DIFFICULTÉS DES SEIGNEURS DR HERNE
tait que ce concile et quel était le but que lé pape #7 proposait, le rappelèrent et l'obligèrent de revenir cheu lui. ‘
La chaleur avec laquelle les envoyés des puissances
étrangères qui se faisaient la guerre, soutenaïent les droits et les prétensions de leurs maîtres dans la Suisse, donna lieu de nouveau à craindre qu'elles ne Hronillas sent les cantons entr'eux, On proposa donc de la partde chaque canton, à la diète de lé St.-Michel, de renouveler les traités des alliances. Mais comme les.
Linèrent à vouloir que l'on jurât suivant l'ancien forma laire : « par le nom de Dieu eu por les saints ; » les Réformés le réjetbrenit comme contraire à leur religion Ainsi l'on se borna à conclure, qu'il fallait que dant chaque cantôn l'on lit lire ces trailés , savoñn : les willet dans leurs conseils , eu les cantons popolaires dans leur assemblées générales ; alin que los jeunes gens fussest instruits des -engagemens qu'on avait pris par Far tés.
Les Seigneurs do Berne ourent aussi de rnb cette année de la part des chovaliors de l'Ordre Peulo nique, à l'oteasion des maisons de Kunit: ét de Suminis, weald qui étient des commanderies de, !
cet Seigneurs s'étaient emparés lors de leur référeatiéel Depuis l'an 1528, ces Chevaliers s'étaient donnés best coup de mouvement pour les ravoir, mais Louj tlemient, Enfin, après divers vains efforts et des! de part et d'autre qui n'avaient abouti à rien , les Chovaliors s'adresserent (colto année 1551,) aux cantons 48: semblés à Bâle pour être appuyés do leur crédit dans
4 Ms, Thom. 166, Hotting, 794.
* Stettler 169, b.
avzG Le GuevattEnS ve L'onvne raurosiQue. AS7
leur demande, Sur les mouremens que se donnèrent les cantons catholiques en faveur des Chevaliers, l'Etat de Bâle se chargea de terminer celle affaire, et marqua aux parties une journée amiable à Bâle, pour le 7 septembre. Les Seigncurs de Berne y envoyèrent leurs députés avec ordre de représenter : « 1° Les charges que ces maisons avaient annuellement et chaque jour, soit pour l'entretien des ministres, soït pour les aumdnes destinées au pauvres, tant da paÿsqu'étrangers, soit pour d'autres choses. 2° Que les censes, les dîmes et les domaines de ces commanderies avaient été ôtées au cures par la permission des papes, contre la Parole de Dieu, pour être annexées à ces maisons, 3° Que depuis la Réformation l'on avait rétranché quantité de fondations particlières , comme messés, anniversaires, étc., source de bons revenus casuels, de sorte que si l'on déduisait dés rentes fixes tous les frais qu'on y avait faits, le reste se réduirait à peu de chose. 4° Que cependant pour gaïa de paix on voulait bien enirer en négociation avec les Chevaliers pour un achat, et qu'on leur en payerait jusqu'à 16 mille gouldes ; s'ils le refusaicnt, on devait proposer aux Commandeurs de prendre toujours un administrateur d'entre les bourgcois de Berne.» ! Le consoil de Bâle donna sa sentence sûr celte difliculté, et les Bernoïs répondirent le 6 de novembre qu'il l'acceptaient , à la réserve d'un petit article. Ba vertu de celle sentence les Chevaliers furent remis en possession de ces deux commanderies , mais à la charge de les fire administrer par un bourgoois de Bérnc qui leur en rendrait comple. * Los choses ont resté dans co état jusqu'ou siècle dernier, que les Ber-
1 instr. b. 174, Ms. Amp. 192.
? note. be 196. Ms. Amp. 195.
