AU SIEUR DE VARRELLES
Monsieur, je ne doubte pos que vous no soicz a pre *
sont on grandes perplexites ÿ
mys s'enflambe iournclleme:
plus en plus. Ainsy vous avez bion besoing do recourir a Colay qui ne s'attribue pas en vain l'office de consoler les siens on lours afflictions. Combien que ce soit chose difficile a l'infirmite de nostre chair, de persister cons tamment, oncoro que nous ne voyons nulle fin aux com bats, mesme que le mal empire: quant nous serons mu mis des armes que Dieu nous donne, il ne fault point craindre, que nous ne venions a bout de lout ce que Sathan pourra machiner, J'appelle les armes de Dieu non seulement Les promesses , et sainctes exhortations par lesquelles il nous fortific: mais les prieres , qui sont pour obtenir la vertu, laquelle nous default. Ainsi, monsieur , selon que la necessite vous presse , reduisez en memoire ce que l'eseriture nous monstre tant de la condition presente des chreliens, et des miseres, auxquelles il fault qu'ils soient subjeëts , que de l'issue heurease et desirable qui leur est promise : et aussi que jamais ne seront abandonnes au besoing. Je sçay comme les longues maladies sont plus fascheuses, qu'il vous est bien dur de languir si longuement, Mais si les ennemys de verité sont si obstines en leur raige, nous devons avoir honte de n’estre pour le moins aussi constant a bien faire, Surtout quant il est question de la gloire de
LC CpHeCRe JOENNICATINES nostre Dieu, et redemption, PRES nie il a conioinet avec nostre salut.
È Tome Car cé i'esl assez de Yous ans adverty en peu de mols : et cependant vous vous n’estes pointoublie ici; mais que sentant en difficultes vous travaillez, nous en avons je ne dy pos telle que nous devons, mais pour le moins qui est tesmoignage de la vraye amour nous sommes lenus vous porter.
au chemin qu'il are mel de prendre, ee ous en dire.
12 d'apuril 1553.
Vostre humble frero et serviteur.
Charles
Plusieurs sont vaineus pouroe étescouler loar zèle on se flattant. Les traire, sont tellement effraies ne L Ja vertu qu'ils vouldraient , qu'ils en sont ce moïen quittent lo tout. Qu'est il doncq de veuillez vous a mediter tant les pro nous doibvent estre comme eschelles , afir ver au Cjel pour nous faire mespriser © loire et caduque, que les menaces qui bien induire a craindre son jugement. + »