LIVRE Ii
I. Après le départ de Richelieu, les Églises jouissent d'un repos relatif. — Retour de Richelieu. — Les persécutions recommencent. — Exécution de l'édit de 1724. — II. Sagesse et courage de Paul Rabaut pour maintenir les protestants. — La fidélité à leur Dieu. — Dangers que court Rabaut. — Magdelaine Gaydan, épouse de Paul Rabaut. — Sa fermeté. — Son courage. — On viole son domicile. — Elle proteste. — Elle quitte Nîmes, rejoint avec ses enfants et sa vieille mère son mari au désert et y mène une vie errante. — Le duc de Mire-
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poix, touché de son héroïsme, ordonne qu'on cesse de la poursuivre. — III. Martyre d'Etienne Tessier c/Z^Lafage. — IV. Mort de Mathieu Viala. — V. Paul Rabaut continue, malgré les dangers que courent les Églises, à convoquer des assemblées au désert. — VI. Le prince de Conti s'intéresse au sort des Églises. — Paul Rabaut à Paris. — Son entrevue avec le prince. — Le mémoire qu'il lui présente. — Stérilité de son voyage. — Rabaut retourne au désert. — VII. Les idées de tolérance gagnent du terrain. — Rippert de Montclar. — Son mémoire en faveur des protestants. — VIII. Impression favorable produite par le mémoire de Rippert de Montclar. — Reconnaissance des protestants. — IX. Coup d'œil rétrospectif sur les Églises, — Les protestants saintongeois. — Leur zèle.
— Rigueurs exercées contre eux. — Le prédicant Défère. — Détails biographiques. — Travaux apostoliques de Défère dans le Béarn. — Alarmes des prêtres à la vue de ses succès. — On veut l'engager à sortir du royaume. — 11 refuse. — X. Les protestants du Béarn. — Cruautés commises à leur égard. — Ils se plaignent. — XI. Inutilité de leurs plaintes. — Persécution en Guyenne. — Auto-da-fé de livres à Bordeaux. — Les Églises ne perdent pas courage. — Elles demandent des pasteurs à Paul Rabaut. — XII. Mort d'Antoine Court. — Les Églises le nieurent. — XIII. Court de-Gébelin , le fils d'Antoine Court. — Il se destine au ministère évangélique. — Après la mort de son père, il fixera résidence à Paris. — Il est nommé agent général des Églises. — XIV. Les Églises se reconstituent. — Repos relatif dont elles jouissent. — François Rochette, pasteur du désert. — Sa foi. — Son zèle. — Son arrestation. — XV. Des paysans essayent de le délivrer. — Ils sont repoussés.
— Les frères Grenier, 'gentilshommes-verriers, qui les commandent, sont faits prisonniers. — Rochette et les frères Grenier sont condamnés à mort par le parlement de Toulouse. — XVI. Démarches de Paul Rabaut pour les sauver. — Inutilité de ses efforts pour les sauver. — XVII. Fin triomphante et glorieuse de Rochette et de ses compagnons Page 23p.
liIVRE Iil.
I. Jean Calas. — Détails biographiques. — Sa femme. — Sa famille. — Louis Calas, fils de Jean Calas, abjure la foi protestante. — Mare-Antoine, l'aîné des fils de Jean Calas. — Son amour pour l'étude du droit. — Ses déceptions. — Son dégoût de la vie. — II. Le jeune La Vaisse arrive à Toulouse. - Il est invité à souper chez la famille Calas. — Marc-Antoine sort un peu avant la fin du repas. — Son suicide. — Consternation
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de la famille Calas. — Mensonge de Jean Calas. — Suite funeste de ce mensonge. — III. Les Capitouls accourent à la maison de Calas. — David de Baudrigue. — Caractère de ce Capitoul. — Son ambition. — Iniquités auxquelles elle le pousse. — Il se constitue l'accusateur des Calas. — IV. Arrestation des Calas et de La Vaisse. — Leur procès commence. — Monitoire lancé par le clergé. — Funérailles splendides de Marc- Antoine. — Le clergé le proclame un saint martyr mis à mort par ses parents. — V. Les Capitouls ne peuvent établir la preuve de la culpabilité des accusés. — Ils prononcent la peine de la torture contre Calas, sa femme et leur fils Pierre.
— Les condamnés interjettent appel du jugement. — Le Parlement casse l'arrêt des Capitouls et retient l'affaire. — Bruits calomnieux répandus contre les protestants. — On les accuse de professer cet affreux dogme qu'ils doivent être les propres bourreaux de leurs enfants s'ils changent de religion. — VI. Indignation des protestants. — Protestation énergique de la vénérable Compagnie des pasteurs de Genève. — Écrit de Paul Rabaut. — VII. L'écrit de Paul Rabaut est déféré au Parlement. — Le Parlement condamne l'écrit à être lacéré par la main du bourreau. — Calas est condamné à mort. — VIII. Calas appliqué à la torture. — Sa patience admirable. — Les tourments ne lui arrachent que la déclaration de son innocence.
