‹ Histoire de la réformation française (volume 3)Chapitre 1 sur 263 · LIVRE XLIV · texte numérisé non relu

LIVRE XLIV

Villars faisait son entrée à Nîmes le 20 avril 1704, et vers le milieu de décembre de la même année, son maître le rappelait à Versailles; huit mois à peine s'étaient écoulés, et l'heureux maréchal avait fait tomber les armes des mains de ces fiers camisards, aussi intrépides sur les bûchers que sur les champs de bataille. De leurs deux chefs les plus redoutables, le premier avait quitté la France , le second avait été tué ; leurs lieutenants avaient capitulé, ou bien , réduits à un petit nombre, ils erraient sur les montagnes et dans les bois, pour se dérober aux recherches des soldats mis à leur poursuite.

Avant son départ, le maréchal convoqua les Etats du Languedoc, qui le remercièrent de ses services et lui firent un présent de 12,000 livres, et un de 8,000 à son épouse. Le clergé se montra reconnaissant, et par l'organe de Fléchier, il lui rappela ses titres de gloire à la postérité et implora sur lui la bénédiction divine.1

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