‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 3 sur 112 · CANOLE CONDAMNÉ S'ENFUIT · texte numérisé non relu

CANOLE CONDAMNÉ S'ENFUIT

qui l'avait plus d’ano fois exposé à la riséo do coux qui le voyaient, cle.

Après le synode, les seigneurs de Berne prononcèrent que Farel, Calvin et Viret étaient innocens de l'aceusation d’hérésie, que Caroli avait portée contr'eux, ct condamnèrent Caroli au bannissement, comme <oupable de noire calomnie et d'autres excès. Caroli consterné par cet arrêt, travaillait à le fairé adoucir, et dans ce dessoia il chereha à 8e réconcilier avec Farel ct avec ses collègues. LL, EE, renvoyèrent la chose au consistoire, pour que Caroli leur 5 fil une espèce de ré-

gerait entièrement à leurs sentimens, pourvu qu'ils admissent l'explication qu'il donnerait à celle proposition : « Que Jésus-Christ est Dieu de lui-même, » Farel et les deux autres furent indignés de ce qu'il ne voulait pas

tenter de l'explication claire et satisfaisante qu'ils on donnaient. Ils comprirant aussi que c'était là une ruse de cel homme, qui cherchait à venir au but qu'ils avaient voulu éviter dès le comencement; savoir, de faire croïré au publie qu'il avait eu raison d’exciter Lant de rumeur et qu'il ÿ avait ou dans la doctrine de Farel quelque chose qui méritait répréhonsion, Ils lui répondiront donc, que ce n'était pas à lui à imposer des ditions de retour, lui, qui avait déjà été condamné:

sistant dans son refus, les {rois ministres allèrent trouver Le prièrent de défendre à Caroli de sortir dé

illes eût reconnusinnocens, comme

oyer lui ayant fait signifier

cette défense, Caroli s'enfuit le lendemain de grand matin. Les trois ministres l'ayant appris, se présentèrent

CERTITICAE D'ENNOCHACE AUX ACCUSE 2 devant le sénat et demandèrent un témoignage de leur innocence qui avait 66 reconnue por le synode; afin que l'accusation de Caroli ne pt imprimeraueune tache à leur ministère. Lo sénot lour accorda leur domande par ua acle authentique, dont voici li traduelion :

= Nous, l'avoyer et conseil de la ville de Berne, Savoir faisons par Les présentes ; que le doclour Pierre Caroi, ayant accusé d'arianisme los maitres Guillaume Farel et Jean Calvin, ministres de Genère, et Pierro Virot ministre de Lausanne, et quelques autres ministres de noire nouveau pays; et à cause do celle accusation, ayant été convenu par eux, premièrement au synode dé Lausanne, et ensuite dans celui d'ici; les parties ouïes de part et d'autre, Caroli n’a point pu prouver son aceusation. C'est pourquoi les accusés onL été reconnus etjugés innocens, et les accusations déclarées iojustes. Ensuite dequoi les susdits, Farel, Calvin et Viret, tant pour eux que pour leurs consorts, ayant demandé justice contre Caroli, pour réparation de l'injure qu'il leur avait faite ; nous axons renvoyé la causa h notre consistoïre devant lequel les parties ont comparu, Mais Caroli n'a pas voula se soumettre à la sentence du consistoire, C'est quoi les parlies nous ont été renvoyées ; et Farel, Cal. vin eu Viret se présentèrent hier devant nous; mais Ca- | roli ne comparut point. Ainsi nous l'avors fait chercher un de nos huissiers qui a rapporté qu'il s'en était allé. its Farel, Calvin et Wiret, ayant appris cela, nous Ont demanilé qu'il nous plôt pourvoir à leur fait par quelque endroit convenable e leur donner un té-

authentique de doar innocence, ce que nous

m'avons pas pu leur refaser avec justice. C'est pourquoi, à leur requête, nous avons fait faire la présente lettre, par laquelle nous mandons et commandons à tous nos

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