L'Estoile, année
2. Pérèfixe. Histoire de Henri IV. — Y. Palina-Cayet, liv. VI. — Davila, liv. XIV. — Capeflgne; t. vn, p. 148-160.
plice de Jacques Clément et se laissait galamment gagner son argent par elle.'
Le soir, quand il fut rentré dans le Louvre, il ne pouvait contenir sa joie : «C'est un miracle de Dieu,» disait-il au chancelier Cheverni.
Maître de Paris , le roi fut le maître des volontés ; l'Hôtel-de-Vilie et le parlement firent leur soumission ; la Sorbonne fil aussi la sienne.
Le corps qui avait proclamé la déchéance de Henri III, acclamé son meurtrier, .déclaré le Béarnais indigne de la couronne et qui s'était associé à toutes les fureurs de la ligue, se condamna publiquement et signa entre les mains du roi une formule dans laquelle il le reconnaissait pour son légitime souverain et déclarait, conformément à la doctrine de Saint-Paul , que les pouvoirs sont institués de Dieu et que toute obéissance leur est due. Il anathématisait ceux de ses membres qui auraient à cet égard des sentiments contraires.'
Cinquante-quatre maîtres et docteurs apposèrent leurs signatures au bas de la formule; cinq ans auparavant soixante-dix membres du même corps déclaraient: 1" que le peuple était délié du serment prêté à Henri III, qu'il pouvait en toute sûreté de conscience s'armer pour la défense de la religion contre les conseils néfastes et les entreprises dudit roi et de ses adhérents, puisque Henri III avait violé la foi publique, au préjudice de la religion, de ^ l.'édit de la Sainte-Union et de la naturelle liberté des États. Et aujourd'hui ce même corps reconnaissait «que la puissance, comme le dit Saint-Paul, vient de Dieu, et que celui qui résiste à la puissance encourt la damnation. » '