AT APPENDICE
A MADAME j°.
Madame, ae
Car c’est un maulvais signe que ceux qui vous faisoiens si asprement la guerre pour vous destorner du service de Dieu, maintenant vous laissent en paix. Et de faict, le diable en a tellement fait ses triomphes que nous avons esté contraincts de gesmir et baisser la teste, sans nous enquerir plus oultre. Au reste, Madame , comme nostre bon Dieu est tousiours prest à nous recevoir a mercy, et quand nous sommes tombes, nous Lend la main , affin que nos cheutes ne soient point mortelles. Je vous prie de reprendre couraige, et si l’ennemy pour un coup, à cause de votre faiblesse a eu quelque advantage sur vous, qu’il n’aict pas la victoire du tout gaignee : mais qu’il sente que ceux que Dieu a releves sont forlifies au double , pour soustenir tous combats.
Ce 2 de Febvrier 1555.
Vostre très humble serviteur , Charles d'Espeville.