‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 83 sur 112 · NOLSEC EST ANNE DE GENÈVE · texte numérisé non relu

NOLSEC EST ANNE DE GENÈVE

de sa passion, comme il convient aux élus de Dieu; car Dieu nous a élus en Jésus-Christ; que ceux à qui celle foi manque ne sont pas jusifiés, parce qu'il leur manque et l'élection et l'adoption et tout ee qui sert À oblenir | l'héritage du royaume des cieux, ele. »

Les magistrats de Berne écrivirent aussi de leur ebté ceux de Genève, qu'ilsles priaient d'avoir extrêmement | égard dans leur délibération sur cet homme, à l'avaneoment de la paix et de la tranquillité des Églises, surtout dans un Lemps si dangereux que celui où l'on se trouvait; de faire Lous leurs ‘efforts pour éviter un plus grand sean. |

de Berne. Ils leur représentait

me souffrait quelque punition pour son erreur, corps ou eu sa vie, l'on en prendrait partout ©

les boïr, ct méme de haîr tous les Réformés, p rement en France. !

L'avis était excellent, car si l'on persécte q répondre aux persécuteurs ? Cependant il ne fu Bolsec fut banni de Genève par sentence du le 23 décembre 1551, pour avoir méprisé opin les jugemens des Eglises, auxquéls il avait souscrire, * Île retira à Thonon où il i à dogmatiser, après quoi il garda le silence p que temps. * Mais ensuite ayant voulu reco fut banni des tcrres de Berne. #

# Wols. Miss 35.

3 Savion, Roset, V, 41.

3 Calv. Ep. 105,

* Hotting. 705.

- de leur

ON 4 DÉCLANE D'ACCORD AVEC cALYIX. 467

Comme le discours do Bolsec avait fait improssion sur V'ésprit de plusieurs porsonnes, los ministres de Gonäve

craïgnirent avec raison, que la diversité de sentimens sur ces matières sublimes et abstraites ne eausât'quotques disputes et ne donnât lien à de nouvelles séditions. C'est pourquoi, comme le temps de célébrer la Sainto- Cène approchait, ils trouvèrent à propos que le vendedi, 18 décembre, à la Congrégation , Calvin traîterait tout exprès cette matière de la prédestination, et qu'après lui ous les autres ministres, Lant de la ville que de la campagne, déclareraient publiquement, comme quoi ils étaient d'accord avec lui sur cet article. Ce qui fut fait; et même il y eut après les ministres , plusieurs personna- 95 savans et gons de bien qui déclarèrent, pour l'édifition de l'assemblée, ce qu'ils en pensaient conforrné= ment à leurs pasteurs. Les ministres publièrent cet acte Congrégation, pour rendre de leur conformité dans la doctrine, le Grent e1 le dédiérent aux Syndies et Conseil, Pr ils le présentèrent pour étreanes, le 1° janvier 1552. !

L'année 1551 fat funeste aux Églises Réforméos de la Suisse, par la perte de divers hommes de mérite que la mort leur euleva. Jean Dlosis, dont j'ai ci-dessus, mourut à Core; Bucer en Angleterre; Henri Bngelhard et Henri Brenweld à Zorich et Joachim Van-Watt où Vadian à St.-Goll. On peut dire sans flatterie, que ce deraier a été un des plus grands hommes que Si.-Gall et la Suisse entière ait jamais produit ; qui à une naissance illustre et à de grands emplois joignait un mérite distin= guë; bon humaniste, bon mairien , bon théologien e1 bon magistrat. Il avait éludié dans sa jeunesse à

4 Hoset, V, M. Dèvo, Vit. Calvin. z

s68 MONT DE VADIAN Vienne en Autriche, avec Zwingli, et il y avait cor tracté avec lui une étroîte amitié, qu'il cultiva pendast sa vie, et qu'il conserva après sa mort. Mt re le.6 avril 1551, âgé de 66 ans, après avoir enrichi blic de divers savans ouvrages. Il légun Ape | thèque à sa patrie. On le transporta l'an 1567, dans lé glise de St-Magnus , et quarante sept ans Ra de couvent de Sainte Catherine. À

La mémo année Oswald Myconius , ministre de a ct thédrale de Bâle, préchant le dimanche Jodica, quinse | jours avant pâques, fut frappé d'apoplexie en cl qui est à mon avis le gen! pie qu'un ministre puisse souhaiter, * 0 rot pas d'abord, mais il en fut da et affaibli qu'il ( lut l'emporter et qu'il ne remonta jamais Ja € I languit le reste de cette année, et toute} 1552 jusqu'au 15 octobre, que la poste de grands ravages à Bâle, l'enlova du mc

cut que dix-huit jours , et mourut le 3 no Un docteur luthérien nommé Pantaléon Myconius a penché vers le sentiment de Lu!

ticle de la présence réel drait-on conclure ? Qui ferait bien de l'honneur à Myconius dele n oracle, etses sentimens comme la,

der personne que lui pour notre maître, à # aucun le privilège de l'infaillibilité. E1 comme

* Hotting, 200:

