intéressée dans cette mine (5).

On fit aussi , tant dans le Haut que dans le Bas-Boulonnais, de nombreuses recherches infructueuses ; on peut en voiries détails dans le Journal des Mines et dans l'ouvrage de M. Garnier (G).

(1) Mémoire sur la minéralogie du Boulonnais, p. "5.

(2) On sait que les propriétaires du sol étaient originairement les seuls exploitants. Voir 1. 1, p. Hid.

(3) Mémorial de Michel Dumont. — Monnet. Atlas et description minéralogique de la France, p. VJ.

1 Mémorial de Michel Dumont.

(5) Voir la notice sur les Désandrouin.

(6J Mémoire sur la minéralogie du Boulonnais (Journal des mines, 1. 1). — Mémoire de M. Garniai sur les recherches du Pas-de-Calais.

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