LIVRE XXXVI
de Guiche dansait comme lui en dieu marin, dans la même entrée, avec deux petits ruisseaux et deux petites fontaines.1»
Chaque jour Versailles voyait se renouveler les mêmes scènes, joyeuses, animées; on eût dit que le maître de la demeure royale avait dit aux soucis, aux peines et aux larmes: «Vous n'entrerez pas ici. j> C'est dans le journal de Dangeau, l'historiographe delà cour, qu'on peut suivre Louis XIV dans sa vie de chaque jour, de chaque heure. Il est fidèle, exact, sec, aussi plat que Pierre de l'Estoile, l'historiographe de son époque, est spirituel ; il sert trop fidèlement son maître, car il est pour lui ce valet de chambre indiscret, dont le maréchal de Saxe disait : Qu'il n'y a pas pour lui de grand homme.
1. Mercure galant (octobre 1682). — Ce journal fut le premier qui parût en France, en 1605, sous le nom du Mercure français ; interrompu en 1644, il fut repris par Visé en 1672, sous le nom du Mercure galant. Il reprit plus tard son premier titre, et cessa de paraître en 1825. Il renferme des détails curieux sur l'histoire du protestantisme.