LETTRE DES SEIGNEURS DE BEAHK
iaant connaît» e leur volonté à la suite de la dispute de Lausanne.
ialut, grâce, paix et miséricorde de Dieu notre Père B Holre Seigneur Jésus-Cbrist !
Sous l'avoyer pclîl et grand conseil nommés les dem ceaU des bourgeois ûb Berne, faisons savoir et nolifionv à tous nobles, pourTcables, discrcls dos chiers et féauli Boubjcols, linbilans es villes, bourgs, cbasteaulx, villages, et autres places, par ta grâce de Dieu en ces dernièn? guerres coDqucstées, comme ainsi soit que par notre publique cdicl et mandement parcydevantcsmanés à cause do ladisputation tenue il Lausanne, aggcs et au longeofei advertis ci informés des raisons et occasions nous mooventcs à cela ; en après vous avoir entendus l'ordre ei cours d'jcelle, et \a âkle dtspulalîon eslrc djmaocbs huitième jour du moys d'octobre achevée, nous commf ceuls qui sont en tenus non seulement de gouverner noua soubjects par équité, justice, loys, cstatuts, et ordonnances corporelles et cxtéiicures, ains aussy de donner limti'n adresses, faveur, aydc, assîslnncf,. promotion, employer toutes diligences et forces à cequ'îli vivent selon Dieu en vraye et vive foy, laquelle produit les bonnes œuvres, entant que désirons rendre bon compte à Dieu de notre administration et régiment au jour du dernier jugement ; estre anssy assuré déjà une bonne parlye de vous suffisamment estre instruits en U Parole de Dieu ; pareillement tout le monde acertiorc ' des grands abbomynabics et exécrables abus, erreurs et Ecduclions que sont en l'Eglise papale comme communément l'on dît et confesse ; considérant les dix conclusions disputées audit Lausanne, ensemble leurs probalions et déclarations, cstre fondées en la Saincte Escriplure, lieulcmoni ' que de Ions ceulxqui sont été évoques, la plupart n'ont voulu disputer ny arguer contre îccUes,
• I\(;nilu ccria - Tcllcmciil,
et que ceux qui se sont mis en avant pour les impugDcr n'ont allcgné raisons, argumcos ne probalions prises de la Saîucle Ëscriplures que puissent ruiner icclles conclusions, comme tous bons cbrcticns cclla facilement powrroyent indiquer el cognoislre èsquels remettons le jugement; pour autant, nonobstant les vaines protestations et appellations faictes, avons advisé ( de ce ayant non seulement l'exemple des bons fidèles roys du vieulx testament, comme du roy Esecbic, aussj de tous bons roys, princes et potentats, après qu'ont eheu la regnaissance de la vraye foy de Jésus-Christ ) d'abattre tontes idolâtries, cérémonies papales, traditions et ordonnances des hommes non conformes à la Parole de Dieu. A ceslc cause et ciTcct mandons et commandons à tous et un chacun nous baîllifs, advoyers, cliasiclains lieutenans cl aullres ofliciers que, incontinent avoir vues iccslcs, vous transpourliez d'une église en l'autre, cl aussy es cloislres et monastères que sont soubs votre charge, et office et à tous prestres, prevosts, doyens, chanoines, curés, vicaires, chappelaîns, abbés, prieurs, mœnnes. ' nunîns " et toutes autres personnes appelées gens d'Eglise, de notre part fassiez exprès commandement de soy incontinent dépourler de toutes cérémonies, sacrilices, offices, instilulions et traditions papistiques, et de loiitellcmenl cesser d'yccllcs, entant qu'ils désireront d'éviter notre maie grâce et griefvc punition; aussy vous esprcsscment recommandant sans dilatinn obalre toutes images et idoles, aussy les autels csians dans lesdiles églises et monastères; toulefTois cella par bon ordre et sans tumulte, auxdiis personnages et tous aultrcs nous
V Moinei.
BoubjecU faisani commandemeiil d'ooyr la ParoUe 4b Diea, es lieax plus prodiaing où les prëdîcans soaldql consliliiës el cy après avec le tempe serool par nous ordo» nés el députés ; lesquels predicans ils dmveni bénigMi menl oo jr, receproir el Iraictery sans les molester ay es» nuyre (donner ennui), en sourie que ne aoil; eiqoeliii tous vivent ensemble en bonne paix, tranqoillilé firslaii nelle et chreslienne dilection, amour el unioo ; les ad- ▼ertissans qu'avons délibéré, âtosi que nous sera poinUe, de mettre ordre à toute la reste des affSdres^ Ion* cbant les gens que Von a appelés d'Eglise, et les biens d'icelle, el de faire à l'aide de Dieu sur le lootaigs (tout) si raisonnable el chreslienne réformalion, qu'es*' pérons Dieu et le monde s'en contenleronl. A cesls cause a vous nous susdits officiers desrechief comman* dons de en toute diligence exécuter cestuy nostre mandement ; et à vous nous soubjects d'obeyr à ycelluy sans exceptions, contradictions, oppositions ne allégations quelconques, soub peine de notre indignation, car aiosj le voulons. Dalum jeudy XIX oclobris, anno 1536.