QUESTION) DE LA FLANDRE
Pays-Bas serait un appui moral au mouvement calviniste en France , en même temps qu'il donnerait une libre issue , dans une {juerre cloijjnée, à l'esprit ardent et batailleur i\o la {ycntilhomnierie provinciale. « Je sçais bien ce qu'il m'en dit à La Rochelle, écrivait Hrantômc , voyant bien le caractère de ses hufj^uenots , (jue s'il ne les occuj)oit et amusoit au dehors , pour le seur ils re- <"ommenceroient à brouiller au dedans, tant il les coffnoissoit brouillons , remuans, frétillans et amateurs de la picorêe. » 11 existe encore en manuscrit un Mémoire que les huguenots présentèrent au conseil du roi sous le nom de l'amiral Coli{;ny, et pour entraîner ce conseil dans la guerre contre l'Kspagne, conséfjucnce inévitable d'une campagne en Flandre. «De grands troubles, y disaient-ils, ont agité la monarchie depuis longues années; cependant Dieu, le seul médecin, liiisoit tant de grâces au roy , que bientost le royaume seroit hors de tout danger. Mais on avoit a redouter d'autres malheurs *. Chacun sçait comme le François qui a gousté les arn»es les qTiitle malaisément, et comme souvent de gaieté de cœur il (|ucrelle par faute d'ennenus son compagnon et amy mesme ; le François demeure soldat par faute de plus commode exercice, et s'il ne faict pas la
* Discours de r amiral au roy sur Ivs guerres de Flandres. — Mss. de (lolbcrt, vol. xxxv, in-fol., parcUem.