LE DÉROUTÉ DE L'EMPEREUR
avec laquelle il s'empara de Metz, oul et Verdun, froïs villes épiscopales et impériales, qui dès là furent'anné xées à la couronne de France. Maurice , de son côté, se rit en marche avec son armée, et s'étant avancé jusqu'à Augsbourg il l'assiégea et le prit dans quatre jours. las | siégea aussi Ulm, mais il fot contraint d'en lever le siège. Aux premières nouvelles de cette prise d'armes, l'Emps reur écrivit aux principaux princes de l'Empire,
éxhorter à se joindre à Ii contre les princes ligués, leur promettant de les joindre bientôt. Ferdinand, roi des Ro: | mains et frère de l'Empereur, voulut faire la fonction de médiateur et proposa des conditions ds PRIE
temps l'Empereur ramassa des troupes au L Mais Maurice avecles princes ses alliés ayantat troupes , les battit et les mit en déroute ; une taillée on pièces et l'autre noyée dans
para du château d'Ebrenberg, place
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une si grande diligence pour surpi qui était à Ennsprouck, qu'il n'était plus qu' de cote ville, lorsque Charles en eut la n relira de nuit précipitamment à Villach d thie, avec son frère Ferdinand,
Charles humilié par cette dérouto ot n'ay Aroupes prôtés à opposor aux princes ligués, traité raisonnable de paix, On s'assembla à Ma ayant harangué vivement sur la mauwal ministration de l'Empire , et sur les désordres bition de l'Empereur et de ses ministres, pre étrangers , a introduits dans l'Allemagne, que tout cela fût réformé sur le champ. Les p
PREMIÈRE PAIX DE RELIGION. a7s
diateurs trouvèrent raisonnables les demandes de Mau- nice; mais ils voulaient aussi sauver l'honneur de l'Emporeur, ct pour cet effot voulaicot qu'on renvoyät à une diète générale divers articles particuliers qu'il fallait redresser, Apres diverses négocialions il fat arrêté, que V’Empereur donnerait une réponse décisive lé 3 de juillet ; et les médiateurs l'exbortèrent fortement à préférer la paix à la guerre. Mais l'Empereur n'ayant pas répondu au gré de Maurice, la négociation fut rompue et l'on reprit les armes.
Copendant quelques jours après, la paix se fit. 11 fut arrôle : que les princes ligués meliraient bas les armes Le 12 aoû ; que le Landgrave serait mis ea liboi que dans six mois l'Empereur convoquerait une générale où l'on chorchoraït los moyens de terminer les différends de religion, et qu'en allendant tous les membres de l’Empire vivraienten paix, et qu'on ne ferait du chagrin à personne pour cause de religion, oo.
Ce fut lù la première paix de religion qui fut donnée aux Protesians d'Allemagne après 35 ans de disputes et de contestations; elle fut ensuite confirmée et réglée d'une manière plus étendue , l'an 1555. *
Ces mouvemens de guerre et surtout les nouvelles de V'irruption de Maurice dans le Tyrol, jetèrent une elle épouvanto dans les esprits des prélais assemblés à Tren- 1e, pour le concile, qu'ils se séparèrent Lous précipitamment et se retirérent chez eux , après avoir décrété que le concile serait suspendu pendant deux ans , el méme plus s'il était nécessaire. Les prélais espagnols ne consentirent qu'à regret h la rupture du concile, parce qu'ils savaient que l'Empereur leur maître, en souhai-
% Sleidau. Steuler (73