‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 4 sur 113 · QUESTION D'AINGLET. ET DE FLANDRE · texte numérisé non relu

QUESTION D'AINGLET. ET DE FLANDRE

tait un grand résultat pour le parti calviniste ; mais il visait à une autre néfyooiation jusqu'alors sans espoir. Le mariage du duc d'Anjou avec Klisabeth d'Angleterre souffrait de hautes di 11", cul tés politiques; le jeune prince qui avait conduit les catholiques à la victoire ne voulait point consentir à un changement de croyance; et le parlement anglais en faisait une condition. Le parti calviniste pressait tout à la fois un traité d'alliance intime avec le conseil d'Elisabeth, et ce mariage qui devait en être la conséquence , on pourrait dire la consécration *.

La question grave , vitale , était la guerre de Flandre , qui liait dans de communs intérêts les huguenots des deuv frontières. L'amiral avait quitté la cour , ne cessant d'engager le roi à profiter des troubles des Pays-Bas })Our réunir les grandes provinces à la couronne : il offrait de conduire les batailles et de prouver ainsi sa fidélité. Charles IX montrait de la confiance à Coligny ; il s'abandonnait à lui dans les questions délicates , le consultait sur tout, et, glorieux de cette faveur , le crédule vieillard se laissait aller à tous ces témoignages avec la vanité d'un esprit ambitieux du pouvoir. Coligny savait bien que le triomphe de la liberté religieuse dans les

* Cette négociation de mnrifigo fut ensuite reprise pour le duc fl'Mençon. > oyoz cliap. xxx>ii.

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