‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 77 sur 112 · LL LE RON FAIT SAVOIR AUX CANTONS · texte numérisé non relu

LL LE RON FAIT SAVOIR AUX CANTONS

par des & étrangers, cequi ne pourrait que produire des dis De leurullireraient aux unsétauxautresles plis | grands malheurs et la perte de leur liberté, mais de vivre | ensemble en paix jusqu'à-ce qu'on voie un concile éritæ | blement chrétien ei libre, ou que Dieu leur de se réunir tous dans une même foi. » ‘ Telle fut laréponse des Zuricois, auxquels les autres cantons réformés se joigairent.

Pour ce qui est des catholiques, ils furent partagés. Les cinq cantons zélés ; Buccrne, Uri, Schwytz, Unterwald ot Zug, jugèrent qu'il était utile pa Glaris dit que le pape ayant promis d'envoyer ua Hégal en Suisse, ils voblaient l’attendre et se conten 0 présent d'ouir le sentiment des autres.

ge si le plus grond nombre des autres y e

HE ils ne voulaient point se séparer d'

ct ss ne roulaient point reconnaître ce C n'étai pas nécessaire que les cante

sonne à Trente, puisqu'aussi bien i

voix; mais que quand on asscrblerait an

vorsel, ils se conformeraient aux auires

zel Z donna qu ‘une réponse vague qui

rien.

Dans la même diète parut un envoyé de F mé Marchefcrrierc, délégué de l’ambass qui dissuada fortement les cantons d’ens cile. IL leur présenta ua long mémoire maître avait envoyé à Rome, dans pee

QETDRTTENTTA * Stetller, 467, b.

QUIL MAIETTS LE CONCILE, Lu

— lennellement conte le concile de Trente. ! Go prince en envoya un autre de la mémo nature au concile, sons colle adresse: « à l'Assemblée de Trente» et il y fil dire par son ambassadeur : « Qu'il ne pouvait pointreconnaître cette assemblée pour un concile universel ou chrétien, ni libre, mais seulement pour une assemblée particulière, qui était convoquée non pour l'utilité publique, mais pour Y'avantage particulier de quelque peu de personnes. Que d'ailleurs il ne pouvait point ÿ envoyer $es ambassadeurs, à cause de la guerre qu'il avait avce l'Empereur, Que ni lui, ni aucun desessujets ne pouvaiontétre soumis aux décrets de celte année. Enfin , que 2'il était nécesprendrait les mesures que ses prédécesseurs

Dans une diète suivante assemblée vers la fin de novembre, Marche-Ferrière lravailla de nouveng à détourner los cantons de reconnaître le concile de Trente: Al lcor représenta que l'empereur se servait du prétexte dé ce concile; pour les brouiller cntr'eux, pour les empécher de donner du secours au roi son maître, et pour les affaiblir par leurs divisions; et quo s'il avait employé tout son pouvoir pour obliger les élats do l'empire à assister au concile, ce n'était pas pour le repos de l'empire, mais pour augmenter son pouvoir et poar établir son fils vicaire en Halie, Les agens du pape ayant demandé une réponse décisive dans celte diète, les ghatre cantons ré= pondirent : a Que si Dieu leur faisait la grâcé de voir as sembler un concile universel, libre et sûr, pour décoavrir la vérité divine, ils recevraient avec soumission ce qui y serait décidé, sous la direction du Saint-Esprit; selon

{ Steitler, 168 * Sleid.

Lo nÉrONSE DES CANTONS AU PAPE, règles de la Parole de Dieu, de l'Ancien et du Nou- | veau Testament, ctqu'ils ne se séparersient point de ls Sainte Église de Jésus-Chrisr, Mais que comme lo concile és ent convoqué à Trenle n'est rien moins qu'un concile libre, sûr et universel, mais unc assemblée par. ticulière qui n'élait reconnuc que par le pape, l'empereur, le roi des Romains, leurs vassaux et leurs anjets; que ce concile étant rejeté par les rois de France, d'Angleterre, d'Écosse, de Pologno, de Dannemark el par d'autres potentats chrétiens, ils ne pouvaient point lere connaître non plus pour un concile universel c& Hire, ni y assister, Cc.; mais qu' convoquer un concile véritablement eébrétien , libre et universel, dans une place neutre, comme ces Messieurs l'avaient fait espérer il loug-temps. »

Les sept cantons catholiques et Appensell répons dirent : « Qu'ils agréoient le concile et qu'ils y enverraïent avec plaisir, mais que Ia guerre qui s'était élevée <t lo roi do France ne le met ils laissaient la chose jusqu is fit à peu près la même réponse, h Dans la diète de la St-Michel les députés de quelques cantons avaient proposé d'écrire au pape, posrile/ de ne leur plus donner des courtisans, de ces étrangers, officiers de la cour de Rome, qui venaient eulever les cures et les bénéfices de Suisse, La chose avait : ad,referendum , pour être déterminée dans la novembre. Les Bernais chargéront leurs puyer celle affaire, afin qu'on écrivit fortomen: pour qu'il abolit ce désordre et qu'il laisse jé dans la liberté que ses prédécesseurs leur avañonk accor

# Stettler, 168.

RRNE FAIT ÉLARGIR PEANTA: s Liu dée, etcela conformément aux promesses que les nonces avaient sourent faites. ! |

Ainsi l’année se passa dans la diète en négociations opposées des ages du roi de France qui se plaignaient de l'empereur et du pape, et de ecux du pape et de l'empereur qui #6 plaignaïent da roi de France entr'autres, de ce qu'il pris sous sa protection la ville de Parme avec son prince Octavien Farnèse, rebelle à l'Eglise. * Tout ce manége aurait embarrassé les cantons , s'ils n’y sussent été accoutumés depuis long-temps:

VI. Les Seigneurs de Berne eurent occasion d'écrire au pape pour un autre sujel. D'Évéché de Coire étant devenu vacant l'an 1649, ‘avait été donné à Thomas Planta. Sôu compétiteur Borthelémi de Salis irrité de cette préférence, porta des accusations à Rome contre la conduite et Ia foi de Planta. Le pape cita ce prélat à* Rome, pour rendre raison de sa conduite; et d'abord qu'il y fat, sans l'entendre et lui donner le moyen de se justifier, il le lit mettre en prison. Les Grisons assemblés à Coïre, le 30 d'Avril 1551, en donnèrent avis aux Seigoeurs de Berne, qui là-dessus en écrivirént au,pape lo 16 de maï. Ils lui représentèrent qu'une telle conduite était contre le droit des gens, et lai demandèrent l'élargissement de ce prélat; lai disant que s'il le refusait, il pourrait arriver que ses envoyés seraient maliraités dans le pays des Grisoas, * 11 füt donc relâché, ét pour se montrer fils obéissant de l'Église, il fut des preuriers à prendre le chemin de Trente pour assister au concile. Mais les Grisons ayaot appris de Vergerio, ce que £'é-

! Lust. 492 ? Stetller, 169, s.

2 Lot Miss. 390.

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