SUITE DU LIVRE NEUVIÈME
X- J'ai déjà eu souvent occbsîoq de faire remarquer dans la première partie de cet ouvrage , qu'il ^vait été plus facile de reformer la doctrine, le culte et le gouvcroemcDt ecclésiastique, que les mœprs. Je trouve encore occasion de faire la même remarque; cntr'aulreSEou vent à l'égard de la négligence des peuples pour le service divin . hcf. ministres de lUonthcron Rt d'Egcublens se plaignireul auconseilde Lausanne, donlces terres rclcvenl, de la négligence de leurs paroissiens à fréquenter les saintes as~ semblées, (jusqucslà, que quelques-uns n'entraient dans lelemplequelesjoursdeCèDe), etàsefaireinstruireavant que d'être admis à la communion. Le conscilloua ces ministres de leur zèle, ei chargea les châtelains des ces doux terres, de faire à ces paysans les remontrances ncces-
salrOBàcesujet, avecmeuacedechâlimeDtpourlcscontrevenaQB; et les mïnislres furent charges de lesdcférer, pour les appeler à Lausanne devant le consistoire- '
Le 27 mai, les trois ministres de la ville se présealèrenl aussi devant le cooseil, et après avoir représenté l'obligation où ils étaient tous, et magistrats et pasteurs, de contribuer chacuD de son c6té à l'avancement de la gloire de Dieu, ils demaDdcrenl : 1° Qu'on mît les ordres nécessaires pour empêcher que la Saïnte-Cène ne fût profanée par les étrangers, qui n'y doivent être reçus (car il s'y fourrait quelquefois des papistes); et que pour cet effet il convenait que les voisins des autres paroisses, quoique réformées, communiassent chez eux, et qu'on ne leur permît pas de venir communier à Lausanne. Qu'en conséquence on établît des personnes d'autorité, pour se tenir auprès des tables pendant la communion, pour prendre garde aux gavots et clrangers qui vont à la Cène, et les en faire retirer. 2° De ne pas sonner les jours de fêtes plus' de cloches que le dimanche. 3" Qe mettre ordre, que les pauvres n'allaBscnt pas mendiant par les portes et par les rues. 4** Que Dleasieurs du conseil allassent à l'Eglise plus souvent qu'ili ne faisaient, et qu'ils donnassent meilleur exemple aux aalres. 5° Enfin, que les comptée des hôpitaux fussenl rendus comme il faut. Là-dessus le conseil ordonna : 1' Que les banderets devraient se trouver à l'Eglise, près des tables , dans le temps de la communion, afin de ne pas souffrir que les gavols et les étrangers papistes allassent à la Cène. Que pour einpècher ces gavots et ces étrangers papistes d'aller à la Cène, on joindrait aux banderets les quatre châtelains, celui du coasîstoire et
' Han. Liui. Au IS mai et 16 novcmb.
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groa uatier, et ceux de l'Evéché de Saint-Sulpy et de HoDtheron avec deux autres magistrats. 2° Qu'on ne tonncraît plus ainsi les cloches désordoQnémenl , et qa'eo Si. Fraoçoîe os oe sonnerait plus ci midi, ni la retraite, ni la dianc, mais seulement pour le sermon et le catéchisme. S" Que pour les autres points Messieurs y mettront ordre, le plus brief possible. '
Le dimanche S septembre, les conseils étant assemblée, pour régler les nouvelles élections aux emplois civils de ta ville, firent une ordonnance véritablement chrétienne : « que l'on invoquerait le nom de Dieu avant toute œuvre, pour mieux, par sa divine inspiratîoD,. aide et grâce, faire les dites élections. * »
Ijo 13 mai, le conseil fit présent de dix florins aa diacre ou Iroisi&me pasiour de la ville, pour acheter deslivres. ^ Cette somme, qui pareil aujourd'hui peu de chose, était bien plus considérable dans ce temps-là. Dix florins d'alors en valaient tout compté autant que cinquante de ceux d'aujourd'hui, qui valent ensomble- 20 francs.
Celle année François Seigneux, seigneur de Wufflens-le-Cbâleau, bourgmallre de Iisusanne, acheta de Dominique Robin et de Jeanne de la Molière, sa femme, les seigneuries de Yevey et de la tour de Peylz; mais l'an 1565, il les revendit h LL. EE. do Berne, pour le prix de 1840 ccus d'or, au soleil, du coin du roi de France. *