— David de Baudrigue en face de l'échafaud de Calas. — La sommation qu'il fait à Calas d'avouer son crime. — Calas lui répond par son silence. — Belle réponse de Calas au P. Bourges qui le supplie d'a/ouer son crime. — Fin du supplice de Calas. — Terreur des juges ,dc Calas. — Pierre Calas condamné au bannissement. — Élargissement de La Vaisse, de la femme et de la servante de Calas. — IX. Terreur des protestants à la nouvelle du supplice de Calas. — Voltaire. — Son. indignation a l'ouïe des détails de l'exécution de Calas. — Détails biographiques sur cet homme célèbre. — X. Voltaire s'intéresse vivement au sort de la famille Calas. — Ses démarches.
— Ses plaidoyers. — Il fait casser l'arrêt de Toulouse et obtient la réhabilitation de la mémoire de Calas et celle de sa famille. — Intérêt que prend toute la France à la famille Calas.
— Colère du Parlement de Toulouse. — Essais tentés pour réhabiliter le Parlement. — Belles paroles d'un magistrat à l'occasion du procès de Calas Page 257.
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1. Les Églises du Languedoc. — Nouvelles persécutions. — Courage de Paul Rabaut. — Il maintient les protestants dans la fidélité à leur Dieu. — Arrivée du prince de Beauveau dans
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le Languedoc. — Caractère du prince. — Sa bienveillance poulies protestants. — Ils tiennent leur dix-septième et dernier synode général. — Modération et sagesse des assemblées synodales. — II. Le prince de Beauveau, témoin de l'amour des protestants pour leur souverain, leur permet de tenir leurs assemblées. — Joie des protestants. — Physionomie de l'une de leurs assemblées. — III. Condamnation de la morale des Jésuites. — Leur expulsion. — IV. Les idées de tolérance prennent chaque jour plus de consistance. — Les galériens protestants. — M. de Lasterme. — Sa lettre à Paul Rabaut. — Les prisonniers de la tour de Constance. — Marie Durand. — Sa constance. — Son zèle. — Son courage. — Sa correspondance avec Paul Rabaut. — Détails touchants. — V. Paul Rabaut engage le prince de Beauveau à visiter la tour de Constance. — Le chevalier de Boufïlers accompagne le prince. — Impression douloureuse qu'il éprouve à la vue des prisonniers.
— VI. Le prince de Beauveau délivre les prisonniers. — Marie Durand retourne dans son village. — Le Consistoire de Rotterdam lui fait une pension. — Le vieux galérien protestant et Marie Durand. — VII. La cause protestante commence à devenir populaire. — Turgot et Servan prennent leur défense.
— Magnifique discours de Servan en faveur de la femme Robequin, — Arrêt remarquable du Parlement de Grenoble. — MIL Gilbert des Voisins défend, mais avec des restrictions, les protestants. — IX. La famille Sirven accusée d'avoir donné la mort à leur fille Elisabeth. — Voltaire prend sa défense. — Sa réhabilitation. — X. Mort de Louis XV. — Sa fin digne de sa vie. — Son successeur. — Le célèbre édit de 1787. — XL Rabaut Saint-Étienne, — Il passe sa première jeunesse avec son père, Paul Rabaut, dans le désert. — Il se voue au ministère évaogélique. — Il est nommé pasteur à Mmes. — Ses goûts littéraires. — Son penchant pour la poésie. — Il publie le Vieux Cévenol. — Succès de ce, livre. — Il sert la cause de la tolérance. — XII. Rabaut Saint-Étienne écrit l'éloge de Prudent de Becdelièvre, évêque de Nîmes. — Il travaille avec ardeur à faire abolir les édits de proscription. — Il trouve des aides dans Rulhieres et dans le marquis de Lafayette. — Ce dernier l'entend dans une assemblée du désert. — Impression favorable qu'il reçoit de cette prédication. — XIII. Le parti clérical vaincu par l'esprit philosophique. — Colère du haut clergé. — Il insiste auprès de Louis XVI pour qu'on ne rende pas aux protestants leurs droits de citoyen. — Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, se fait l'organe de ses haines et de ses craintes. — Les événements sont plus forts que la résistance des évêques. — Louis XVI rend le célèbre édit. — Retour de Rabaut Saint-Étienne à Nîmes. — Ovation qu'il y re-
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çoit. — Discours célèbre qu'il prononce. — Long souvenir qui en reste. —XIV. L'édit est accueilli par toutes les Églises avec de grandes démonstrations de joie. — Court de Gebelin , qui a soutenu avec tant d'ardeur la cause des Églises , meurt avant de voir ses efforts couronnés de succès. — Détails sur les dernières années de sa vie. — Ses grands travaux scientifiques. — Ses douleurs corporelles. — Son indigence. — Sa mort. Page 277.