CHAPITRE XXXIV
De t instruction de la jeunesse^ et de la doctrine de la foi y ou du catéchisme.
Coronie on apprend^ sans beaucoup de peine^ el bien^ ce qu'on apprend dans la jeunesse y et que dans le déclin de l'âge on n'est plus propre à rien; et que d'ailleursil est bon de porter le joug du Seigneur dès l'enfance; qu'enfin les chrétiens sont obligés deronsacrer leurs enfans particulièrement au Seigneur, en sa mort, sans quoi ils 80 trouYOnt misérablement esclaves des convoitises mondaines , et sous la puissance du diable ; pour ces raisons, il est nécessaire d'établir un Catéchisme, ou In« struction chrétienne, ou l'on apprenne aux simples, et principalement aux grands enfans, à craindre Dieu et • à Taimer, par Jésus-Christ; et cela non en cilant beau-, coup de passages de TEcriture, mais en expliquant le symbole des apôtres , Toraison dominicale, sur quoi l'on a déjà écrit divers petits livres. Mais cela serait encore plus efficace, si avant tout cela, nous faisions tous nosefforts, pour que Jésus-Christ se levât et vint dans nos propres cœurs. Le feu dont nous serions animés échaufferait bientôt les esprits souples des enfans : autrement ce que la raison seule tire des livres, et enseigne aux autres hommes, n'est qu'un ouvrage humain , sans efficace, jusqu'à ce que le grand maître, le St. Esprit luimême, se mette de la partie, et crée, renouvelle, et régénère à une vie célesfe et éternelle.
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Il nous a aussi paru nécessaire^ de monlrer Jésus- Christ tout entier , et tout l'ouvrage de Dieu pour notre salut f par le symbole des apôtres; comme aussi de taire ▼cnr clairement aux simples, que toutes les prières qa'il convient de faire, sont renfermées parfaitement, cÛrement et avec assez d'étendue dans Toraison dominicale; ensorte qu'elle surpasse tous les psaumes et tojutes les prières que les pères aient jamais faite.