158 LES PASFEURS DR LADEANRE nois aehetèrant la commanderie de Summiswald, et l'an 1731 ils ont acheté celle de Kunitz dont ils ont payé 72 mille éeus blancs, à
Les ceclééiastiques do tout ordre donnèrent de la aux Suisses celle année, soil aux cantons en général à quelque canton en particulier. Il s'élevn un différeod entre les cantons et l'évêque de Constance, parce qu'il voulait punir et emprisonner à sn fantaisie un George Dentzler, prêtre demeurant à Lutkeren, prétendantqu'il avait le droit de le fairp sans le sû et la permission des cantons ou du magistrat du lieu. Les Bernojs cl ( leurs députés à la diète de Bade, de se joindre à ceux des autres cantons pour combattre la prétention do lé vêque comme contraire à leur souveraineté. | \
VIL. Pendant que les ecclésiastiques entholiques La vaillaient pour la conservation de leurs rentes et deleurs bénéfices, les Réformés travaillaient ne, à Genôve, à Neuchâtel et ailleurs, pour le bien dos. er pour le service de l'Eglise. J'ai déjà rapport vices que Viret avait faits à Lausanne pour pars une bonneadministration du bien des pauvres: D ministres, Viret et Valier, voyant que leur, adressé au Petit Conseil ne produisait rien, se. tèrent devant le conseil des Deux-Cents, le 24 des se plaignirent des désordres qui régnañont dan des débauches qui s'y commettaient, de la l'égard du bien des pauvres, et du peu de 8 de châtier ceux qui violsient les lois dn Co testant; qu'ils étaient révolus d'en aller plaintes à Berne. Le Grand Conseil ayant à leur représentation , il fut résolu de les en ren , de les prier de ne pas faire le voyage de Berne dont ile
SR PLAIORENT DU CONARIE. 439 mennçuicnl ; et l'on députa cinq conseillers pour leur porter cette réponse,
Le 28 mai, les deux ministres adrossèrent un nouvear mémoire au conseil, après quoi l'on déposs trois conseil. lers à cause de leur vie déréglée, en leur laissant pour Laat leur pension, et l’on chassa de la ville une Ftibour. gcoise, femme de mauvaise vie, coupable de paillardise et d'adultère, qu'elle avait commis avec plusieurs personnes,
Comme la peste faisait toujours du ravage dans la villé, on fit divers bons reglemens à ce sujet. Entr’autres on établit an nouveau Diacre, pour visiter ot consolor les, pestiférés. à .
Cependant VireL et Valier, ne voyant point le conseil travailler comme on le leur avait fait espérer à la correction des désordres qui réguaient à Lausanne, en firent de grandes plaintes par lettres aux Seigneurs de Berne. EL, BE., envoyant le 8 ortobre à Lausanne des dépu- Lés pour y conférer avec ceux de Genève, eur nt ordre d'entendre les ministres do Lausanne et le Baïllif, après les avoir exhorlés à ne rien exogérer, ol onsuite d'assembler le Conseil et les Deux-Cents de Lausanne, et de leur faire les roprôsentalions qu'ils jugoraient les plus éonvenables pour la gloire de Diou et pour le bien
wblie, *
Ê Ces Députés s'acquiltèrent de leur commission , ct s'6 tont présentés devant leconseil des Deux-Cents, le mererodi 21 Hocobrer ne y firent de graves remontrancos,
aa0 GADÈVES AROLATION
sur tous Les articles de plaintes de leurs ministres, ei les exhartèrent fortement mais aveç douceir à y mettre ordre. Les Deux-Cents résolurent de remercier ces Seigueurs, et de leur éuvoyer des députés poar cela. ’abolition des fêtes de semaine à Genève fit grand bruit dans la Suisse réformée, ét scandolisa plusieurs personnes aitachées à l'écorce de la religion. Al y eut même des personnes mal-inlentionnées, qui publièrent que les Genevois avaient aboli le dimanche. Mais cequ'il yeut particulièrement de remarquable dans cette affaire, c'est que les plaintes de ceûx qui condamnaient ce chane gementretombaient sur Calvin, qu'on en regardaitcomme l'auteur. Calvin reçut diverses lettres sur ce sujet, ebil eut asser à faire à écrire pour se justifier, IL est bon de | l'entendre lui-même, Voici ce qu'il en écrivit un mis | nisire de Buren, ville du pays allemand de Berne: «Peut | être que ce qui a donné lieu à ce mauvais conte, c'est que le jour destiné à célébrer la Naissance du! a été transporté au dimanche suivant, Si l'onux fait bion” où mal ce n'est pas à moi d'en juger, et je n'empéche. pas que vous Le blâmiez si vous Le 1rouvez à propos; car, comme la chose s’est faile sans que jy nye eu aucune | part. el même sans que je l’aye sû, on né me le imputer. Vous vous élonnerez que nos jens ayent ainsi | changé subitement, sans consulter leurs Pasteurt, ae, ordre reçu dans l'Eglise. Mais cela aussi était arrivé par U inadvertance plutôt que par entétement. Avant fasse venu dans cette ville pour la première fois, 1536) on avait aboli tous les jours deféLe à la réserve du dimanche, Cela avait paru utile à Farel et à Viret. | Pour | moï, j'acquiesçai de bon cœur à l'usage reçu : et même
