Quelles sont les parties qui composent les sacra
IX- El comme autrefois les sacrcmeas coDsislaienl ent trois choses : la parole , le signe et la chose signifiée , U en esl de même de ceux d'aujourd'hui. Car c'esl par la Parole de Dieu que les choses devienncRl des sacro^' mens, ce qu'elles o'cIaieDt pas auparavant; car elli sont consacrées par la parole et cette parole fait voii^ qu'elles sont consacrées par celui qui a institué le eacrement. Or sanclinec ou consacrer .une chose, c'est U dédier à Dieu et à des usages sacres , c'est-à-dire, la sé^ parer de l'usage commun ou profane et la destiner à uri saint usage. Car les signes qu'on voit dans les sacri mens sont tirés de l'usage commun ; ce sont des choses extérieures et visibles. Car dans le baplcmc le signe l'élément de l'eau , cl l'ablution qui se fait par le mK* nistre est visible. Mais la chose signifiée c'est la rcgé'. néralion ou la purification des péchés. Dans la cène dll< Seigneur le signe esl le pain cl le vîn, pris de l'usage commun de la viande el du breuvage. Mais U cbos^^ signifiée, est le corps même du Seigneur livré pour noiui el son sang versé pour nous , ou la communion du corps et du sang du Seigneur. Ainsi l'eau , le pain et le vin, considérés dans leur nature cl mis à part, l'inslîtutioik divine el hors de l'usage sacré qu'on en fait, ne sont'^ que ce qu'on les dil être el ce que nous en éprouvons. Mais si on leur joint la Parole du Seigneur avec l'iayo- Cationdu nom de Dieu et la répétition de la première institution et sanctification , ces signes sont consacres el
l'on moDlre el témoigne qu'ils ont été sanctillés par le ^H
Seigneur. Car la première inslîlutioa cl consécraiion ^^^^^|
que Jésus-CbrÎGt a fait des sacremens demeure toujours ^^^^^|
cflicace dans l'ËgliBC de Dieu ; da sorte que ceux qui ce- ^^^^^|
Icbrent les sacremens de la même manière que le Sei- ^M
gneur les a inslilucs au commencement, recucillenl cq- J
corc à présent le fruit de cette première consécratioa la S
plus escelleule de toutes. Et c'est pour cette raison que ^Ê
nous lisons les propres paroles du Seigneur dans la ce- ^M
lébratîoD des sacremens. fl