‹ Histoire de la réformation française (volume 5)Chapitre 205 sur 253 · VUS · texte numérisé non relu

VUS

Depuis le commencement de l'insurrection , la guerre ne s'était pas faite avec plus d'ardeur; des deux côtés, c'était la même ivresse de sang qui transformait les soldats en tigres ; on ne se battait pas, on s'égorgeait. Au milieu de ces scènes d'horreur, les cadets de la croix, conduits par l'Hermite, tuaient avec un raffinement de cruauté et renouvelaient les effroyables turpitudes des routiers, des malandrins et des compagnies du moyen âge. Leur joie était dans le meurtre, leur plaisir la vue du sang. L'Hermite ne tuait pas, il assommait.

Cavalier écrivit à Montrevel que s'il ne faisait pas cesser les massacres de ce scélérat, il ferait passer au fil de ï'épée tous les catholiques qui tomberaient entre ses mains. Le maréchal, honteux des excès de ses auxiliaires, leur ordonna, sous peine d'être punis très-sévèrement, de se dissoudre et de rentrer chez eux.3

Cavalier et sa troupe coururent un grand danger. Il fut surpris à Nages; il était sur le point d'être investi, quand avec autant de sang-froid que d'habileté, il donne le signal de la retraite, s'échappe et ne perd que cent hommes ; il court à Clarensac, y prêche, fait abattre les murailles du

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