On ne doit pas mépriser le ministère
n. Pour celte cause, nous avertissons qu'il faut prendre garde de ne pas tellement attribuer à la vertu BCcrètc du Saîut-Esprîl ' notre conversion et notre ins-
• Cet arlicle est mis ici contre In doctrine de Schwenkleld «t lie quelques autres laualiquea qui avaient perpétuellement â I* Louche la lumière iiilêrieure , l'esprit, etc. , et qui iiicprîsaicat |i parole écrite uu prëchéc , U traitant de lettre morte qui lue.
CONFESSION HaLïÉTKJUE. S07
Iructîoii, que doue snéaDtiEBÎons le minisl&re ecclésiasiiqoe et le regardions comme icolîle. Car nous devons loujours Dous souvenir de ces paroles de l'apôtre : a Comment croiront-ils en celui "de qui ils n'ont point ouï parler? Et corameDt en enicndronl-ils parler si perGonnc ne leur proche? ' La foi vient donc do l'ouïe (ou do la prédication) et l'ouïe est par la Parole de- Dieu. ' V II faut do même se souvenir de ce que Jésug- Cbrist a dit daas l'Evangile : « En vérité, en vérité, je TOUS dis qoe quiconque reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit , reçoit celui qui m'a envoyé. -^ u II faut aussi faire attention à ce qui arriva à Saint-Paul lorsqu'il était encore en Asie: <t II vit de nuit en vision ua homme Macédonien, qui lui dit: Passe en Macédoine et nous aide, etc. * s L'apôtre dit aussi ailleurs : « Nous sommes ouvriers avec Dieu ; TOUS êtes le champ que Dieu cultive; vous êtes l'édifice qu'il bâtit. ^ »
3. // ne faut pas non plus attribuer trop aux ministres ou. au ministère.
m. D'un autre côté, il faut aussi prendre g;arde de ne pas attribuer trop aux miuistr es et au ministère , nous souvenant à ce sujet de ce que le Seigneur a dit dans l'Evangile ; <c I4ul ue peut venir à moi si mon Père ne le tire ; ^ s et de ces paroles de l'apôtre : « Qui est Paul et
* Bom. J. 1&.
* Ibùl. V. 17.
» Jeao XUl. 0.
■ Att. XV1.9,
> I Cor. 111. ï * Jean VI. I
N nSLVKTIQUR.
qui esl AppoUos, sinon des ministres, par le moyeil' desquels vous avez cru selon que le Seig^neur a doDQcil chacun? J'ai planté, Appollos a arrosé ; mais c'est DieiC qui a donné l'accroiss émeut. Ainsi ei celui qui plante e celui qui arrose ne sont rien ; mais c'est Dieu qui dounOj Tac crois sèment. ' » Nous devons donc croire, queDieU' nous enseigne extérieurement par sa Parole, par le moyen de ses ministres, mais qu'il touche intérieure ment les cœur^ de ses élus pour les porter à croire par iM > vertu du Saint-Esprit, et qu'ainsi il faut rapporter à Diei toute la gloire de ce bienrait. Mais on a déjà parle d cela dans le chapitre 1" de cette confession.
4. Quels ont été les ministres que: Dieu a donnés oif' monde.
IV. Dès le commencement du monde Dieu s'est servi des plus excellens hommes qu'il y eût sur la terre , dool la plupart n'élaient pas fort verses dans la sagesse mondaine ou la philosophie, mais qui possédaient parfaiteimeot la vraie théologie, je veux dire les patriarches k qui it a souvent parlé par le ministère des anges. Car les patriarches ont été les prophètes ou les docteurs de leur siècle, et Dieu voulut pour celle raison les fairrf vivre pendant quelques siècles, afin qu'ils fussent ei^ quelque sorte les pères Ct les lumières du monde. Aprè^ eux est venu Moïse avec les prophètes , qui ont été Irèi célèbres par tout le monde. Enfin, après eux le Père céleste a envoyé son Fils unique , le docteur du mondi le plus parfait, en qui est cachée la divine sagesse, * et
COPiïBaSIOîl nHLVÉTlQUE. 200
de lui elle nous a été transmise par sa Irès-saiole doctrine, qui en même temps qu'elle est très-simple est aussi la plus parfaite de toutes. Car le Seigneur se itt des disciples qu'il établit apôtres. Et eux allant par tout le monde , assemblèrent partout des Eglises par la prc-' dîcation de l'Evangile; et ensuite, suivant l'ordre du Seigneur, ils clablircul dans les Eglises des pasteurs et des docteurs, doot les successeurs ont été des instrumeoB en sa main pour enseigner et gouverner T'Eglise jusqu'à -présent. Comme donc Dieu donna les patriarches a l'ancien peuple avec Moïse et les prophètes, ainsi il a envoyé son Fils unique au peuple du Nouveau-Tcslajnenl avec les apôtres, les pasteurs et les docteurs de l'Eglise.
' 5. Divers noms donnés ans ministres du Nouveau- I Testament.
V. Les minisires du Nouveau-Testament sont désig^nés par divers noms. Car ils sont appelés apôtres, prophètes, évangélistes , évoques (c'esl-à-dirc survcillans), prêtres (ou anciens), pasteurs et docteurs.
Les apôtres ne s'arrêtaient dans aucuu lieu , mais ils assemblaient des Eglises par toute la lerre. Et lorsqu'elles étaient fondées et établies, les apôtres les quittaient pour passer ailleurs , et les pasteurs prenaicnl leur place, chacun dans son Eglise. Les prophètes étaient aulrefois des gens qui savaient l'avcuir et qui le prédisaient. Mais on appelait aussi prophètes ceux qui CA:pliquaient les Ecritures, tels qu'il s'en trouve encore aujourd'hui.
Evangéliste est le nom qu'on a donné au commence-
I ment à ceux qui ont écrit l'Histoire évangéliquc ; mais
dans la suite on a donné aussi ce nom à des prédicateurs
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de l'Evangile ; c'est ainsi que Sainl-Paul recomniande à Tîniolhcc de remplir la fonction d'èvangélisle. '
Les cvèques sont (suivant la signification propre de ce nom) des surveillans et des gardes de l'Eglise, qui dispensent à l'Eglise la nourriture et les choses m cessaires.
IJes prêtres sont proprement des anciens et pour aîni dire des sénateurs et des pères de l'Eglise, qui la goti-d vernent par un conseil salutaire. Et ici par les prêtrM: nous entendons, non pas des sacrificateurs, des gens qui font des sacrifices, dont nous parlerons dans la suite , mais des gens qui n'offrent plus de sacrifice et qui conduisent l'Eglise par lent conseil.
Les pasteurs gardent cl paissent le troupeau des brebis du Seigneur et le pourvoient des choses qui lui sont
I Les docteurs introduisent, et enseignent aux hommes
la foi et la pieté véritable.
Ainsi l'on peut aujourd'hui donner aux ministres des Eglises les noms d'cv45ques, de prêtres, de pasteurs el de docteurs, etc.