De la distinction des viandes
VII, Pour ce qui regarde la distinction des viandes, nous croyons que dans les jeûnes il faut s'abstenir de toute nourriture, et relranch.er à notre chaîr tout ce qui
' Cité par Euièbe, HUt. Eccleg. L. V. C. 93. Toyes sur ce sojet "sloîro de l'Eglise et de l'Empire par le Sueur, à l'an SOG. Liv. C. 22.
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peut la rendre rebelle à l'Esprit, et ce qui lui fait le plus de plaisir, cl qui fournit un aliment à ses appétits dérègles, soil des poissons, soit des chairs, soit des épiceries ou des délicatesses et des vins exquis. Car du reste nous savons que toutes les créatures de Dieu ont été faites pour l'usage et pour le service de l'hooirae. Tout ce que Dieu a créé est bon, ' et on peut en user indifféremment avec piclc et une juste modération. Car l'apôtre dit : « Toutes choses sont pures à ceux qui sont purs. * » El ailleurs : « Mangez de tout ce qui se vend à la boucherie, sans vous en informer pour la codecience. ' o he même apôtre appelle doctrine des démons, la doctrine de ceux s qui ordonnent qu'on s'abslïcnne des viandes; parce que Dieu a créé les viandes pour que les lidéles cl ceux qui connaissent la vérité en usent avec actions de grâces ; car tout ce que Dieu a créé est bon, et l'on n'en doit rien rejeter, pourvu qu'on le prenne avec action de grâces, etc. * » Le même apôtre dans VBpîlrc aux Colossiens, condamne ceux qui par une abstinence excessive veulent s'attirer la réputation de sainteté. * Nous condamnons donc en général les Tatiens (a) et les Encratites (b) ; enfin tous les disciples d'Eustalha (c), contre lesquels le concile de Gangrcs fut assemblé.
* ITim. fV. 1-4.
' Colou. II. IG. 17,