X. Si un chrétien peut tirer des censés et des ûUu
XI. Du baptême, ce qu'il est? comment on àou pratiquer? et qui c'est qu'on doit baptiser ?
La conférence ne produisit pas un grand fruit. > ' anabaptistes n'y furent pas convaincus de leurs ervf •** et continuèrent à troubler le canton de Berne r tan que jamais. On les bannit. Us obéirent^ mais ils ic^ vinrent. A leur retour* on les punit en les plongeant lau> l'eau ; après quoi on les chassa de nouveau. Hlaig 1« ,^« nissement n'ayant pas été sufBsant pour les arrêter , if quelques-uns étant rentrés dans le pays pour la secondt fois j on les punit selon la rigueur des loix à causo d^* leur opiniâtreté^ et on les noya.
Ce genre de supplice ne les effraya point, et ils so multiplièrent plutôt que de diminuer. Gela donna de l'embarras aux seigneurs de Berne, qui, ne vo ah* aucun succès , ni par la douceur , ni par la sévéf ' ' examinèrent de nouveau mûrement, la question : *^ ' convenait -de faire mourir tous ces opiniâtres désoLéiasans, qui revenaient toujours au pays, nonobstant leur bannissement, ou bien, seulement ceux qui commettaient des péchés scandaleux et éclatans ? On consulta
ANABAPTISTES. ' |i9
là-dessua la régence de Strasbourg , qui avait aussi usé de douceur au commencement, mais qui depuis quelque temps traitait aussi ces sectaires avec plus de sé^ vérité. *
Il s'en trouva audsîen Thurgovie. Le baillif du pays en fit mourir neuf, de Neulnforen, et il en punit d*au- 4re8 par d'autres supplices. '
L^nnée suivante 1533, les^Bernois publièrent un nouvel édit contre les anabaptistes , daté du 2 mars. Us ordonnaient aux ministres ; « de travailler de toutes leurs, forces à ramener ces gen»-là par de bonnes instructions , tirées de la Parole de Dieu ; que si l'on ne pouvait pas les convaincre et les persuader* on leur ordonnerait, au moins, de garder leur créance pour eux j et de demeurer Hans le silence ; leur promettant que s^ils le faisaient, on les laisserait en paix ; que s'ils voulaient continuer de prêcher et de faire secte à part, on ne les punirait plus comipe auparavant ; mais on les enfermerait pour toute leur vie dans des prisons, où ils seraient nourris au pain et à Teau, aux dépends de l'état, jusqu'à leur. mort, à moins qu'ils ne renonçassent à leur
erreur. * »
. La tolérance que les seigneurs de Berne accordaient aux anabaptistes , fut mal-expliquée^ comme si LL. EE. voulaient laisser en paix, non-seulement ceux qui étaient * déjà de cette secte, mais aussi tous ceux qui à l'avenir Tembrasscraient, et se sépareraient de l'église. Afin donc que leurs sujets ne s'y trompassent pas, ils don« nerent une nouvelle déclaration , datée du 4 avril , portant : « qu'ils voulaient que chacun observât leurs édits
* * Holtiog. 664.
' Mandat B. tô.