TOUS LES PLANS DE L'EMPEREUR
le printems il y eut quelques gentilshommes savoyards qui firent une conspiration, invilant le jeune due wo! prince de Piémont à reprendre ce pays. Le chefdu com plot était l'abbé de Filly. Ils s'imaginaient que le roi dé France ne pourrait pas le défondre , ayant à faire à l'em- À pereur. Mais ce complot fut découvert par le maréchal de Bri qui en donna avis au président de Savoie, celui-ci à Messieurs de Genève, et cos derniers ais baillifs de Ternier etde Thonon. Quelques-uns des com: plices furent saisis et leur complot avéré par des lettres intercoptées ; que l'abbé de Filly et d'autres écrivaient. Uutre cela le complot fut tout ngé, quand on eut appris la nouvelle quo l'empereur ne pouvait pas veais
contre la Franco, ayant à se défendre contre Maurice! électeur de ;
la conspiration eut 616 découverte, les g o conjurés se sauvèrent, l'un d'un côté, l'autre de l' Quelques-uns furent arrétés à Chambéry, 0 qui fat saisi à Genève , mais comme on We preuves contre lui, on le relâcha. *
On avertit aussi, vers la Go de novembre, mois et les Génevois, que l'emporour avait qu’il aurait repris la ville de Metz, comme il! ulors, de conduire son arméo du côté de F Savoie, de fermer les passages aux Suisses,
pénétrer en France , ou en
secours ; rélablir le aUaquer , non seuleme:
la Suisse, On arréta aussi dans la potite villl au bailliage d'Yvyerdun , un courrier, allant d
* Horn, pap inut.
2 Rosol, V, A$
S'ÉVANOUISSENT DEVANT METR: Lis
impériale en Italio, sur qui l'on trouva une lettre d'un
colonel , adrossde au prince de Piémont, où il lui disait que, s'ils n’eussont pas été obligés de prendre la route d'Albe , que les Français venaient do prondre , ils auraïent pris le chemin le plus court, et auraïent rendu un bon servico au prince. Los Bernoïs donnèrent avis de Lout cela aux autres cantons par lears députés envoyés à la diète, le 7 décembre.
Le mauvais succès de l'empereur devant Metz rompit toutes ses mesures et fit aller tous ces projels en fumée ; do sorte quece monarque malgré Loule sa puissance qui faisait presque trembler l'Europe, pendant l'espace de 20 ans qu'il gouverna l'empire , depuis la triste révolution arrivée au duc de Savoie , son beou-frère, no put jamais avoir le plaisir de le rétablir dans ses états, Cette gloire était réservée à la cour de France , celle-là même qui l'avait dépouillé en bonne partie, ‘
Aureste , avantque dequiler ce sujet , il ne faut pas oublier que la ville de Magdebourg, qui avait beaucoup souffert par un long siège d'une année, envoya de ses bourgeois çà et là, pour recueillir quelques collectes , pour les aider à se rétablir. Les Bernois, quoiqu'ils n'eussent aucune autre liaison avec cette ville là, que la rolation de chrétiens et de protestans , leur accordèrent une gratification de 200 écus d'or de leur trésor r public ; et permission de collecter parmi leurs bou Mais comme ces massagers demandaient aussi de l'argent à emprunter; on le leur refusa. *
Les ecclésiastiques catholiques cherchent ordinairement à secouer le joug des puissances séculières , autant
Lastr, b- 292. Steltier 175, b.
* Stettler 476, b.