# Hoiting. 797

ET DE MYCONIUS 469 vont loujours en croissant, un autre * a écrit que Myconius était entièrement dans les sontimens de Luther; mais il n'en donne aucune preuve. Ce qu'il ÿ à de vrai, c'est que Myconius était un théologien doux et modéré, qui après avoir rejoté le formulaire d'Union que Bucer avait fait avec Luther, et condamné les expressions dont. il se servait au sujet de la Cène, approuva dans la suite, conjointement avec Simon Grynæus, l'éclaircissement que Bucer donna sur son formulaire, et s’y tint attaché dans la pensée que cela. convenait mioux pour cimentar la paix des Eglises, voyant que les catholiques profs taient de la division des protestans pour les perdre. Cependant il ne le fit qu'en protestant!

ment qu'il ne s'écartait nullement irine, non plus que des doux confessions de foi dressées à Bâle. Cela paraît encore, parce qu'il approuva de tout son cœur l'acte d'Uniformité dressé l'an 1549, entre les Eglises de Zurich ei de Genève. *

Après sa mort, l'église de Bâle souhaita d'avoir à sa place Ambroise Blaarer, qui était alors ministre à Bienne, ol on lui envoya même le secrétaire du Conseil lui eh faire la proposition de bouche, mais ille A son refus on élut pour ce poste ‘Simon Soubser, qui était alors président d’un collège et pasteur de la paroisse de S1.-Pierre.

Quelques mois avant la mort de Menthe la peste cnleva aussi à l'université de Bâle le fameux Sébastien Munster, qu'on pout regarder avec justice comme le restaurateur do la lillérature hébraïque en Europe, après Reuchlio et Pellican. Il mourut le jour de l'ascension ,

* Dorsheus Exercit. ad Concil, Nicen. in Sylteko rerum, 2 Hlotting, 797, 798,

Er MAURICE ET LE ROL DE FRANCE

âgé de 62 ans. Colte Lorrible maladie fit Lant do ravages à Bêle dans l’espace de deux ans, qu'on y compla 2500 personnes qui en moururenL. *

Elle se fit aussi sentir à Strasbourg, où elle onlova do bon Caspar Hédion, te 17 d'octobre; ainsi il ne survéeuh pas long-temps à son collègue Marlin Bucer, qui était morien Anglelerre, l'an 1551.* Ainsi l'Église de Strasbourg se vil privée deses trois Réformateurs : Capilon, Bucer et Hédion.

A Berne elle se fit aussi sentir pendant les années 1551

et 1552. L'an 1661 clle entra dans lcsmaisons, de Wolf gang Musculus et de Jcan Hnller, mais elle ne toucha, pas à leurs personnes; ? mais l'an 1552 che Kilchmeyer, l'un des plus a:

1e 2 d'octobre, Un appela Maurice Bischoff, pe céder,

X. Jusques empereur Charles V, à un Lel point qu'il fais toute l'Allemagne et le papo même; maïs celte, là elle lui tourna le dos, ou plutôt pour pari ticanement, la divine Providence qui se plait « dre les projets superbes des princes armbi lèvent fièrement contre sa Parole et son Egl ce monarque daus le Lemps qu'il croyait touel Haut faite de la gloire et de la grandeur, et telle maoière, qu'il fut heureux d'en étre q rendre la liberté à l'Allemagne qu'il tenait a la paix à l'Eglise protestante qu'il avait oppr

ë Hotting. 707, 708,

"708, Halle Chrow

SR LIGURNT CONTRE L'EMPEREUR, LE avait cinq ans qu'il tenait on prison le Landgravo Philippe de Hesse, contre la parale qu'il avait donnée à Maurice Electeur de Saxe. Il avait constamment refusé de lo relâcher, malgré les sollicitations de Maurice etcelles de plusicurs princes d'Allemagne et même du roi de Danemarek. Cetto perfdie fui coûta cher, Maurice indigné de La suporchorie que Charles lai avait faite, xe ligua avec divers autres princes de l'empire, entr'aotres Albert marquis de Brandebourg, pour tirer le Landgrave son beau père de prison, et pour rondre la liberté à l'Allemagne et à l'Eglise protestante. Il fit de concert avec ces autres princes, unoligue offensive el défensive contre l'Empereur, avec Henri IE, roi de France, son ennemi juré. Henti s'engages de fournir de l'argent, et dint parole. Maurice qui assiégeait Magdchourg pour le service de l'Empereur, leva le siège, fit la paix aree cette ville et en prit méme la garnison à son serviec, vers la fin de- Van 1551, et ramassa des troupes fort secrèloment pendant l'hiver. Ensuile au printemps il leva subitement le masque, il publia un manifeste dans lequel il déclara la guerre à l'Empereur, disant pour raison que c'était : 1° Pourmaintenir la religion protestante que l'on voulait exterminer. 2° Pour rendre la liberté au Londgrave, son

| beau-père. 3° Pour rélablir les droits el Ia liberté de la

nation germanique , ét en particulier pour remettre aussi

en liberté le duc Jean Frédéric de Saxe, ancien électeur,

Albert, marquis de Brandcbourg, publia aussi de son.

| côté un manifeste qui revenait au même sens, mois qui

insistait particulièrement sur les vexelions quo l'Empe-

… reur faisait dans l'Empire, et sur la manière irrégulière dont les affaires y élaient adminisirées.

Lo roi do France en publia aussi un, et en même

temps il se mit on campagne avec uno puissante armée,

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