‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 112 sur 257 · De la vocation et de lêlection des ministres · texte numérisé non relu

De la vocation et de lêlection des ministres

VUI, Personne ne doit s'arroger l'bonneur du romiglère ecclcsîaslîque, ou se le procurer par des présens, ou s'en emparer par d'auires endroits, ou de sa propre aulorîlé. 11 faut que les ministres de l'Eglise soient ap--^ pelés et élus par une élection ecclésiastique et légitime ; c'est-à-dire qu'il faut qu'ils soient élus d'une manière religieuse par l'Eglise même, ou par des gens députés de l'Eglise pour ce sujel, en bon ordre, sans lumulte, ni dition, ni querelle. On doit élire non toutes sortes Aof gens, mais des hommes propres pour cet emploi, qui so distinguent par une véritable érudition sacrée, par une éloquence pieuse, par une prudence accompagnée de simplicité, enfin par la modération et par une bonne conduite, selon la règle apostolique, que Saint-Paul nous trace dans sa I" Epîlrc à Timot. Chap. 111, et dans son Epître à Tite, Cbap. 1. £t ceux qui ont clé élus doivent être ordinés par les anciens, avec des prières publiques qui accompagnent l'imposition des mains. NouSi condamnons ici tous ceux qui courent d'eux-mèmeSj sans avoir été élus, ni envoyés, nî ordinés. Nous cod-I damnons de même les ministres incapables d'exercer minislére, et qui n'ont pas lés talens nécessaires à i pasteur. Cependant nous reconnaissons que dans l'ai cîenne Eglise la simplicité innocente de quelques pi leurs a été quelquefois plus utile k l'Eglise, que l'crudt-

* SThes). III. 11.

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lioa vaste, recherchée et exquise, mais un peu Irop fastueuse de quelques aulrcs. C'est pourquoi nous ne rejetons pas même aujourd'hui la simplicité de quelques-uns, accompagnée de probité, pourvu qu'ils ne soient pas absolument destitues de science.

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