CHAPITRE XXXIII
Qu'il faut exhorter le peuple à obsert^er les édits de LL. EE. et s'appliquer p€a^ticuUèrement à corriger lesT vices y qui ont le plus de vogue dans nos Eglises.
Nos souverains seigneurs ayant publié divers cdits de Réformation , pour la correction des mœurs^ et pour établir une conduite chrétienne, nous devons ^ nous autres pasteurs et ministres, en presser l'observation avec soin, en montrant qu'ils sont justes et conformes à l'Ecriture Sainte ; et que même parmi les honnêtes pa-
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yens on' n'a point soafTert ces sortes de vicefi, tels que sont radùttère, la fornication, le maquercllage , l'ivro- , gnerie, le jea, les blasphèmes et les jureroens» el particulièrement l'usage d'aller au service des princes étrangers, et de faire la guerre pour de l'argent, contribuer par là k faire des veuves et des orphelins; choses qui son contraires au sens commun et à l'équité, et qui n'ont jamais été approuvées même parmi les payens.
Nous .devons aussi exhorter avec soin les magistrats , de soutenir ces édits, et leur représenter leur devoir et leur obligation envers Dieu.
Nous devons aussi nous autres ministres, faire attention à la disposition de notre peuple, et à ses passions, et nous efforcer de le conduire à Dieu par Jésus- Christ pap notre ministère ; car tous n'ont pas les mêmes vices, et quelquefois le changementde l'âge en apporte aussi dans les mœurs et dans les péchés : ce que chacun peut aisément apprendre en conversant journellement et familièrement avec ses paroissiens. Mais il faut partout leur parler de Tétat du mariage , de l'éducation des enfans, delà correction fraternelle, et contre les vices communs, qui sont attachés a toute chair, tels que sont la perfidie, l'envie, la haine , le mensonge et la fraude , «t autres semblables œuvres de ténébfes. Ce sont là les articles que chacun doit presser avec soin et application, pour la correction des vices.
DB BB&MB. sol