‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 125 sur 257 · X. Kt comme nous apprenons par la Parole de Dieu · texte numérisé non relu

X. Kt comme nous apprenons par la Parole de Dieu

que le Seigneur a établi ces signes pour un autre usage ^^^^^|

que celui qu'on en fait ordinairement, ' pour cette rai- ^^^^^B

son nous enseignons que tes signes dans l'usage sacré H

qu'on en fait, prennent le nom des choses eignifiées, et H

qu'on ne les appelle plus de t'eau, seulement pain et vin, H

mais aussi régénération ou lavemontdc renouvellement, H

item , le corps el le sang du Seigneur ou les symboles ^ soit sacrement du corps et du sang du Seigneur. Non que les symboles soient changés en choses signifiées, cl cessent d'être ce qu'ils sont de leur nature. Aulrcmeol ils ne seraient pas des sacremens , puisqu'il ne s'y trouverait que la chose signifiée, et qu'il n'y aurait point de signes. Mais les signes prennent les noms des choses, parce qu'ils sont des symboles mystiques des choses saintes, et que les signes el les choses signifiées ont ensemble une liaison sacramentale, étant liées ou unies ensemble par la signilication mystique, et par la

* Savoir dini lEgliie Romaine,' où l'on a clian^é le ucrtment I

lie i'Encbariitie cti lairirirc [lour lu pcchéi. ^|

S30 CONFESSIOEt BELViTIQUR,

voloDlè OU le dessein de celui qui a institué les sacremens. Car l'eau, le pain et le vin ne sont pas des signes d'un usage commun, mais sacrés. Et celui qui a institué l'ean du baptême, ne l'a pas institue dans le dessein que les fidèles n'y aient autre chose que d'être arrosée d'eau ; et celui qui nous a commande de mander du pain à Ia 1 Cène et d'y boire du vin, n'a pas eu dessein que les Hdèles n'y reçoivent que du paîn et du vin , sans aucun mystère, comme ils mangent du pain dans leur maison, mais son intention a ctc, qu'ils aient une communion spirituelle avec les choses signifiées, et qu'ils soient ritablemcnt lavés de leurs péchés par la foi, et qu'ils soient faits participans de Jésus-Christ.

1 1 . Erreurs rejetées sur cette matière.

XI. C'est pourquoi nous n'approuvons nullement cetiB' qui allribuenl la sanctification des sacrcmens à je ne saîir quels caractères, et à la lecture ou à la vertu des pa-r rôles prononcées par «n homme consacré, ' et qui intention de consacrer, ou qui l'attribuent à d'autrM choses étrangères, que ni Jésus-Christ, ni ses Apôtres ne nous ont point enseignées, ni par parole, ni par leiie exemple. Nous n'approuvons pas non plus la doctrine dft ceux qui parlent des sacremens tout comme de signef communs, non sanctifiés ni efficaces. Nous n'approuvon pas non plus ceux qui à cause des grâces invisibles méprisent les choses visibles qui sont dans les sacremeo^ et croient que les signes leur sont superflus, parce qu'il

* On enseigne dans l'EjjIiie fiomaine, que dès que le prêtre fi vctn de SC9 habitj sacerdolaui , a prononcé ces mots . floc m corpus meum , l'hostie est Iran jsubilanlioc au corps de Jcsu^

:\tTiiivz. ïâl

s'imngïncnt d'avoirdcjà les choses Bignillées, tels qu'ont été, dit-OD, les ItlessalicDs (a). Nous n'approuvouB pas □OD plus la doclrine de ceux qui cnseigoent que ta grâce et les choses Eigoiliées sont lellcmcot attachées et enfermées dans les signes, que tous ceux quî participent extérieurement aux signes, ont aussi intérieurement part à la grâce et aux choses signifiées, quels qu'ils soient.

12. L'intègrilé des sacremens dépend de Dieu qui les a étaUis.

XII, En mi^me temps, comme nous ne faisons pas dépendre l'intégrité ou la réalité des sacremens de la dignité ou de l'indignité des miaislres, nous ne la faisons pas dépendre non plus de la disposition de ceux qui les prennent. Car nous reconnaissons que celle înlégrilé el réalité des sacremens dépend de la lidciité ou de la vérité et de la pure bonté de Dieu. Il en est d'eux comme de la Parole. La Parole de Dieu demeure véritable Parole de Dieu, en ce que non-seulement on rapporte SCS propres paroles en prêchant, mais que Dieu ofTreen même temps les choses signifiées ou annoncées par les paroles, quoique les impics ou les incrédules qui entendent les paroles el les comprennent, n'aient point de pari aux choses signifiées , à cause de leur încrédulîlc. De même aussi les sacremcas composés de la Parole, de signes et choses signifiées, demeurent vrais et parfaits sacremens, en ce que non-seulement ils signiiienl et représentent des choses sacrées, mais aussi que Dieu offre par eux les choses signifiées, quoique les incrédules ne reçoivent point les choses qui leur sont offertes. Cela arrive non par la faute do Dieu quî donne ou qui offre, mais par celle des hommes quî reçoivent

S3a CONWSÏIOK «EIVÉTIÇUK.

les sBcremens saus foi et d'une tnanière illégilîme. Quand même les hommes sont incrédules ou n'onl paft. une vcriiable foi, Dieu ne laÎGBe pas d elre toujours ritable et fidèle.

Au refile, corome dès le commencement de cet artM< de, en expliquant ce que sont les sacreraens, on a d' bord expliqué en même temps et en passant pour quel usage ils ont été institués ; il n'est pas nécessaire de répéter ici ce qui a été dit une fois, ce qui serait en-; nuyeux. Ainsi pour suivre notre plan , nous allons par^ 1er en détail de chacun des sacremens du Nouveai Testament-

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