TROUBLES AUSSE AU DEMONS
lence..... Au reste, son allié qui a épousé sa tante’,
comme s'il cût été en pouvoir d'abuser sans mesure de
ma facilité, a ajouté de son chef à l'arrêt: « Que moi,
de mon côté, je le tiendrais pour homme de bien et
d'honneur. » J'ai montré en peu de mois, combien cela
bsurde et indigne. Ainsi, sans aucun partage de
ïl il lui a été incessamment commandé d'elle
e qu'il avait mal-à-propos ajouté. Pour moi , salis=
ce premier article par lequel nous avons acquis
uné grande liberté, mes collègues ét moi, je me suis
rendu aisément trailable pour tout le reste. Car on nous
accordait ce que j'aurais rachelé aux dépens de mon
sang....... Tous nos anciens (du Consistoire) sant
très-bien unis avec nous, ét méme très-fermes à soutenir
le droit de l'Eglise , ct à réprimer l’insolbnce des mé- <hants. J'en exceple seulement un ete. » ...,.
Parmi ces agilations inteslines les Genevois en avaient encore au déhors, avec les amis et les ennemis, On à vu ci-dessus, que la différence de rites et de fêtes avait causé quelque altération entre les Eglises de Berne et de Genève. On en vit encore des preuves celte année. Jean de St.-André, ministre de Jussy , (le même dont le sermon de congrégation avoit donné occasion à la critique “et à la dispute de Bolscc ) était chargé, outre l'Eglise de Jussy, de celle de Fontenay ; qui était de la dépendance des Scigneurs de Berne, au lien que Jussy relève de la souveraineté de Genève,
Les églises des terres de St.-Victor et Châpitre , étant de la souveraineté de Berne ; s’étaient conformées dès Yan 1598, aux usages de leurs souverains kcigneurs. Les paysans de Fontenay n'avaient pas communié le dianche , 20 décembre 1551, s'attendant de le faire le jour de Noël suivant qui était un vendredi. Saint-André
494 DISCONDE HNTRE RENE LT GENÈVE.
les en eensura, ct animé d’un rèle assurément outré, leur dit eowautres choses que c'était s'attendre à la cèao du diable et non de Jésus-Christ. Ces paroles fa-s rent rapportées au baillif de Ternior ; qui le mitenpei- | son le 7 février 1552; et de plus, les Seigneurs de Berne le bannirent de leurs Lerres. Mais à la sollicitation des. Comseils de Genève , il révoquèrent son bannissement. au mois de novembre suivant, * |. cru Comme la différence qu'il y avait entre les Bernoïset, dos Go: ; en diverses cérémonies pour l’administration des sacremens , bénédicrions des mariages ot ben servations de fêtes, causait souvent de M ministres ot aux peuples ; le ministre de Cran pour annexe l'Eglise de Séligny, qui dépend de fut déchargé de cette annexe , et chargé de Nyon. l Genevois qu'ils pouvaient pourvoir d'an de Séligag. ? È Le à mai, des députés de Genève ayant p pour demander un échange de quelques ter:
répondit que, comme Genève était parvenu sance de l'Évangile, promièremont par la gr et secondement avoc lo secours de Berne, et brassé la réformation et les cérémonies qu'elle dées pendant quelque tems, jusqu'à ee que quel de leurs ministres leur avaient persundé do
descérémopies à part ; ce qui avait causé|
entendre parler d'échange, d'autant plus
# Roset, V, 12, 2 NVels, Miss, 307,
PÉAINFES DES MINISTNES DM CACSANNE, 495 jets, accoutamés à leur réformation, ne s'accommoderaient pas de celle de Genève ; mais que d'abord qu'ils se conformeraient à eux pour la religion , ils y consenti. saient
Les ministres du colloque de Lausanne voyaient avec douleur le peu de progrès qu'on faisait dans la réformasion des mœurs, faute d'une bonne dress Ils en
nait diversesreprésontalions. Is y disaient entr'autres : « Que les consistoires étaient réglés et! conduits d'une telle manière, qu'ils ne pouvaient point en bonne con science ÿ assister, pour des raisons qu'ils diraiont à Lours Excellences.« Les Soignaurs loue répondirentle 8 décembre, qu'ils envoyaient des députés à Lausanne pour faire rendre compte aux Eausannois de l'administration des biens d'Eglise; que ces députés entendraient ecs raisons, qu'ils avaient à leur dire. En même tems ils donnèrent leurs ordres à leurs baillifs pour remédier, par le moyen de l'autorité civile, aux désordres dont les ministres se ve piisrsient. © Cependant il arriva encore une nouvelle occasion de ubles parmi les ministres. La docirine de Galvin sur la rédestination et l'élection était reçue par les uns, et par les autres, Cette différence de sentiment sait souvent des disputes parmi eux ; et, comme ordinaire , l'on s'entête pour des sentimens nouveaux,
Ja doctrine chrétienne , et l'on regarde comme des ceux qui les rejettent ; il arrivait que ces dis-