SI
aitcuD mauvais vouloir puisse les atlcindrc jamais ponr l'avoir fait. Nous leur douuons de tout ce qu'ils feroat quittance el décharge, sous notre sormcut et sur notre honneur; et pour plus de foi, nous baillons de notre promesse acte autlientiquc et revêtu de notre scel. Fait à Berne ce 21 janvier en l'an 1536. »
Oliserpation.
NoUB avons cru devoir donner ici cette ordonnance, parce qu'elle se ralWciie d'une manière irês-particulièrc a l'histoirede la réformation. C'en était fait depuis l'époque des guerres deDourgogne delà discipline cl des lois militaires qui, par leur énergie et leur simplicité, avaient si Tort contribué à la gloire du nom Suisse. Le butin fait dans cent batailles, les intrigues de l'étranger, les guerres de nature nouvelle, le [>lus souvent mercenaires, tO^H jours eoulcnues hors des limites de la Confcdératioa, avaient ruiné les vieilles lois avec les vieilles mœurs. Autant do campagnes , autant de scènes prolongées de pit> lage, d'incendie, de débauche, d'insurrection. Eu 1530 encore, le Pays-de-Vaud en avait fait la douloureuse expérience. Et voici que tout à coup un esprit nouveau se montre cl qu'après plusd'un demi-Bièclc l'anitquc discipline renaît. La réformation l'avait rendu possible. Berne lit appel a ses soldats au nom des sainti?5 lois dn l'Evangile, et cekappel fut compris. Uu traitement sage, humain, pouvait seul faire oublier au Pajs-de-Vaud la barbarie des expéditions précédentes ; il pouvait seul prévenir les soulévemens, gagner à Berne le cœur du peuple et le réconcilier avec la réformation. Le rétabltssement de la discipline obtint ce résultat, et Berne lui dut probablement la rapidité et la conservation de sa
J"» ordre, „, „;„, „ l.',"" '« ''"c. ,„,•.'?• de r.Uior de l'cdil qui a
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doii-
Les chanis de guerre de L'armée Bernoise font c naître l'esprit qui l'animait. -^ Voyez oes chants dans le Chronifjucur , pages 227 cl 228.
Lm villes ayanl presque loalex f^il leur coiidïLîoiu, nom cboi«Î3ioiis lacoiivcntioii (aitoavecVevey tiempk de la rorme en laiiuollu loi CapiUines ils Borne )vtc le Pays-d£-Vaud.
Les dôpalcs de Vevcy se prcscntciil au camp à Morgcs, et soiimcllenl au conseil de guerre les condilions auxijuellcs ils sup|ilienl qu'où les veuille recevoir.
«Que le bon plaisir de vos seigneuries soil que nous dégioni; lolalemcnL rcstci-ct cire maintenus dans noire foi Cl loi , ainsi que nous cl nos ancèlrcs avons clé lanl
suivre
5ii-
par le pâi.
ei mourir, *. ^^«"«'"■^ -^«6 dêftitoo»
vous prionfi quBisjni; <*' *" ^ d«ol*» S'**^' *' très. ■ — Accorde ^-miii nous eo ^^ôlcaol des ▼*ne contraindront persorVft»"*"*' '^ de ïe«' **'" ' seront circuler librement la^^y^!°J ^^sse . »^* ^**" nuisance ui dommago à qui l'auft. iVgu el o* ff****
V Que votre bon plaisir soil nous tfu non-porternullesarmesà l'encontredenoti'exca^e'' , Soigneur, Monseigneur le Duc de Savoie, k Tgdou** cette rendue. » — Accorde. "
vltcin. Que vous dcgicE nous laisser us, libertés , coutumes ol franchises, Uni écrites que non écrites, esquelles avons été, vécu et use, tant pour le passé comme de itrésent, comme a faîl notre dît Irès-redouté S» gncur. » — Ce qu'ils out , ils le conserveront. Ce qu'a te Duc , les Seigneurs de Berne ae le réservent.
» Item. Que vous vous dégiez laisser user et perce? voir nos crus et émolumens , lesquels avons teoug tl possédés, leuone et poesédissons de présent, -pour la soutenance de la chose pabliqae de la ville. » — Accorde.
D Iiem. Que nous puissions avoir el tenir un bérauli de ville, portant nos armes et nos couleurs, qui soit pour allei et venir avec nos ambassadeurs, quand temps sera, el pour servir aux négoces de la chose publique. » — Nous ne nous y opposons pas, pourvu que les couleurs ne soient pas celles de Savoie.
ultem. Que votre boa plaisir soit que vos officiers â Vcvey, comme chÉltelain, bailli et sautier, soient des gens de la ville de Vevey. » — En éiait-ît ainsi sous le duc? a demandé le Général. — «Non pas, d ont répondu
tout bas les Veveysaas. — Eb bien, Iltesseîgneurs feroo t Bclon leur bon plaisir.
)) Vous prions enlÎD que, par le moyen de celle présenle lidclilc el obéissance ne dcgie?. envoyer en notre ville de Vovcy grosse compagnie de gens , mais lanl seulement gracieuse ambassade , à cause de la pauvreté du
» Les sus-dits articles acceptés , nous avons pleine et enlière puissance de vous faire hommage, lidélilé et obéissance au nom des nobles bourgeois et communauté dcVevej. u — C'est bien. Nous promettons de notre côté de vous porter, garder, soutenir et maiuienir envers et contre tous , comme bous princes et droîturiers seigneurs , et comme nous en agissons envers tous nos hujeis. Hcsaeigneurs lixeront le prix de voire rani^on, — ■ a Nous vous prions qu'ils nous épargnent comme innocens de la guerre. Nous vous demandons encore de vouloir faire passer dans le pclit Conseil,, les Soixante et les Deux-Cents de la ville de Berne, les articles susmenlionnés. » — Nous vous promcilons de le faire,
Alors les députes , au nombre de neuf, ont prêté sans 1er serment de fidélité au\ Seigneurs de Berne.