1 Mau. Laus. 249.
Es ÊTES DE SEMAINE. ai le nouveau pays des Bernois avait suivi cet usnge au commencement. N.* vint ensuite et combautit pour les jours de fêtes avec autant d'impétuosité que Victor Évéque de Rome, l'avait fait autrefois (l'an de Jésus Cbrist 190) pour sa fête de Päques. Mais dès que nous eûmes 616 chassés, on établit les quatre fêtes avec quel- ques autres cérémonies. À mon retour, au lieu que j'au- Fais pu avec applaudissement d’une grande partie, renverser dans un moment loat ée qui s'était fait en mon absence, je me tins en repos 1 demeuraï tranquille; si ce n'est que je ne pouvais pas dissimuler qu'on avait tort de célébrer la circoneision ? de Jésus-Christ pendant qu'on ne célébrait pas sa mort, ? et que c'étaient des ignorans qui avaient fabriqué cela mal-à-propos. Etquant à ce que le peuple célébrait la conéeption du Seigneur sous Le nom de Marie, j'ai parlé vivement contre colle superstition tou- Les les années. Car les Français l'appellent dans leur langue: a la fête de Notre-Damé de Mars; » ét c'est pourquoi on croit * communément que ee jour est consacré à celle
Sainte Vierge. Cependant j'y ai apporté un tel tempérament, que d’un autre côté j'ai reprimé ceux qui croyent qu'il fallait absolument abolir cos fêtes. Car ceux qui dans le commencement avaient embrassé l'Évangile , avaient
À Je poisse qu'on a ici supprimé le nom du Pierre Kuntsen, minüstre de Berae. qué, avec Hittue, présida l'an 1358, au Synodo de Lausanne. Voyes mon Tome IV.
? La Circoncision est marqués au 4" Janvier, mals où n'en parle jamais dans nos Églises. On n'y pate ate de Dis et pee s0nne no pense à la Circoncision du
* On éslèbre la mort du Seigneur Loutes “les fois qu'on fait la Cène.
* Cela était vrai alûrs ; mais aujourd'hui parmi les Réforimés on n'a plus cétté péiisée.
ui CALVIN S'EXPLIQUE AUSES AMIS
été si féchés de l'innovation qu'on avait introduite des ils ne m'épargnaient pes moi
on était venu une fois à tirer les épées. Comme s’échauflnit excessivement des deux côlés, nous avions trouvé à propos de prendre ua milicu ; savoir qu'on ft | la fête le matia ct que les boutiques fussent fermécs, el | qu'après diner chacun pût relourner à son travail ordis maire, C'est ce qui fut ordonné il y a neuf ans, Cepen: dant les querelles no furent poipl lerminées par I; car ln différence qui se remarquoit en ce que les uns ouvraiegt leurs boutiques tandis que celles des autres étaient fers mées, montrait une différence do senlime
sait pas honneur, Comme donc il n'y avail
mède, j'allai à la Maison-do- Ville l'année derni
priai le Conseil de chercher selon sa prudence, qi moyen. de retenir le peuple dans une plus g:
de l'abolition ; au trie je les louai plutôt, d pour entretenir la paix ils s'étaient conform
tendue chez moi que ment. Certainement,
. mais qu'on a rétabli l'usage de l'Eglise qui a vereé mal--propos, et que cependant cela. que je lo | pOnsAGeo. D'ailleurs ce n'est ï relenu d'autres fêtes que le dim autrefois la même chose.